Suède : l’immigration non invitée extra-européenne est un coût social annuel net estimé entre 1,5 à 2% du PNB

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

Gilets jaunes dans la rue et le Président de la Commission de Bruxelles à l’hôtel

« Ces dernières années s’est manifestée une tendance à exagérer le rôle de l’immigration dans le développement économique, sans le moindre chiffre[1]. » Ainsi, la Commission prétend que l’arrivée d’un flux de migrants sociaux est coûteuse à court terme mais bénéfique à moyen et long terme[2]. Pourtant, les rares études sur le sujet démontrent l’inverse[3],[4],[5].

« Même si l’apport des personnes nées à l’étranger permet d’avoir une plus grande part de la population en âge de travailler, leur taux de dépendance est supérieur à celui des natifs du pays, pour la simple raison que beaucoup n’ont pas de travail.3,[6] »

« Avec la dégradation de la situation de l’emploi des immigrés, (…), dans les années 1990, le revenu net est devenu un coût net, ce qui implique une redistribution des revenus depuis les indigènes vers les immigrés. Vers la moitié ou la fin de cette décennie (1990-2000), le coût annuel net pour les autochtones se situait entre 1,5 et 2 % du Produit National Brut. »

 

Pourquoi le Commissaire européen Avramopoulos[7] veut atteindre « 50 millions de migrants à l’horizon 2060. » ?

 

 

 

[1] Tino Sanandaji, les suédois et l’immigration Fin de l’homogénéité, Septembre 2018 ? http://www.fondapol.org/wp-content/uploads/2018/08/130-SUEDE-IMMIGRATION_I_2018-08-27_web-1.pdf

[2] Réponse de la Commission (30/05/2018) à la question de D.Martin : D’après le FMI, le coût par emploi trouvé pour un immigré ou pour un réfugié est de 30 000 euros en Suède.

http://www.europarl.europa.eu/doceo/document/E-8-2018-001150-ASW_EN.html

[3] Refugee immigration and public finances in Sweden / Joakim Ruist, Economics and Law at University of Gothenburg, February 2015. En Suède, les immigrations extra-européennes sont différentes : « 3,2 % des personnes originaires d’Europe de l’Est (hors EU) reçoivent de l’aide sociale contre 40,2 % des personnes originaires de Somalie. » « Seulement 3,4 % des revenus totaux proviennent des réfugiés. D’autre part, les réfugiés sont surreprésentés parmi les bénéficiaires des transferts publics et de la consommation publique. Le cas le plus frappant est celui de l’aide sociale, où la population réfugiée reçoit 55 % des dépenses totales. » « 80% de ce coût annuel est dû à la baisse des recettes publiques par habitant provenant des réfugiés, et 20% à la hausse des coûts publics par habitant. » https://gupea.ub.gu.se/bitstream/2077/38323/1/gupea_2077_38323_1.pdf

[4] Notons qu’en grande Bretagne, « les immigrants de l’Espace économique européen ont contribué pour 10 % de plus que les autochtones, et les contributions des immigrants hors EEE ont été inférieures de près de 9 %. » in Christian Dustmann and Tommaso Frattini, the fiscal effects of immigration to the UK* http://www.cream-migration.org/files/FiscalEJ.pdf

[5] Tino Sanandaji, les suédois et l’immigration Fin de l’homogénéité ?

[6] p.24 Tino Sanandaji, les suédois et l’immigration Fin de l’homogénéité ? (1)

[7] Déclaration du 8 juin 2015