Quand les statistiques par nature objectives sont au service du fédéralisme européen !

Déclaration écrite de Dominique Martin, Député français RN/ENL au Parlement européen

 

Cette semaine, au Parlement européen de Strasbourg, les députés votent le « cadre commun des statistiques ». L’idée est duale : harmoniser les statistiques des États membres et créer des statistiques plus qualitatives, deux excellentes idées que nous soutenons et même que nous recommandions.

Qu’est-ce qu’une statistique ? Un ensemble de données utilisables. Elles sont censées être objectives. Elles sont censées être au service de décisions éclairées, notamment les choix politiques que font les élus au Parlement européen.

Or, le rapport voté est ubuesque !

Il précise que ces statistiques seront au service des politiques fédéralistes de l’Union européenne : le « semestre européen », « Europe 2020[1] », etc.

« Un bon équilibre entre les objectifs économiques et sociaux dans le Semestre européen, étayé par des statistiques de qualité dans les deux domaines, est particulièrement important pour la viabilité et la légitimité de l’union économique et monétaire » (AM3).

On comprend pourquoi Eurostat ne fait pas certains rapprochements comme le fait que la zone non-euro ait deux fois moins de chômage… ça ne doit pas être bon « pour la légitimité de l’union économique et monétaire ».

Nous voterons bien entendu contre ce rapport qui dénature l’objet même d’une statistique.

 

 

 

[1] Texte proposé par la Commission : « Dans le contexte de la stratégie Europe 2020 et du renforcement de la gouvernance économique, les indicateurs sociaux jouent un rôle essentiel dans l’information et le soutien apporté aux principales priorités de l’Union ».