Inspection européenne du travail : la publicité des élections européennes a un budget 3 fois plus important

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

Bruxelles a prévu 11 millions d’euro en 2019[1] pour lancer une inspection du travail au niveau européen, soit 2 centimes par européen. Au même moment, le Parlement européen à lui seul va brûler 3 fois plus d’argent, 33 millions d’euros, en publicité pour inciter les électeurs à voter lors des élections européennes de 2019[2].

L’emploi est, avec l’immigration et le terrorisme, la priorité des européens. Avec 38 employés administratifs prévus, parler d’un renforcement des contrôles et d’un « pilier social européen » procède de la « grande illusion ». L’économie souterraine en Europe, c’est 15 à 20% du PIB de l’Europe (15 000 milliards) soit entre 2 et 3 000 milliards d’euros[3]. 600 000 routiers, électriciens…bulgares ou roumains travailleraient en France avec une couverture sociale incertaine.

En fait, cette autorité sera principalement chargée du site de recherche d’emploi EURES. Pourtant la Cour des comptes européenne a déjà jugé que les 165 millions d’euros investis dans EURES « n’ont eu guère d’impact sur l’emploi »[4].

La Commission va-t-elle charger l’autorité européenne du travail de compter le nombre d’emplois occupés par des migrants ou résidents étrangers qui pourraient être alloués à des citoyens européens ?

 

 

[1]http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:52018PC0131&from=EN

 

[2] Politico, 13 mars 2018

[3] Audition au Parlement européen de la Plateforme européenne sur le travail non déclaré, 9 novembre 2017

[4] https://www.eca.europa.eu/Lists/ECADocuments/SR18_06/SR_Labour_Mobility_FR.pdf