Initiative pour l’emploi des jeunes – nécessité d’une mise en œuvre rapide au niveau des États membres

Le Parlement a approuvé la décision d’augmenter le préfinancement du Fonds Social Européen afin de soutenir les Etats membres dans leur lutte contre le chômage des jeunes.

Bien que l’on ne puisse qu’admirer cette décision, et cette volonté d’une mise en œuvre rapide, cela ne règle pas les problèmes préexistants : les règles européennes en matière de déficits budgétaires empêchent toujours les Etats d’avancer les fonds, aucune analyse d’impact n’a été faite et l’on ne connait donc toujours pas le coût global de cette mise en œuvre, le suivi du dispositif par la Commission est toujours bancal et il n’y a toujours aucunes garanties que les fonds promis seront débloqués par l’UE.

La vraie faiblesse de l’Union n’est pas un manque de préfinancement ou de rapidité, c’est l’absence d’une vrai politique de l’emploi, de soutien aux Etats membres, c’est l’échec socio-économique des politiques européennes.

La seule solution, nous ne le répéterons jamais assez, est de protéger nos productions contre le dumping social, de pratiquer un protectionnisme avisé à l’échelon de chaque États-membres et de leur permettre de prendre les mesures nécessaires pour créer de l’emploi et sortir de la crise. Il n’y a qu’ainsi que nous pourrons aider les jeunes.