Explications de vote du jeudi 10 septembre

Entrepreneuriat social et innovation sociale dans la lutte contre le chômage

J’ai voté CONTRE ce texte, certes honorable, mais tellement illusoire. Cette stratégie ne s’applique en fait qu’à une fourchette très étroite d’emplois et donc à un nombre très limité de personnes. L’absence d’étude d’impact et de contrôles ne permet pas d’avoir une idée claire sur les conséquences à long terme de ces mesures. Il s’agit, en fait, de la dernière tentative en date pour camoufler l’inefficacité et l’échec de 30 ans de politique de l’emploi en Europe.

Création d’un marché du travail compétitif dans l’Union du 21e siècle

J’ai voté CONTRE ce texte! Il part d’un constat erroné : le chômage serait, selon son auteur, dû à un problème de mobilité des personnes, qui ne savent pas se déplacer là où il y a du travail. À les lire, plus de mobilité permettrait miraculeusement de réduire le chômage.

De plus ce texte sous-entend que les citoyens doivent s’adapter à l’économie numérique alors que c’est l’inverse qui devrait se produire ! Ce projet nous prépare à une modification de la politique migratoire, afin d’ouvrir la marché du travail aux citoyens non-européens.

30e et 31e rapports annuels sur le suivi de l’application du droit de l’UE (2012-2013)

J’ai voté CONTRE ces rapports. Ils dressent un bilan de toutes les procédures d’infractions introduites contre des Etats membres par la Commission, pour retard de transposition ou mauvaise transposition des directives. Fondamentalement, nous sommes contre l’idée même que l’UE puisse condamner les Etats membres parce qu’ils n’ont pas pu, ou pas voulu, transposer un texte européen dans leur législation nationale. Ces rapports aggravent même les choses puisqu’ils préconisent l’utilisation des mécanismes permettant à la Cour de Justice, sur simple demande de la Commission, de condamner les Etats sans même un deuxième jugement. Nous nous opposons formellement à cette idée.