Cluses : Le lifting de l’immobilisme

Tribune du Groupe des Élus.

L’exécutif de notre ville a changé par la force des choses, mais avec les mêmes défauts. Qu’on en juge.

La carpe et le lapin

Une fusion de listes improbable avait en 2014 empêché de justesse la victoire de la liste conduite par Dominique Martin. Cette alliance a éclaté, les amis d’hier se prétendent désormais opposants. Pour trouver une majorité, il a fallu séduire parmi l’opposition la moins solide des condamnés à jouer les faire-valoir. Au moins, les choses sont claires, les Clusiens sauront sur qui compter pour vraiment changer la ville !

Le poids de l’héritage

Malgré ce lifting, Cluses reste plombée par les choix des prédécesseurs-héritiers. Parmi de nombreux exemples, la réfection du parvis de la Mairie, pour plusieurs millions en détruisant l’arbre de la paix planté avec les Maires de Trossingen et Beaverton. Résultat ? Toujours autant de béton et des pédiluves qui n’ont pas beaucoup fonctionné.

Cluses devait être fière de projets menés par d’autres et devant nous apporter un cinéma multiplex et des divertissements. Qu’en sera-t-il ? Quand on ne dirige pas un projet, on est condamné à en subir les affres.

Ceci, noyé dans un PLU, où une accumulation de sigles abscons doit transformer Cluses en « Cœur de territoire ». Pour trouver quoi ? De moins en moins de commerces, qui se meurent, des HLM délabrés à retaper pour être de nouveau dégradés, et des logements nouveaux qui diminueront la valeur du foncier existant. Maigre PLU, dont la principale nouveauté est la hausse du nombre de logements sociaux !

Des marges de manœuvre inexistantes

Suite à la hausse du Franc suisse en 2015, les emprunts toxiques souscrits en notre nom nous menaçaient d’une catastrophe. Malgré les avertissements des élus FN, les 2 emprunts de 2,5 et 2,8 millions signés en 2007 et 2008 (en ajoutant 5,8 M€ au passage) coûteront au final 24 millions à payer jusqu’en 2041, suite à une renégociation soumise au diktat des banksters. Notons que le Franc suisse est revenu à son niveau antérieur…

Moralité, en 2017, sur 33,5 M€ de budget, l’investissement n’est plus que de 1,5M€. Et il y a visiblement des difficultés pour présenter un budget pour 2018.

Nous souhaitons bon courage aux Clusiens pour l’évolution de la Ville dans ces conditions. Comme toujours, pour notre part, nous veillerons à contrer les projets néfastes, et à soutenir ceux qui sont bons pour notre commune.

Nota : Cette tribune a été rédigée en janvier, pour le journal municipal prévu début février, et finalement paru en ce début avril.