La Commission de Bruxelles verse 18 millions d’euros aux ayatollahs pour baisser la température

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

La Commission de Bruxelles verse 18 millions d’euros aux ayatollahs pour baisser la température

 

D’après son site internet, l’Union européenne (UE) est la « première puissance commerciale du monde[1] ». Pour contrer l’embargo américain sur l’Iran nucléaire, Bruxelles a abandonné 8 millions d’euros à des PME iraniennes et 10 millions au gouvernement de Téhéran, dont 8 pour l’environnement (24/08/2018). A terme, 50 millions d’euros seront déboursés par l’UE[2].

Pendant que notre argent s’évapore dans le désert perse, rappelons-nous que Peugeot avait dû verser 400 millions d’euros d’indemnités à l’Iran lors de son retour après les sanctions économiques de 2012. Pire, PSA a déjà annoncé qu’il quitterait de nouveau l’Iran en 2018[3]. Les compagnies européennes ne font plus confiance à la Commission depuis que BNP Paribas avait dû payer 6 500 millions d’euros d’amende[4] aux États-Unis il y a quatre ans. La Commission de Bruxelles n’avait rien fait à l’époque.

Aujourd’hui, ces 18 millions sont dérisoires et envoient un signal clair à tous, de Tel Aviv à Washington : Bruxelles est la première puissance tétanisée de l’Histoire, un nain pers aux mains d’argile.

 

Au-delà des ayatollahs et autres myrmidons, l’UE devrait s’intéresser à nos chômeurs.

 

Pourquoi Bruxelles n’investit pas ces 18 millions d’euros en Europe dans nos PME européennes ?

 

 

 

[1] 16.5% du total des importations et exportations mondiales ; https://europa.eu/european-union/topics/trade_fr

[2] https://www.euractiv.fr/section/l-europe-dans-le-monde/news/defying-us-sanctions-eu-unveils-a-e18-million-aid-package-to-iran/?_ga=2.66107758.1717219841.1536656086-2143232546.1529653027

[3]https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/sanctions-americaines-psa-s-apprete-a-quitter-l-iran_2014272.html

 

[4]https://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/amende-de-la-bnp/bnp-paribas-accepte-de-regler-une-amende-de-6-5-milliards-d-euros-aux-etats-unis_636159.html

http://www.europe1.fr/economie/nucleaire-iranien-les-entreprises-qui-investissent-en-iran-sexposent-a-de-tres-lourdes-amendes-americaines-3648332

 

Réponse donnée par M. Mimicaau nom de la Commission européenne (12.11.2018)

 

La Commission européenne considère qu’il est important de réduire la pauvreté dans le monde, de garantir un développement économique, social et environnemental durable et de promouvoir la démocratie, l’état de droit, la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme par l’intermédiaire de l’aide extérieure. À la suite de l’entrée en vigueur du plan d’action global commun, l’Union européenne et la République islamique d’Iran sont convenus de coopérer plus étroitement dans un certain nombre de domaines, y compris plusieurs obstacles auxquels est confronté le développement socio-économique du pays[1]. Le développement de relations de coopération avec l’Iran est dans l’intérêt du développement économique, des droits de l’homme, de la prospérité et du bienêtre des populations de l’Iran et de l’Union européenne.

 

L’adoption du paquet de mesures de soutien pour un montant de 18 millions d’euros, qui fait partie d’une enveloppe de 50 millions d’euros à programmer avant la fin de 2020, est l’un des moyens par lesquels la Commission entend suivre et surmonter ces obstacles. Cela implique de travailler par le truchement d’organisations de confiance associées aux Nations unies et aux États membres de l’UE, ainsi qu’à des organisations de la société civile. Le développement du secteur privé, en particulier la participation des petites et moyennes entreprises (PME) iraniennes et européennes, peut générer des avantages économiques mutuels.

 

[1]    http://europa.eu/rapid/press-release_STATEMENT-16-1441_fr.htm

Commission de Bruxelles : pas de cantine pour 2600 enfants

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

Commission de Bruxelles : pas de cantine pour 2600 enfants

 

Depuis la rentrée de septembre 2018, la cantine de l’école des enfants du personnel de la Commission européenne et du Parlement européen est fermée[1]. En cause, une mauvaise planification de travaux de rénovation. Au lieu de se faire pendant les 2 mois de vacances scolaires, les travaux ont commencé à la rentrée scolaire de septembre 2018.

 

Dès lors, 2600 enfants, n’ont pas accès à un repas chaud depuis plusieurs semaines.  Certains enfants ont 3 ans.

 

La Commission européenne est responsable de la supervision de cette école.

 

La Commission accepterait-elle cette situation pour des enfants qui viendraient de débarquer sans prévenir d’un bateau ?

 

Les citoyens européens doivent-ils avoir foi en la capacité de la Commission de Bruxelles d’organiser la vie d’un demi-milliard d’habitants, de développer les industries nouvelles et l’emploi, alors qu’elle n’est pas capable de gérer une cantine scolaire ?

 

 

 

 

[1] École européenne de Woluwe Saint Lambert à Bruxelles

 

Réponse donnée par M. Oettingerau nom de la Commission européenne (7.12.2018)

 

La convention portant statut des écoles européennes dispose que les États membres d’accueil sont responsables de la mise à disposition et de l’entretien des locaux des écoles. Les travaux dans la cantine de l’École européenne Bruxelles II – Woluwe devaient ainsi être réalisés par l’État belge, et plus précisément par la Régie des bâtiments. En raison de circonstances imprévues, la Régie des bâtiments n’a malheureusement pas pu réaliser ces travaux pendant les vacances d’été, comme initialement prévu. Au lieu de cela, ils ont débuté fin août 2018 et se sont terminés fin septembre 2018.

 

La cantine a rouvert ses portes le 1er octobre 2018.

 

L’avenir menacé pour 2 millions de travailleurs français dépendants de la construction automobile

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

L’avenir menacé pour 2 millions de travailleurs français dépendants de la construction automobile

Le 17 juillet 2018, la Commission de Bruxelles a signé un traité de libre-échange avec le Japon. Tokyo a obtenu une levée des droits de douane sur ses voitures[1] alors que les Japonais n’achètent quasiment pas de voitures étrangères.

 

Depuis dix ans déjà, la France importe plus de voitures qu’elle n’en exporte[2]. À la fin juin 2018, le solde commercial de la construction automobile en France est déficitaire de 9 milliards d’euros par an alors qu’il était positif de 10 milliards en 2000[3].

 

Suite à l’entrée des pays de l’Est dans l’Union Européenne, de nombreuses lignes de production ont été délocalisées en Slovaquie, Tchéquie (PSA[4]) ou Slovénie[5], Turquie[6] (Renault) entraînant une perte de 240 000 emplois en Europe de l’Ouest[7]. Ainsi fin 2017, Renault et Peugeot comptaient en France 115 500 employés. C’est 80 000 salariés de moins qu’en 2006[8]. On a produit en France seulement 2,2 millions de véhicules en 2017 contre 3,5 millions en 2007.

 

Quelles mesures la Commission va engager pour compenser les pertes d’emploi dans la construction automobile en France dues aux importations et à l’élargissement décidé par Bruxelles?

 

 

[1]https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/07/17/donnees-personnelles-accord-historique-entre-l-union-europeenne-et-le-japon_5332715_3214.html

[2] Entre 250.000 et 450.000 par an https://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/0301988910361-la-deprimante-balance-commerciale-de-lautomobile-francaise-2196715.php

[3] http://ccfa.fr/wp-content/uploads/2018/01/Analyse_Statistiques_2017_FR.pdf

[4] Peugeot 108,208, Citroën C1, C3

[5] Twingo

[6] Clio

[7] entre 2005 et 2014 http://ccfa.fr/wp-content/uploads/2018/01/Analyse_Statistiques_2017_FR.pdf

[8] respectivement 47 700 et 67 800 salariés http://frenchcocorico.com/voitures-made-in-france-en-2018/

 

Mémoire des actes terroristes de Vendée

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

Mémoire des actes terroristes de Vendée

Luc Ferry, ancien ministre de l’Education nationale, a déclaré le 18 mai 2015 sur la chaîne I-Tele : « Les guerres de Vendée, c’est le premier grand génocide dans l’Histoire de l’Europe, il y eu 500.000 morts ». La recherche historique récente démontre désormais que la Révolution française avait inventé “le terrorisme d’État” par le biais de la Terreur. L’écrivain Patrick Buisson a également expliqué voir un “rapport évident” entre cette dernière et le terrorisme actuel, notamment à travers l’islamisme radical : « on n’a pas attendu 2016 en France pour égorger ».[1]

 

Aujourd’hui la mémoire des actes terroristes de Vendée ne semble pas recevoir l’attention de l’observatoire européen des mémoires[2] ni des autres organisations soutenues par la Commission : aucun projet sélectionné ne concernait la mémoire du génocide vendéen[3] en 2014, 2015, 2016 ou 2017.

 

La Commission va-t-elle supporter l’intégration du génocide vendéen dans la mémoire européenne et plus largement dans la critique du terrorisme d’État : de la vendée aux dictatures nazies et communistes ?

 

 

 

[1] http://www.francesoir.fr/politique-france/patrick-buisson-estime-que-la-france-invente-le-terrorisme-etat-avec-la-terreur-totalitarisme-guerre-vendee-polemique-revolution-francaise

[2] http://europeanmemories.net/projects/memorial-heritage/

[3]https://eacea.ec.europa.eu/sites/eacea-site/files/selected_applicants_remem_2017.pdf; https://eacea.ec.europa.eu/sites/eacea-site/files/publicationremem2016.pdf; https://eacea.ec.europa.eu/sites/eacea-site/files/efc_european_remembrance_list_of_projects_selection_results_2015_en.pdf; https://eacea.ec.europa.eu/sites/eacea-site/files/publication_rem_2014_results.pdf

 

Réponse donnée par M. Avramopoulos au nom de la Commission européenne (21.11.2018)

 

Le volet «travail de mémoire» du programme «L’Europe pour les citoyens» soutient des activités invitant à la réflexion sur la diversité culturelle européenne et sur des valeurs communes. Il finance des projets visant à réfléchir sur les origines des régimes totalitaires de l’histoire européenne contemporaine (notamment mais pas exclusivement le nazisme, qui a conduit à l’Holocauste, le fascisme, le stalinisme et les régimes communistes totalitaires) et à commémorer les victimes des crimes commis par ces derniers. Ce volet englobe également des activités concernant d’autres jalons et points de référence de l’histoire récente de l’Europe. La préférence est donnée aux projets visant à encourager la tolérance, la compréhension mutuelle, le dialogue interculturel et la réconciliation.

 

L’observatoire européen des mémoires a reçu, sur la base de ses activités, lesquelles répondent aux objectifs et priorités du programme «L’Europe pour les citoyens», une subvention de fonctionnement au titre du volet «mémoire» dudit programme.

 

Tous les projets relevant du programme «L’Europe pour les citoyens», ainsi que toutes les subventions octroyées par la Commission, reflètent les points de vue des organisateurs et des participants. La Commission ne s’y associe pas et ne peut être tenue responsable des idées exprimées au cours de leur mise en œuvre.

Le plan de genre et les « speed dating » de la Commission de Bruxelles

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

Le plan de genre et les « speed dating » de la Commission de Bruxelles

La Direction générale Croissance de la Commission européenne a planifié en 2018 un « plan de genre » pour ses chefs d’unités. Elle organise également des « speed dating » avec le Directeur général adjoint. Aujourd’hui, les directeurs de la Commission sont majoritairement masculins alors que les jeunes administreurs recrutés sont majoritairement féminines.

 

A quoi correspond ce « plan de genre » de la DG Croissance ?

 

La Commission va-t-elle tenir des statistiques sur le nombre d’homosexuels et d’hétérosexuels présents parmi son personnel de direction pour éviter la discrimination en fonction de l’orientation sexuelle parmi ses dirigeants ?

 

La Commission recommandera-t-elle aux États membres de tenir ce type de statistiques ?

 

Réponse donnée par M. Oettingerau nom de la Commission européenne (5.12.2018)

 

  1. Conformément à l’engagement pris par le président Juncker de porter à 40 % au moins la représentation des femmes dans les fonctions d’encadrement intermédiaire et supérieur au sein de la Commission d’ici à la fin du mandat, la direction générale du marché intérieur, de l’industrie, de l’entrepreneuriat et des PME (DG GROW) a adopté en mai 2017 sa «feuille de route pour améliorer l’équilibre hommes-femmes dans le personnel d’encadrement intermédiaire». Des initiatives ont été prises pour accroître l’attrait que présentent les fonctions d’encadrement intermédiaire pour les collègues de sexe féminin au sein de la DG GROW, soutenir les femmes qui aspirent à exercer des fonctions d’encadrement et renforcer les capacités de direction du vivier de compétences que représentent les femmes. Dans ce cadre, une campagne de sensibilisation à l’intention des membres de l’encadrement a été organisée en vue de les encourager à recenser de nouveaux talents et à favoriser leur développement de façon proactive. Dans ce contexte, les membres de l’encadrement supérieur ont été invités à rencontrer le personnel afin de détecter d’éventuelles aptitudes à l’encadrement.

 

  1. Le statut, qui s’applique à l’ensemble des membres du personnel, interdit toute discrimination pour quelque motif que ce soit, y compris celle fondée sur l’orientation sexuelle. Par respect de la vie privée, la Commission ne recueille pas de données quantitatives relatives à l’orientation sexuelle de son personnel et n’a pas l’intention de le faire. Elle recueille toutefois des données qualitatives concernant la satisfaction du personnel à l’égard de l’environnement de travail du point de vue de la diversité et de l’inclusion.

 

  1. Si les États membres recueillent des données en matière d’égalité, ils doivent le faire dans le respect du règlement général sur la protection des données[1]. L’article 9, paragraphe 1, de ce règlement interdit en principe le traitement de catégories particulières de données à caractère personnel, dont les données concernant «la vie sexuelle ou l’orientation sexuelle d’une personne physique». Des exceptions peuvent néanmoins s’appliquer, en particulier lorsque la collecte de ces données est effectuée avec le consentement de la personne concernée, ou si les données sont rendues anonymes.

 

[1]    Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données), JO L 119 du 4.5.2016, p. 1.

L’Afrique du Sud organise la préférence nationale à l’emploi pour les Sud-Africains

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

L’Afrique du Sud organise la préférence nationale à l’emploi pour les Sud-Africains

D’après le Livre Blanc sur la Migration Internationale des autorités Sud-Africaines[1] : « les pays qui gèrent avec efficacité l’immigration appliquent le principe de garder les risques en dehors de leur frontières » ; « Les tribunaux décident souvent de la politique migratoire aboutissant à des décisions perturbantes comme le jugement 2004 de Watchenuka qui autorise les demandeurs d’asile à travailler et étudier – un facteur aspirant majeur qui a submergé le système d’asile[2]. ». Ce Livre Blanc insiste sur la nécessité « d’empêcher le remplacement des Sud-Africains » par les migrants.

 

Plusieurs principes sont avancés :

– Les visas de travail ne sont délivrés que si aucun citoyen Sud-Africain n’est disponible pour remplir le poste (p.45) ;

– Les employeurs de citoyens étrangers doivent contribuer par des fonds à la formation des citoyens Sud-Africains (p.119) ;

– Le visa pour entrepreneur nécessite un investissement de 300 000 euros[3] ;

– Le suivi par type de poste de travail de la part d’étrangers (p.130).

– Le contrôle des lois du travail et de migration est critique pour assurer que les citoyens ne soient pas désavantagés par des employeurs payant des salaires plus bas aux migrants économiques (p.130).

 

Comment l’Afrique du Sud favorise l’emploi préférentiel des citoyens Sud-Africains ?

 

 

 

[1] No. 41009 GOVERNMENT GAZETTE, 28 JULY 2017 http://www.dha.gov.za/WhitePaper-Gazette_z.pdf

« Les tendances confirment que l’Afrique du Sud n’a pas réussi à attirer des migrants qualifiés. La majorité sont peu qualifiés…Ces chiffres sont très inquiétants vu que l’intention de la politique migratoire internationale est de promouvoir la croissance économique par l’accord de visas pour les entrepreneurs, les touristes et les personnes aux talents critiques. »

 

« En Afrique du Sud, il y a une misconception que les immigrants ont un droit constitutionnel de progresser vers la résidence permanente ou la citoyenneté…. Le nombre d’années passées ne qualifiera pas une personne pour obtenir la citoyenneté. L’obtention de la citoyenneté doit être exceptionnelle.»


[2] Environ 62 000 demandes d’asile sont reçues chaque années, par l’Afrique du Sud, ce qui en fait le premier pays receveur en Afrique. 90% des demandes sont irrecevables et 369 726 migrants irréguliers ont été déportés sur la période 2012-2016. Les demandes d’asile sont exclues si elles n’ont pas été demandées en route dans le premier pays sûr auprès de l’ambassade Sud-Africaine. L’Afrique du Sud négocie avec des pays qui accepterait la relocation de personnes obtenant le statu de réfugiés auprès de l’Afrique du Sud (p.135).

 

[3] Cinq Millions de Rands (ZAR)

La santé de la majorité de ses employés n’intéresse pas la Commission

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

La santé de la majorité de ses employés n’intéresse pas la Commission

D’après son plan de gestion des ressources humaines, la Commission a pour objectif en 2018 que 40% de ses employés soient satisfait de la manière dont la Commission se préoccupe de leur santé[1]. Pire, cet indicateur concernerait les employés de retour au travail après un arrêt maladie, en situation de grande fragilité.

 

Pourquoi la Commission se satisferait d’une situation où 2/3 de ses employés auraient la conviction que leur santé importe peu ?

 

Comment les citoyens européens peuvent croire au soi-disant pilier social européen si leur santé n’est plus une pierre d’angle de la construction européenne ?

[1]p.10 https://ec.europa.eu/info/sites/info/files/management-plan-hr-2018_en.pdf

 

La Commission recommande la casse des régimes de retraites français : – 5 milliards d’euros

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

La Commission recommande la casse des régimes de retraites français : – 5 milliards d’euros

Selon les prévisions de la Commission, la France ne devrait pas respecter les « dispositions » en matière de dette en 2018 et 2019. Le niveau des dépenses publiques en France est le plus élevé de l’Union européenne : 56,0 % en 2018, soit 10,6 points de pourcentage de plus que la moyenne de l’UE. La Commission a recommandé[1] le 25 mai 2018 au Président Macron de raboter les retraites :

 

« Un système des retraites plus simple et plus efficient générerait des économies plus importantes et contribuerait à atténuer les risques qui pèsent sur la soutenabilité des finances publiques à moyen terme. Selon une étude récente, l’alignement de différents régimes de retraite des secteurs public et privé réduirait de plus de 5 milliards d’euros les dépenses publiques à l’horizon 2022.[2] »

 

Quelle est cette étude mystérieuse non référencée par la Commission ?

 

Sachant que l’Allemagne a dépensé 15 milliards pour amortir l’arrivée des « migrants » de 2015 dont seulement 5% travaillent à plein temps[3], la Commission estime-t-elle qu’il faut raboter les retraites de 5 milliards pour subvenir aux besoins de ces populations jeunes et inactives ?

 

[1] Plus précisément, la Commission recommande au Conseil de recommander à la France

[2]p.4 https://ec.europa.eu/info/sites/info/files/file_import/2018-european-semester-country-specific-recommendation-commission-recommendation-france-fr.pdf

 

[3] Étude du service de recherche du Parlement européen (2017): Intégration des réfugiés en Allemagne, Autriche et Suède

 

Réponse donnée par M. Moscovici au nom de la Commission européenne(19.11.2018)

 

Les recommandations par pays adoptées par le Conseil le 13 juillet 2018 indiquent que «selon une étude récente de la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (iFRAP), l’alignement de différents régimes de retraite des secteurs public et privé pourrait réduire de plus de 5 milliards d’EUR les dépenses publiques d’ici 2022». L’étude en question, à la disposition du public, est intitulée «Trajectoire 2018-2022: Baisser plus les dépenses pour alléger la pression fiscale des entreprises». Le montant de 5,25 milliards d’EUR est indiqué à la page 22 de l’étude. La recommandation adressée à la France n’était pas de raboter les retraites de cinq milliards d’EUR, mais d’«uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraite pour renforcer l’équité et la soutenabilité de ces régimes». Le cadre de cette recommandation est de rationaliser et d’améliorer l’efficacité des dépenses publiques françaises.

L’avenir menacé pour 2 millions de travailleurs français dépendants de la construction automobile

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

L’avenir menacé pour 2 millions de travailleurs français dépendants de la construction automobile

Le 17 juillet 2018, la Commission de Bruxelles a signé un traité de libre-échange avec le Japon. Tokyo a obtenu une levée des droits de douane sur ses voitures[1] alors que les Japonais n’achètent quasiment pas de voitures étrangères.

 

Depuis dix ans déjà, la France importe plus de voitures qu’elle n’en exporte[2]. À la fin juin 2018, le solde commercial de la construction automobile en France est déficitaire de 9 milliards d’euros par an alors qu’il était positif de 10 milliards en 2000[3].

 

Suite à l’entrée des pays de l’Est dans l’Union Européenne, de nombreuses lignes de production ont été délocalisées en Slovaquie, Tchéquie (PSA[4]) ou Slovénie[5], Turquie[6] (Renault) entraînant une perte de 240 000 emplois en Europe de l’Ouest[7]. Ainsi fin 2017, Renault et Peugeot comptaient en France 115 500 employés. C’est 80 000 salariés de moins qu’en 2006[8]. On a produit en France seulement 2,2 millions de véhicules en 2017 contre 3,5 millions en 2007.

 

Quelles mesures la Commission va engager pour compenser les pertes d’emploi dans la construction automobile en France dues aux importations et à l’élargissement décidé par Bruxelles?

 

 

[1]https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/07/17/donnees-personnelles-accord-historique-entre-l-union-europeenne-et-le-japon_5332715_3214.html

[2] Entre 250.000 et 450.000 par an https://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/0301988910361-la-deprimante-balance-commerciale-de-lautomobile-francaise-2196715.php

[3] http://ccfa.fr/wp-content/uploads/2018/01/Analyse_Statistiques_2017_FR.pdf

[4] Peugeot 108,208, Citroën C1, C3

[5] Twingo

[6] Clio

[7] entre 2005 et 2014 http://ccfa.fr/wp-content/uploads/2018/01/Analyse_Statistiques_2017_FR.pdf

[8] respectivement 47 700 et 67 800 salariés http://frenchcocorico.com/voitures-made-in-france-en-2018/

 

Recrutement d’agents de sécurité et de protection armés à la Commission

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

Recrutement d’agents de sécurité et de protection armés à la Commission

 

La Commission a décidé de recruter 97 agents de sécurité et de protection armés le 30 août 2018[1]. La Commission emploie déjà 850 gardes de sécurité privés[2].

 

Pourquoi la Commission ne fait-elle pas confiance aux autorités nationales de police pour protéger ses bâtiments et son personnel des attaques terroristes ?

 

Sachant que le Parlement européen affecte 6 millions d’euros pour les dépenses de chauffeurs de son Secrétariat général[3], quel est le budget affecté en 2018 par les institutions européennes pour la sécurité de leurs infrastructures et de leur personnel ?

 

L’affaire Benalla en France a montré que la création d’auxiliaires de police parallèles crée une confusion de rôles malsaine vis à vis des autorités de police nationales[4]. Pourquoi la Commission juge nécessaires que ses fonctionnaires soient armés alors qu’elle souhaite que les citoyens européens ne le soient pas ?

 

[1] https://epso.europa.eu/apply/job-offers/competition/3221/description_fr ; https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=OJ:C:2018:305A:FULL&from=EN

[2] https://ec.europa.eu/info/sites/info/files/file_import/aar-hr-2016_en_0.pdf

[3] 6 202 300 euros http://publications.europa.eu/resource/cellar/7d82d6f4-1c53-11e8-ac73-01aa75ed71a1.0009.03/DOC_1

[4]https://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/3458814/2018/07/31/L-affaire-Macron-Benalla-laissera-des-traces-profondes.dhtml