Les 4 stagiaires ouzbeks des institutions européennes et les 25 000 « Thomas et Léa, diplômés de Sciences Po » qui n’ont pas été pris comme stagiaires

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

Les 4 stagiaires ouzbeks des institutions européennes et les 25 000 « Thomas et Léa, diplômés de Sciences Po » qui n’ont pas été pris comme stagiaires

 

De octobre 2018 à février 2019, le Parlement européen accueille un total de 387 stagiaires[1]. Parmi 6058 candidats, l’administration du Parlement a sélectionné 26 stagiaires français contre 60 Italiens, 54 Espagnols et 21 Belges. Le Parlement européen a refusé 5871 candidatures.

 

Plus curieux, parmi les stagiaires recrutés, on trouve :

– un Algérien,

– deux Albanais,

– deux Bosniaques,

– deux Géorgiens,

– un Kosovar (indépendance non reconnue par 4 États membres de l’Union européenne),

– un Libanais,

– deux Indiens,

– un Marocain,

– un Syrien,

– un Tunisien,

– un Turc,

– trois Américains,

– un Russe et deux Biélorusses,

– deux Ukrainiens,

– quatre Ouzbeks, soit 27 stagiaires venant de pays étrangers. L’administration du Parlement européen aurait donc pu accueillir deux fois plus de stagiaires français.

 

 

  1. Pourquoi la Commission recrute-t-elle des stagiaires non-européens alors que des milliers de jeunes européens volontaires ne sont pas recrutés ?

 

  1. En 2017, combien de candidats européens à un stage dans la Commission européenne ont-ils été recalés par l’administration de la Commission sachant qu’elle a refusé
    18 636 candidats[2] en 2016 ?

 

[1]http://www.newshound.ep.parl.union.eu/newshnd/cms/lang/fr/edition_579/people/trainees_autumn_2018

[2] http://www.europarl.europa.eu/doceo/document/E-8-2017-007217-ASW_FR.html

Le protectionnisme intelligent du Président américain Trump pousse Airbus à ouvrir une usine aux États-Unis

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

Le protectionnisme intelligent du Président américain Trump pousse Airbus à ouvrir une usine aux États-Unis

 

Airbus a franchi une nouvelle étape dans le développement de ses sites de production aux États-Unis avec le lancement officiel le 20 janvier 2019 de la construction de sa chaîne d’assemblage d’avions A220 à Mobile en Alabama[1].

Cette chaîne d’assemblage permettra de répondre à la demande élevée et croissante des États-Unis pour les appareils de la famille A220. Cette nouvelle chaîne d’assemblage est le second site de production d’avions civils de l’entreprise aux États-Unis. La production des avions doit démarrer au 3e trimestre 2019 et la livraison du premier A220 assemblé à Mobile est prévue en 2020. Le communiqué de presse d’Airbus indique que « ce site sera dédié à l’assemblage des avions destinés aux clients américains ».

 

  1. L’administration de la Commission condamne-t-elle cette décision d’Airbus ?

 

  1. Est-ce une preuve que la stratégie de protectionnisme intelligent peut générer des emplois aux Etats-Unis ?

 

  1. Pourquoi la Commission ne suit pas le modèle de protectionnisme intelligent qui a été adopté par tous les pays performants pour nous doubler : les États-Unis, la Chine ou le Japon ?

[1] http://aujourdhui.ma/monde/debut-des-travaux-de-construction-de-la-chaine-dassemblage-a220-dairbus-aux-etats-unis

 

Les conseillers très spéciaux de la Commission de Bruxelles

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

Les conseillers très spéciaux de la Commission de Bruxelles

 

 

La belge Mme Joëlle Milquet, ex-vice Premier Ministre CDH (parti belge qui s’est félicité de l’élection d’E. Macron)[1] a été nommée, en octobre 2017, conseillère spéciale du Président de la Commission européenne concernant l’indemnisation des victimes de la criminalité, y compris des victimes du terrorisme.

 

  1. Pouvez-vous m’indiquer son contact car son nom apparaît dans l’annuaire de la Commission sans adresse ni numéro de téléphone ?

 

  1. Combien de conseillers « spéciaux » sont employés par la Commission sans que leur contact ne figurent dans l’annuaire ?

 

  1. Quel est le montant total des salaires versés pour ces conseillers « spéciaux » en 2018 ?

 

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Jo%C3%ABlle_Milquet

 

L’argent de votre péage part en Australie où les autoroutes sont gratuites

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

L’argent de votre péage part en Australie où les autoroutes sont gratuites

 

Sachant que le géant financier australien Macquarie possède 50% des autoroutes Paris-Rhin-Rhône[1], quel est le pourcentage des autoroutes à péage européennes appartenant à des groupes non européens ?

 

Par ailleurs, la construction d’infrastructures comme les autoroutes est un des moyens classiques de relancer l’emploi dans un pays.

 

Combien de kilomètres d’autoroutes gratuites (sans péages) ont été construits dans chaque État membre avec le soutien financier de l’Union européenne :

– depuis 1986 ?

– depuis 2004 ?

 

 

 

[1]http://www.aprr.com/fr/le-groupe/gouvernance-et-actionnariat; https://www.macquarie.co.uk/mgl/uk/meif/meif-2

 

 

Chômage des jeunes : les institutions européennes ne proposent pas de contrat en alternance

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

Chômage des jeunes : les institutions européennes ne proposent pas de contrat en alternance

Les jeunes ont été particulièrement frappés par la crise. Ils sont vulnérables en raison de leur manque d’expérience professionnelle, parfois en raison d’études ou de formations inadaptées[1].

 

En novembre 2018, un peu plus de 3,44 millions de jeunes de moins de 25 ans sont au chômage dans l’Union européenne, dont 2,45 millions dans la zone euro[2].

 

De plus en plus reconnue, l’alternance est aujourd’hui synonyme de réussite. Elle permet à l’alternant de « s’intégrer dans le monde professionnel, de se voir confier des missions, des responsabilités, accumuler des expériences professionnelles et ainsi acquérir un certain nombre de compétences opérationnelles tout en renforçant son employabilité »[3].

 

Des politiques en faveur du développement des compétences pour lutter contre le chômage des jeunes auraient été mises en place par le Parlement européen. Ces politiques insistent sur « l’importance du modèle de formation par alternance et de compétences pratiques, sociales et de communication (…) ».[4]

Mais l’administration des institutions européen ne propose aucune alternance aux jeunes !

 

  1. Pourquoi l’administration des institutions européennes ne propose-t-elle pas d’alternance malgré ces constats ?
  2. A partir de quelle date comptez-vous remédier à ce problème et proposer des alternances ?

[1] https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2013:120:0001:0006:FR:PDF

[2] https://www.touteleurope.eu/actualite/le-taux-de-chomage-des-jeunes-en-europe.html

[3] https://www.alternance.fr/infos-conseils/10-bonnes-raisons-choisir-alternance-388.php

[4] Site du Parlement européen, http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P8-TA-2016-0008+0+DOC+XML+V0//FR

Alors que la France économise 1.2 milliards d’euros sur les APL, Bruxelles dilapide 1.6 milliards

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

Alors que la France économise 1.2 milliards d’euros sur les APL, Bruxelles dilapide 1.6 milliards

 

D’après le Canard Enchaîné, la Caisse nationale des allocations familiales aurait chiffré à 1,2 million le nombre de personnes spoliées suite à la réforme du mode de calcul des aides personnalisées au logement (APL) prévue pour 2019[1]. Jusqu’ici le gouvernement français s’est contenté d’expliquer que la mesure permettrait d’économiser près de 1,2 milliard d’euros par an.

 

Pendant ce temps à Bruxelles, l’administration de la Commission est engagée jusqu’en 2039 auprès d’un fonds d’investissement immobilier pour un loyer total de 0,6 milliards d’euros (issus notamment des impôts des Allemands, Français et Italiens) pour un bâtiment situé au coeur boursier de Londres. Le luxe est tel que ses toilettes sont en marbre.

 

L’administration du Parlement européen envisage, elle, de détruire son bâtiment de Bruxelles qui a été mal construit il y a 24 ans pour 1 milliard d’euros[2]. Son Secrétaire général a aussi décidé le 19 février 2019 d’envoyer des fonctionnaires du Parlement européen travailler à New York, Djakarta et Addis Abeba[3].

 

  1. Quelles mesures la Commission va engager pour être enfin économe dans ses dépenses immobilières afin de moins prélèver les contribuables français et européens ?

 

 

 

 

 

 

[1] https://www.capital.fr/immobilier/reforme-des-apl-1-2-million-de-perdants-lan-prochain-1318526

[2] https://www.politico.eu/article/parliament-looks-to-build-new-brussels-home/

[3] https://www.politico.eu/article/european-parliament-expansion-plan-indonesia-ethiopia-new-york/

 

La Commission laisse Ryanair pratiquer le dumping social

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

La Commission laisse Ryanair pratiquer le dumping social

 

Ryanair a subi des grèves à répétition. Sur la seule journée du 28 septembre 2018, 30 000 passagers ont vu leur vols annulés[1]. Les employés veulent que leur emploi soit régi par les lois des pays où ils sont basés, et non par la loi irlandaise. La direction de Ryanair prétend que l’utilisation généralisée des contrats de travail irlandais pour les 14 500 travailleurs de l’entreprise est un élément clé pour maintenir les coûts de Ryanair à un bas niveau et être en mesure de redéployer rapidement les employés. C’est surtout un moyen pour Ryanair de ne pas payer les contributions dues.

 

La technologie permet aisément, même pour les personnels des avions ou des navires abordant un port européen ou atterrissant en Europe de calculer et d’enregistrer le temps travaillé dans un pays.

 

Pourquoi la Commission ne force pas les entreprises à payer les contributions sociales au prorata temporis dans les pays où les personnels travaillent ?

 

Madame Bulc, la Commissaire européenne pour le transport, avait pourtant affirmée le 28 mai 2015 que les employés bénéficiaient toujours de la règle la plus avantageuse.

[1]https://www.rtbf.be/info/economie/detail_ryanair-annonce-l-annulation-de-190-vols-en-raison-de-la-greve-de-vendredi?id=10028501

 

La Commission veut empêcher la Suisse de pratiquer la préférence nationale à l’emploi

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

La Commission veut empêcher la Suisse de pratiquer la préférence nationale à l’emploi

Depuis le 22 mai 2014, la Suisse et l’Union Européenne négocient un accord institutionnel. Le 7 décembre 2018, le Conseil fédéral suisse a décidé de mener une consultation sur le résultat des négociations.  D’après l’Agence Europe (8/10/2018) « le moment est plus délicat à propos des mesures de protection sur le marché du travail suisse, qui constituent de vraies lignes rouges pour la Suisse, mais dont la Commission conteste le bien-fondé, les trouvant trop lourdes et discriminatoires pour les travailleurs européens souhaitant aller prester en Suisse. »

 

D’après l’administration suisse, les technocrates européens auraient finalement reconnus « le besoin de mesures pour garantir le niveau de protection des salaires » en Suisse[1].

 

Bruxelles aurait ainsi accepté pour la Suisse des mesures évidentes qu’elle refuse à la France et aux autres pays à salaires élevés en Europe au détriment de nos emplois : le cabotage routier sera interdit ; le détachement des travailleurs sera limité à 90 jours au lieu d’un an et demi et les autorités suisses pourront demander un dépôt de garantie et un délai de 4 jours d’annonce préalable pour des vérifications[2].

 

Pourquoi la Commission a pratiqué un chantage concernant la préférence nationale à l’emploi pratiquée en Suisse alors qu’elle reconnaît que cette préférence garantit le niveau de protection des salaires ?

 

[1] https://www.dfae.admin.ch/dam/dea/fr/documents/abkommen/InstA-Wichtigste-in-Kuerze_fr.pdf

[2] https://www.eda.admin.ch/dam/dea/fr/documents/abkommen/Acccord-inst-Projet-de-texte_fr.pdfles prestataires de service n’ayant pas respecté leurs obligations financières auprès des organes d’exécution dans le cadre d’une prestation de service précédente devront déposer une garantie financière avant une nouvelle prestation de services ; les autorités Suisses pourront appliquer un délai d’annonce préalable, pour les prestataires de services indépendants ou détachant des travailleurs sur son territoire, de maximum 4 jours ouvrables, nécessaires à l’exécution des contrôles factuels sur le lieu de travail dans les branches définies sur la base d’une analyse objective des risques, qui sera révisée et mise à jour de façon périodique

 

Terrorisme : 100 000 extrémistes islamistes en Europe

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

D’après Gilles de Kerchove, le coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le terrorisme depuis 2007[1], il y aurait 25 000 extrémistes islamistes au Royaume-Uni. D’après un rapport du Bundestag, il y a 25 000 extrémistes islamistes en Allemagne dont 2240 djihadistes[2]. En France, les services de sécurité ont identifié 20 459 extrémistes islamistes (fichés FSPRT)[3].

 

Un mois après un nouvel attentat en France sur le marché de Noël à Strasbourg le 11 décembre 2018, c’est donc près de 100 000 extrémistes islamistes posant un risque terroriste qui sont encore sur le territoire européen.

 

La Commission ou Europol peuvent-ils confirmer le nombre d’extrémistes islamistes fichés dans les 25 autres États membres ?

 

Combien ne sont pas citoyens européens ?

 

Quel est le nombre d’extrémistes expulsés en 2018 ne possédant pas la nationalité d’un État membre et par quel États membres ?

[1] https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/fight-against-terrorism/counter-terrorism-coordinator/#

 

[2]https://www.politico.eu/article/europe-hasnt-won-the-war-on-terror/?utm_source=POLITICO.EU&utm_campaign=918f86e145-EMAIL_CAMPAIGN_2018_12_05_05_41&utm_medium=email&utm_term=0_10959edeb5-918f86e145-189632369

[3]Fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) https://www.lejdd.fr/Societe/terrorisme-plus-de-20000-personnes-inscrites-au-fsprt-3793364

 

Les robots pourraient remplacer 58% des emplois en France

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

La Commission a publié des prévisions cataclysmiques dans son rapport 2019 sur l’emploi et les développements sociaux en Europe[1]. Elle prévoit que les salaires des travailleurs à faible qualification vont diminuer, ainsi que le nombre d’emplois. En Allemagne, c’est 1 million d’emplois qui seraient menacés[2]. Elle estime aussi que les robots pourraient remplacer à terme 58% des emplois en France. Enfin, elle constate une dégradation de la valorisation des diplômes puisque 23% des européens ayant un diplôme universitaire travaillent dans un emploi peu qualifié.

 

Sachant qu’il y a déjà 16 millions de chômeurs en Europe, la Commission va-t-elle enfin engager des mesures pour établir une préférence européenne à l’emploi des citoyens européens ?

 

 

[1]https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&ved=2ahUKEwibo-LLhovfAhUFJVAKHVaoAQEQFjABegQIBBAC&url=https%3A%2F%2Fec.europa.eu%2Fsocial%2FBlobServlet%3FdocId%3D19719%26langId%3Den&usg=AOvVaw24JHUjImlemeBdnssnUo3g

[2] 20% des 5millions d’emploi à faibles qualifications (p.73). Depuis 1995, l’Allemagne en a déjà perdu 0,5 million.