Moldavie : La crise politique en Moldavie suite à l’invalidation des élections municipales à Chisinau

Déclaration écrite de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen.

Le débat du 5 juillet 2018 sur la Moldavie au Parlement européen s’écarte des vrais sujets : il sera seulement question de querelles électorales. On oubliera les 661 millions d’euros de subventions européennes déjà versées depuis 2007, et les détournements massifs dont l’ancien Premier ministre Vlad Filat s’est rendu coupable. Ce dernier a pourtant été condamné en 2016 à neuf ans de prison ferme pour avoir reçu 260 millions de dollars de pots-de-vin provenant du milliard d’euros « disparu » de 3 banques moldaves.

Quid de l’attelage curieux de « l’assemblée EURONEST » formée par des élus du Parlement européen et des parlements d’Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Moldavie et d’Ukraine. Quel contribuable français peut accepter ce concept de parlementaires européens perdant leur temps dans un « Parlement bis » avec ces pays l’Est ?

Ce temps de débat devrait être utilisé pour débattre des trois priorités des européens : la lutte contre le djihadisme, le contrôle des flux migratoires et la lutte contre le chômage.

Semestre européen pour la coordination des politiques économiques : emploi et aspects sociaux dans le cadre de l’examen annuel de la croissance 2018

Déclaration écrite de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen.

Le 13 mars 2018, le Parlement européen a appelé la Commission à renforcer sa surveillance des nations européennes. Objectif annoncé : encore plus d’austérité et une attaque des systèmes de retraites.

 

En vérité la longue crise économique et financière en Europe a mis en évidence que la compétence des « experts » de la Commission est limitée en matière économique. Immigration massive, gel des salaires, rabotage des retraites n’ont pas relancé la croissance. Les pays les plus dynamiques du monde comme la Chine agissent à l‘inverse des recommandations de la Commission. La Chine a appliqué la préférence nationale sans immigration, et elle croît de plus de 6% chaque année depuis 1991[1].

 

Revitaliser l’Europe passera par la préférence européenne et le lancement d’industries nouvelles. Pour preuve, Ariane est né en 1973 d’une coopération entre 8 États membres de l’Union européenne, la Suisse et la Norvège, hors de l’égide de la Commission de Bruxelles[2].

 

 

[1] http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/CHN/fr/NY.GDP.MKTP.KD.ZG.html

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Arianespace#cite_note-4

 

Aider les jeunes : bien entendu. Mais pas de cette façon !

Déclaration écrite de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen.

La mise en œuvre de l’Initiative pour l’Emploi des Jeunes (IEJ) est une problématique épineuse car elle oppose d’une part la volonté tout à fait légitime d’aider, par un financement conséquent, les jeunes particulièrement désocialisées, ce que nous soutenons, et d’autre part, de développer un « système d’emplois aidés », fustigé par la Cour des comptes et contre lequel nous sommes extrêmement critiques.

Néanmoins, une grande partie du financement vient du Fonds de Solidarité de l’Union Européenne (FSUE) et certaines de nos régions françaises en bénéficient, ce dont nous nous félicitons. L’argent du contribuable français « retourne », même si ce n’est qu’en partie, aux Français qui en ont le plus besoin.

Nous appelons de nos vœux à une meilleure gestion et rappelons surtout que ce n’est pas une solution sur le long terme. Seule une relance économie encadré par un patriotisme de même nature pourra endiguer le chômage des jeunes.

Propagande, sauvetage du projet européen : les dessous des réformes sociales européennes

Déclaration écrite de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen.

Il semblerait que les tenants et les aboutissants du Pilier social européen des droits sociaux (EPSR) n’évoluent pas malgré les travaux réalisés en Commission emploi et affaires sociales (EMPL).

L’EPSR semble toujours refléter la nécessité pour l’Union européenne « d’opérer un changement de paradigme vers un modèle social européen fort » : en clair, une harmonisation et donc malheureusement un nivellement vers le bas !

L’Europe existe depuis de nombreuses années, et chacun des États qui la compose (il n’est pas question ici des États membres mais bien des États souverains) a su adapter avec succès, selon ses propres besoins, prenant en compte les particularités de chaque profession, son propre modèle social. Il faut préserver ces particularités et tendre vers le haut en échangeant les bonnes pratiques, et non déconstruire !

Au-delà de l’harmonisation, je dénonce une volonté sous-jacente plus grave : celle d’une propagande ayant pour but de faire passer l’UE pour seule solution aux problèmes des citoyens, le désir de sauver un projet européen abimé, sans effectuer en profondeur les réformes qui s’imposent.

 

Handicap : attention à la sémantique, attention à son instrumentalisation.

Déclaration écrite de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen.

Ce texte a pour objectif une absence totale de discrimination pour les handicapés dans le cadre d’une Europe « sans entrave », avec des actions en deux temps : 2017-2020 puis 2020- 2030. Je soutiens évidemment, dans le principe, une telle démarche. Mais il ne faut pas être dupe, ce texte a une toute autre portée : la création d’un marché concernant 120 millions de personnes, dépassant les 30 milliards d’euros ! Je tiens personnellement, étant handicapé victime de déficience visuelle, à ce que ce sujet ne soit pas instrumentalisé. Par ailleurs, je déplore les difficultés sémantiques que rencontre le texte sur la définition du handicap. En effet, le handicap est la somme des déficits fonctionnels et/ou cognitifs et non pas, comme le prétend le texte, la somme des obstacles que la société doit lever pour que le Handicapé ait une vie normale. Aussi, je déplore que ce texte aboutisse à une cacophonie normative et plus largement, qu’il instrumentalise la problématique du Handicap et des Handicapés pour justifier des marchés captifs.

Déclaration écrite de Dominique Martin sur la lutte contre les inégalités comme moyen d’action pour stimuler la création d’emplois et la croissance

Déclaration écrite de Dominique Martin sur la lutte contre les inégalités comme moyen d’action pour stimuler la création d’emplois et la croissance :

Rapporteur : Javi LOPEZ
Numéro de dossier : 2016/2269(INI)
Commission compétente au fond : EMPL

Inégalités économiques : pour Monsieur Lopez des socialistes espagnols le problème est le populisme et la solution est l’immigration…

Le problème des inégalités économiques se manifeste plus fortement qu’auparavant dans la plupart des États membres de l’Union européenne.

Plusieurs causes sont à l’origine de ces inégalités économiques :
• la mondialisation ;
• les changements du marché de travail et notamment la précarité des emplois ;
• le développement des technologies et notamment la robotisation ;
• la crise économique et les politiques d’austérité qui y sont liées.

Le Front national évoque l’ensemble de ces raisons depuis de nombreuses années !

Nos travailleurs perdent leurs emplois parce que les grandes entreprises préfèrent produire dans les pays tiers, moins coûteux en main d’œuvre, et que la globalisation facilite cette délocalisation. Ils perdent des emplois à cause de la robotisation, encouragée démesurément par l’UE, sans étude sérieuse sur les risques de chômage.

Enfin, la précarisation des emplois est de plus en plus alarmante. Originellement conséquence de la crise économique, elle s’est développée avec l’application des politiques européennes d’austérité.

Le rapport de Monsieur Lopez semble « oublier » ces raisons. En revanche, il propose de combattre le populisme qui « se nourrit des inégalités, en mettant en danger le projet européen », et d’inclure les migrants dans toutes les actions qui devraient résoudre ces problèmes.

“1 milliard et je te dicte ta souveraineté”, la bienséance de l’Union européenne envers la Moldavie.

Déclaration écrite de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Nous étions surpris du montant du budget alloué à la Moldavie (1 milliard d’euros sur 10 ans, soit 100 millions par an), dans un pays comptant 3 millions d’habitants… Nous étions surpris d’un tel montant alors même que nos États membres ont grandement besoin de ce budget, et alors même que l’UE impose, ici et là, une politique d’austérité…

La réponse de la Commission à notre question écrite, donnée par M. Hahn le 6 septembre 2017 constituait une première piste de réflexion : « préalablement à l’octroi de l’aide, il sera tenu compte du respect satisfaisant d’un vaste ensemble de conditions politiques (…) » (1), c’est à dire, permettez-moi une traduction politique : « si vous souhaitez cet argent, acceptez notre intrusion dans votre souveraineté » ! Par exemple, Christos Stylianides insiste, lors de cette session, sur la réforme de la justice, un secteur tout particulièrement régalien.

Par ailleurs, certaines interventions de mes confrères constituent une deuxième piste : celle d’une lutte toujours plus irrationnelle contre la Russie.

Nous sommes favorables à une Moldavie dans une Europe des nations sans immixtion dans sa souveraineté, comme nous l’avions expliqué lors du vote en juillet (2).

1 https://dominique-martin.com/pres-d1-milliard-deuros-moldavie-10-ans/

2 https://dominique-martin.com/explications-de-votes-3-6-juillet/

Une nouvelle stratégie en matière de compétences pour l’Europe

Déclaration écrite de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Le 14 Septembre 2017, le Parlement européen a soutenu une série de vœux pieux en matière de compétences. Au menu, catalogues de mesures recyclées et une vieille rengaine chère à Bruxelles : « Les nouveaux arrivants apportent avec eux de nouvelles compétences ».

En vérité, au-delà de l’effet « Molenbeek », notre avenir ne dépend pas des « non-européens ». Le taux d’emploi des « non-européens » n’était que de 51% en France en 2016, soit un « fainéant » sur deux (sic Macron). Visiblement ces nouvelles compétences ne sont pas transférables.

– « L’outil de profilage des ressortissants de pays tiers » de la Commission n’est même pas disponible dans les langues parlées par tous les migrants.

– Le gaspillage des 155 milliards d’euros du Fonds Social Européen (FSE) est démontré : sur 30 millions de participants, 21 millions n’ont pas trouvé d’emploi après leur « formation ».

Revitaliser l’Europe passera par la préférence européenne et le lancement d’industries nouvelles. Pour preuve, Airbus est né d’une coopération entre États (Allemagne, France, Grande-Bretagne) en mai 1967, hors Union européenne et sans l’intervention de la Commission de Bruxelles.

Aurez-vous une retraite dans 10, 20 ou 30 ans ?

Déclaration écrite de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Conditions d’emploi et travail précaire

Rapporteur : Neoklis Sylikiotis (GUE)

Aujourd’hui, vous le constatez, les emplois atypiques se multiplient : emplois à temps partiel involontaire, contrats à zéro heure, « ubérisation », et parfois travail non rémunéré ! Les emplois classiques sont sacrifiés par l’Union européenne qui détruit ainsi vos droits sociaux, et affaiblit votre système de sécurité sociale et de retraite. Concrètement ? Difficulté de se faire rembourser ses lunettes, ses soins dentaires, son appareil auditif, etc. Et demain ? Retraite incertaine ou trop faible pour vivre décemment. Pauvre France, hier à la pointe des droits sociaux, aujourd’hui si fébrile.

Le rapport voté à Strasbourg ce mardi 4 juillet comporte la liste des risques liés à cette destruction : ironie cynique de constater un échec, après en avoir été l’investigateur…

Malheureusement, l’ensemble des propositions n’est qu’une liste de vœux pieux, une litanie d’un monde meilleur, sans mesure concrète.

Nous déplorons qu’il n’y ait pas l’analyse des causes comme, par exemple, les politiques de libéralisation de l’économie qui auraient constituées une piste sérieuse de travail. La seule solution proposée ? Des investissements étatiques, impossibles puisque la Commission condamne, dans ses recommandations par pays, les investissements nationaux !

Nécessité d’une stratégie de l’UE pour faire cesser et prévenir l’écart entre les pensions des hommes et des femmes

Déclaration écrite de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Rapporteur : Penas
Numéro de dossier : 2016/2061(INI)
Commission compétente au fond : FEMM (Le Grip)

La pension de retraite est devenue la source principale de revenu de 25% des citoyens de l’UE. Ce nombre va doubler d’ici à 2060 du fait du vieillissement de la population. L’enjeu est donc primordial, notamment pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale de nos ainés. Si l’organisation des systèmes de retraite est une compétence exclusive des États membres, l’UE a une compétence de soutien (article 153 TFUE).

Malheureusement, nous faisons le constat d’une inégalité entre les hommes et les femmes : au sein de l’UE, cet écart était, en 2012, de 38% pour les plus de 65 ans. Les causes en sont le taux élevé de femmes peu rémunérés, la durée du travail et les temps partiels, souvent liés à la maternité.

Il faut continuer à lutter contre ces discriminations et garantir une rémunération égale pour un travail égal et une ancienneté équivalente. L’instauration du crédit de points de retraite est un axe envisageable. En revanche, nous nous opposons à la retraite publique minimum (qui confine au salaire minimum européen) ainsi qu’à l’augmentation du nombre d’années minimum de cotisation. Enfin, nous sommes défavorables à l’individualisation des droits à la retraite qui remet en cause l’unité du foyer familial.