Chômage : les créations d’emploi ont été divisées par 3 en 2018 !

Communiqué de presse de Dominique Martin, Député français FN / ENL au Parlement européen, Commission Emploi et Affaires Sociales :

« Seulement 100.000 nouveaux postes ont été créés l’an dernier en France »[1], contre 300 000 en 2017… M. Macron aurait-il menti ?

Avec 9.1% de chômage[2], Macron est un cancre, loin derrière les pays de l’Ouest avec nos amis allemands (3.4%) et britanniques (4%)[3], de l’Est avec nos amis hongrois (3.7%) et estoniens (5.3%) ou encore du nord avec nos voisins norvégiens (4%). Pire, nous sommes loin des moyennes du G7 (4.5%), de l’OCDE[4] (5.2%) et de l’Union européenne (6.6%) !

 

La direction de Pôle emploi ose dire : « c’est un sentiment de fierté qui nous anime tous ! »[5].

Qu’elle aille le dire aux 5 605 000 Français (catégories A, B et C)[6] qui recherchent un emploi convenable… Pire, selon la Tribune (Hebdomadaire économique), « les questions de l’emploi et du chômage n’ont pas été retenues parmi les quatre grands thèmes sélectionnés par le gouvernement »[7].

 

Les solutions ne sont évidemment pas celles envisagées il y a un mois par le Gouvernement (augmenter les prérogatives de contrôle et baisser les effectifs de Pôle Emploi de 7 % d’ici 2022 !). Les fonds investis pour le contrôle doivent servir à l’investissement, à la relance économique et la recherche d’emplois convenables. Les salariés de Pôle emploi doivent également être formés, ils en font eux-mêmes la demande. En effet, le sujet du chômage est aussi complexe que diversifié : formations, compétences, numérisation et robotisation, désertification des zones rurales, etc.

 

[1] https://www.rtl.fr/actu/conso/les-creations-d-emploi-ont-ete-divisees-par-3-en-2018-7796509424/amp

 

[2] https://stats.oecd.org/index.aspx?queryid=36324&lang=fr

 

[3] Merci le Brexit, il n’avait pas été aussi bas depuis la période de décembre 1974 à février 1975. https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/GB-le-taux-de-chomage-baisse-a-4-0-malgre-des-creations-d-emplois-decevantes–27109862/

 

[4] L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) compte 36 États membres.

 

[5] http://m.leparisien.fr/amp/economie/emploi/a-pole-emploi-un-anniversaire-au-gout-amer-05-01-2019-7981242.php

 

[6] http://statistiques.pole-emploi.org/stmt/publication

 

[7] https://www.latribune.fr/economie/france/apres-l-euphorie-les-creations-d-emploi-ont-plonge-en-2018-de-67-806753.html

 

Occupez-vous des chômeurs européens, pas de l’ancienne République yougoslave de Macédoine et du Monténégro

Le Parlement européen

– Vu l’article 133 du règlement ;

 

A) Considérant les 17 millions de demandeurs d’emploi dans l’Union européenne ;

B) Considérant qu’en commission emploi, réunie à Bruxelles tous les mois, 200 dossiers[1] ont actuellement été traités depuis le début du mandat 2014-2019 ;

C) Considérant que malgré ce constat, seulement très peu de dossiers traitant de la lutte contre le chômage arrivent jusqu’en session plénière ;

D) Considérant qu’à la place, les Députés européens votent des rapports sur la situation de tous les pays du Monde[2] et, parfois, se positionnent sur des sujets techniques éloignés des réalités de la vie de tous les jours ;

E) Considérant enfin que le sujet du chômage est aussi complexe que diversifié : formations, compétences, numérisation et robotisation, désertification des zones rurales, etc. ;

 

  1. Demande à ce que le Parlement européen traite des questions relatives au chômage au minima à chaque session plénière de Strasbourg.

 

[1] 28 rapports législatifs, 34 rapports d’initiative et 138 avis, soit 200 dossiers.

[2] Session plénière du 29 novembre 2018, rapports sur la Serbie, le Kosovo, l’ancienne République yougoslave de Macédoine, l’Albanie et le Monténégro.

Explications de votes de la session plénière des 14-17 janvier 2019

Mardi 15 janvier

 

IMCO : Création, dans le cadre du Fonds pour la gestion intégrée des frontières, de l’instrument de soutien financier relatif aux équipements de contrôle douanier

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Le coût de la vie a-t-il vraiment augmenté depuis le passage à l’euro ? Ma réponse sur RTL-Info, chaine de télévision belge.

Le coût de la vie a-t-il vraiment augmenté depuis le passage à l’euro ? Ma réponse sur RTL-Info, chaine de télévision belge.

Cette question est récurrente et la réponse est évidente, vous la constatez chaque jour.

Ce n’est pas la monnaie qui est importante. C’est ce qui reste, le pouvoir d’achat, la possibilité de consommer. Or, on s’aperçoit que les gens ont un pouvoir d’achat qui diminue. Avant l’euro, avec 1000 francs français, vous aviez un caddie plein. Avec 150 euros maintenant, vous avez un caddie vide.”

https://www.rtl.be/info/belgique/economie/le-cout-de-la-vie-a-t-il-vraiment-augmente-depuis-le-passage-a-l-euro–1095412.aspx

La Commission laisse Ryanair pratiquer le dumping social

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

La Commission laisse Ryanair pratiquer le dumping social

 

Ryanair a subi des grèves à répétition. Sur la seule journée du 28 septembre 2018, 30 000 passagers ont vu leur vols annulés[1]. Les employés veulent que leur emploi soit régi par les lois des pays où ils sont basés, et non par la loi irlandaise. La direction de Ryanair prétend que l’utilisation généralisée des contrats de travail irlandais pour les 14 500 travailleurs de l’entreprise est un élément clé pour maintenir les coûts de Ryanair à un bas niveau et être en mesure de redéployer rapidement les employés. C’est surtout un moyen pour Ryanair de ne pas payer les contributions dues.

 

La technologie permet aisément, même pour les personnels des avions ou des navires abordant un port européen ou atterrissant en Europe de calculer et d’enregistrer le temps travaillé dans un pays.

 

Pourquoi la Commission ne force pas les entreprises à payer les contributions sociales au prorata temporis dans les pays où les personnels travaillent ?

 

Madame Bulc, la Commissaire européenne pour le transport, avait pourtant affirmée le 28 mai 2015 que les employés bénéficiaient toujours de la règle la plus avantageuse.

[1]https://www.rtbf.be/info/economie/detail_ryanair-annonce-l-annulation-de-190-vols-en-raison-de-la-greve-de-vendredi?id=10028501

 

La Commission veut empêcher la Suisse de pratiquer la préférence nationale à l’emploi

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

La Commission veut empêcher la Suisse de pratiquer la préférence nationale à l’emploi

Depuis le 22 mai 2014, la Suisse et l’Union Européenne négocient un accord institutionnel. Le 7 décembre 2018, le Conseil fédéral suisse a décidé de mener une consultation sur le résultat des négociations.  D’après l’Agence Europe (8/10/2018) « le moment est plus délicat à propos des mesures de protection sur le marché du travail suisse, qui constituent de vraies lignes rouges pour la Suisse, mais dont la Commission conteste le bien-fondé, les trouvant trop lourdes et discriminatoires pour les travailleurs européens souhaitant aller prester en Suisse. »

 

D’après l’administration suisse, les technocrates européens auraient finalement reconnus « le besoin de mesures pour garantir le niveau de protection des salaires » en Suisse[1].

 

Bruxelles aurait ainsi accepté pour la Suisse des mesures évidentes qu’elle refuse à la France et aux autres pays à salaires élevés en Europe au détriment de nos emplois : le cabotage routier sera interdit ; le détachement des travailleurs sera limité à 90 jours au lieu d’un an et demi et les autorités suisses pourront demander un dépôt de garantie et un délai de 4 jours d’annonce préalable pour des vérifications[2].

 

Pourquoi la Commission a pratiqué un chantage concernant la préférence nationale à l’emploi pratiquée en Suisse alors qu’elle reconnaît que cette préférence garantit le niveau de protection des salaires ?

 

[1] https://www.dfae.admin.ch/dam/dea/fr/documents/abkommen/InstA-Wichtigste-in-Kuerze_fr.pdf

[2] https://www.eda.admin.ch/dam/dea/fr/documents/abkommen/Acccord-inst-Projet-de-texte_fr.pdfles prestataires de service n’ayant pas respecté leurs obligations financières auprès des organes d’exécution dans le cadre d’une prestation de service précédente devront déposer une garantie financière avant une nouvelle prestation de services ; les autorités Suisses pourront appliquer un délai d’annonce préalable, pour les prestataires de services indépendants ou détachant des travailleurs sur son territoire, de maximum 4 jours ouvrables, nécessaires à l’exécution des contrôles factuels sur le lieu de travail dans les branches définies sur la base d’une analyse objective des risques, qui sera révisée et mise à jour de façon périodique

 

Terrorisme : 100 000 extrémistes islamistes en Europe

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

D’après Gilles de Kerchove, le coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le terrorisme depuis 2007[1], il y aurait 25 000 extrémistes islamistes au Royaume-Uni. D’après un rapport du Bundestag, il y a 25 000 extrémistes islamistes en Allemagne dont 2240 djihadistes[2]. En France, les services de sécurité ont identifié 20 459 extrémistes islamistes (fichés FSPRT)[3].

 

Un mois après un nouvel attentat en France sur le marché de Noël à Strasbourg le 11 décembre 2018, c’est donc près de 100 000 extrémistes islamistes posant un risque terroriste qui sont encore sur le territoire européen.

 

La Commission ou Europol peuvent-ils confirmer le nombre d’extrémistes islamistes fichés dans les 25 autres États membres ?

 

Combien ne sont pas citoyens européens ?

 

Quel est le nombre d’extrémistes expulsés en 2018 ne possédant pas la nationalité d’un État membre et par quel États membres ?

[1] https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/fight-against-terrorism/counter-terrorism-coordinator/#

 

[2]https://www.politico.eu/article/europe-hasnt-won-the-war-on-terror/?utm_source=POLITICO.EU&utm_campaign=918f86e145-EMAIL_CAMPAIGN_2018_12_05_05_41&utm_medium=email&utm_term=0_10959edeb5-918f86e145-189632369

[3]Fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) https://www.lejdd.fr/Societe/terrorisme-plus-de-20000-personnes-inscrites-au-fsprt-3793364

 

Les robots pourraient remplacer 58% des emplois en France

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

La Commission a publié des prévisions cataclysmiques dans son rapport 2019 sur l’emploi et les développements sociaux en Europe[1]. Elle prévoit que les salaires des travailleurs à faible qualification vont diminuer, ainsi que le nombre d’emplois. En Allemagne, c’est 1 million d’emplois qui seraient menacés[2]. Elle estime aussi que les robots pourraient remplacer à terme 58% des emplois en France. Enfin, elle constate une dégradation de la valorisation des diplômes puisque 23% des européens ayant un diplôme universitaire travaillent dans un emploi peu qualifié.

Sachant qu’il y a déjà 16 millions de chômeurs en Europe, la Commission va-t-elle enfin engager des mesures pour établir une préférence européenne à l’emploi des citoyens européens ?

 

[1]https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&ved=2ahUKEwibo-LLhovfAhUFJVAKHVaoAQEQFjABegQIBBAC&url=https%3A%2F%2Fec.europa.eu%2Fsocial%2FBlobServlet%3FdocId%3D19719%26langId%3Den&usg=AOvVaw24JHUjImlemeBdnssnUo3g

[2] 20% des 5millions d’emploi à faibles qualifications (p.73). Depuis 1995, l’Allemagne en a déjà perdu 0,5 million.

 

Réponse donnée par M. Avramopoulos au nom de la Commission européenne

Depuis le troisième trimestre de 2014, quand cette Commission a pris ses fonctions, 12,5 millions d’emplois nets ont été créés dans l’UE. Le taux de chômage s’établit aujourd’hui à 6,5 %, son niveau le plus bas depuis le début du siècle. Les taux d’emploi atteignent des niveaux records.

Le rapport[1] mentionné par l’honorable parlementaire présente une évaluation équilibrée des perspectives d’emploi en Europe. Il indique que, s’il est pour l’instant impossible de tirer des conclusions définitives en ce qui concerne l’ampleur des éventuelles répercussions de la technologie sur l’emploi, les tâches répétitives et routinières inhérentes à certains emplois sont davantage sujettes à l’automatisation totale ou partielle. Dès lors, une éducation de qualité et un apprentissage tout au long de la vie, ainsi que la modernisation du marché du travail et des institutions de protection sociale, sont nécessaires pour s’adapter à ce monde du travail en pleine évolution.

Le nombre d’emplois menacés en Allemagne cité dans la question est une hypothèse fondée sur une prévision de modèle macroéconomique. Il convient également de noter que l’Allemagne a enregistré des gains nets importants en matière de création d’emplois[2] et des taux d’emploi global à des niveaux records, soutenus par une panoplie des qualifications qui a évolué en réponse aux besoins de production. Le chômage en Allemagne est également à son niveau le plus bas depuis 40 ans.

La proportion des emplois automatisables en France citée dans la question n’est pas une prévision concernant le marché du travail, mais une estimation du potentiel d’automatisation des emplois existants. Si, à moyen terme, certains emplois existants pourraient disparaître, cette disparition doit être mise en balance avec le fait que d’autres emplois seront créés, étant donné que les entreprises et les travailleurs vont s’adapter aux nouvelles technologies grâce à la reconversion et à l’amélioration des compétences et que de nouveaux secteurs vont se développer.

Les chiffres cités dans la question sont donc trompeurs s’ils sont présentés sans leur contexte.

Le droit de résider dans un pays de l’UE à des fins d’emploi diffère déjà selon la nationalité du travailleur: tandis que les citoyens de l’Union bénéficient de la libre circulation, les ressortissants de pays tiers doivent remplir les conditions nécessaires pour obtenir un permis de séjour à des fins d’emploi. Les États membres peuvent utiliser un «examen du marché du travail» et ils ont également le droit de fixer les volumes d’entrée des personnes, en provenance de pays tiers, sur leur territoire dans le but d’y rechercher un emploi.

La Commission estime que la bonne gestion de la migration de la main-d’œuvre peut contribuer à remédier aux pénuries de compétences et de main-d’œuvre existantes, en complément de politiques nationales et de l’UE visant à mobiliser et à former la main-d’œuvre nationale.

 

[1]     Rapport 2018 de la Commission européenne.sur l’évolution de l’emploi et de la situation sociale en Europe.

[2]     Depuis 1995, le secteur des services a gagné plus de 7 millions d’emplois.

Les accords internationaux de libre-échange négociés par la Commission devraient contenir une exception concernant les produits de sécurité

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

D’après Eric Filiol[1], directeur d’un laboratoire de virologie et de cryptologie informatique et ancien de la DGSE[2], les accords internationaux de libre-échange négociés par la Commission devraient contenir une exception concernant les produits de sécurité. En effet, il défend qu’il est vain de parler d’indépendance ou de souveraineté européenne si les systèmes de sécurité et les solutions anti-terroriste utilisées en Europe ne sont pas développées entièrement en Europe. De plus, ces marchés publics réservés créeraient de nombreux postes en Europe dans un secteur fertile en emploi pour le futur.

 

D’après Eric Filiol, les États-Unis auraient introduit ces exceptions dans leurs accords commerciaux liés au GATT.

À l’instar de l’exception culturelle, la Commission a-t-elle mis en œuvre de telles clauses d’exception concernant les logiciels de sécurité ?

[1] https://www.youtube.com/watch?v=Fn_dcljvPuY

[2] Direction Générale des Services Extérieurs

Réponse donnée par Mme Malmström au nom de la Commission européenne (27.2.2019)

Les accords de commerce et d’investissement de l’Union européenne comportent diverses exceptions en matière de sécurité qui permettent à l’UE de protéger ses intérêts essentiels en matière de sécurité. Ces clauses se fondent sur les exceptions à la sécurité des accords commerciaux multilatéraux sous les auspices de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), notamment l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), l’accord général sur le commerce des services et l’accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce. Depuis la première introduction dans le GATT en 1947, les exceptions en matière de sécurité font partie de tous les principaux accords commerciaux et d’investissement.

 

Ces exceptions permettent à une partie à l’accord de prendre toutes les mesures qu’elle estime nécessaires à la protection de ses intérêts essentiels en matière de sécurité ou de préserver la sécurité internationale, notamment en ce qui concerne la production ou le commerce des armes et des biens à double usage.

 

L’accord de l’OMC sur les marchés publics contient une exception en matière de sécurité et de défense, qui dispose que rien «n’empêche une partie de prendre des mesures ou de ne pas divulguer les informations qu’elle estime nécessaires à la protection de ses intérêts essentiels de sécurité relatifs à l’obtention d’armes (…), ou aux marchés indispensables à la sécurité nationale ou à des fins de défense nationale». La dernière génération d’accords commerciaux de l’UE contient la même exception, qui peut être invoquée dans tout marché sensible en matière de sécurité et de défense.

 

L’UE met la dernière main à la procédure législative relative à un règlement[1] qui permettra le filtrage des investissements directs étrangers susceptibles de porter atteinte à la sécurité et à l’ordre public, y compris aux technologies critiques, aux infrastructures ou à la sécurité de l’approvisionnement en intrants essentiels, ainsi qu’à l’accès à des informations sensibles.

 

[1]    COM(2017)487 final.