Brexit : l’immigration en baisse fait monter les salaires au Royaume-Uni

Question écrite de Dominique Martin à la Commission européenne

 

Le nombre de travailleurs européens migrant vers le Royaume-Uni a diminué de 141 000 et est devenue quasi nul[1]. Le CIPD, l’organisation des professionels des ressources humaines au Royaume-Uni a publié une étude indiquant que « plus de la moitié [56%] des employeurs trouvent qu’il est plus difficile de recruter et qu’ils ont dû booster les salaires pour attirer des recrues adéquates[2].» Alex Fleming, directeur des ressources d’Adecco, le leader mondial du travail temporaire confirme que « le manque de candidats met la pression sur les employeurs et les pousse non seulement à offrir des salaires attractifs mais aussi des avantages en plus ». Un tiers des employeurs déclare avoir du mal à retenir ses employés et 50% anticipent devoir augmenter les salaires en 2019.

 

A l’approche de la date théorique de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), la situation se montre avantageuse pour le Royaume-Uni : l’Office national des statistiques britannique rapporte que le taux de chômage du pays a atteint son plus bas niveau depuis 1975, reculant à 3,9% en janvier 2019[3]. Les salaires, primes comprises, ont nettement progressé de 3,4% sur un an, renforçant le pouvoir d’achat des ménages[4].

 

  1. La Commission considère-t-elle que les flux d’immigration vers l’Europe feront monter ou baisser les salaires en Europe ?

 

 

 

[1] https://www.independent.co.uk/news/business/news/brexit-skills-shortage-wages-rise-net-migration-falls-cipd-report-a8489366.html

https://francais.rt.com/economie/60210-royaume-uni-chomage-plus-bas-hausse-salaires-approche-brexit

[2] https://www.cipd.co.uk/knowledge/work/trends/labour-market-outlook

[3] https://www.ons.gov.uk/employmentandlabourmarket/peoplenotinwork/unemployment/timeseries/mgsx/lms

[4] https://francais.rt.com/economie/60210-royaume-uni-chomage-plus-bas-hausse-salaires-approche-brexit

https://fr.euronews.com/2018/12/11/brexit-les-salaires-en-hausse-au-royaume-uni

30 000 kidnappeur nigérians pourraient bénéficier de l’asile en Europe

Question écrite de Dominique Martin à la Commission européenne

 

En janvier 2019, il y avait 450 675 demandes d’asile en attente d’une décision judiciaire dans l’Union européenne. Chaque mois, seulement 10% reçoivent une décision. Chaque mois, 2000 nigérians supplémentaires déposent une première demande d’asile dans un Etat membre de l’Union européenne[1]. Le bureau européen de support à l’asile (EASO) a publié en février 2019 un guide concernant les demandes d’asiles déposées par des nigerians[2].

 

EASO recommande notamment de tenir compte de certains types de crimes comme le terrorisme dont les auteurs ne devraient pas bénéficier de l’asile. Les nigérians impliqués dans le coup d’état de 1966 sont également concernés (p.110).

La France, opposée jusqu’ici au retour de ces 680 adultes djihadistes français détenus en Syrie organise désormais leur rapatriement par charter[3]. Au contraire le Danemark a décidé de déchoir de leur nationalité les enfants de djihadistes nés en Syrie « car ils ont tourné le dos à leur pays »[4].

 

  1. Pourquoi EASO recommande qu’un acte « constituant un danger pour la communauté ou la sécurité de l’État membre dans lequel le demandeur se trouve » n’empêche pas l’octroi du statut de réfugié2 (p.32) ?
  2. Pourquoi EASO estime que les 30 000 miliciens nigérians impliqués dans les kidnapping et autres crimes récents du Delta du Niger pourraient bénéficier de l’asile ? A contrario, EASO estime que les nigérians impliqués dans un coup d’état vieux de soixante ans (1966) n’y auraient pas droit.

 

 

[1] https://www.easo.europa.eu/latest-asylum-trends

[2] https://www.easo.europa.eu/country-guidance

[3] https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_rapatriement-des-djihadistes-de-syrie-l-europe-divisee?id=10148706; https://www.ouest-france.fr/terrorisme/etat-islamique/les-djihadistes-rapatries-au-cas-par-cas-assure-nicole-belloubet-6227996

[4] LCI 28 mars 2019 17:02

 

 

Réponse donnée par M. Avramopoulos au nom de la Commission européenne

La note intitulée «orientation par pays: Nigeria» du Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO) est élaborée par les États membres, sous la coordination de l’EASO, puis publiée par ce dernier après avoir été achevée et approuvée par son conseil d’administration. La note d’orientation non contraignante et l’analyse commune qui l’accompagne sont fondées sur la législation en vigueur de l’Union et les États membres peuvent en tenir compte lors de l’examen des demandes de protection internationale, sans préjudice de la compétence des États membres pour statuer sur les demandes individuelles.

Les États membres peuvent adopter ou maintenir des normes plus favorables pour l’obtention de la protection internationale, pour autant que ces normes soient compatibles avec la législation de l’UE. Cela ne dispense nullement les États membres de l’obligation d’examiner individuellement, objectivement et impartialement chaque demande de protection internationale. Le droit de l’Union impose que chaque décision soit prise sur la base de la situation personnelle du demandeur[1] et de la situation qui prévaut au Nigeria au moment de la décision sur la demande de protection internationale, eu égard aux informations précises et à jour obtenues auprès de diverses sources pertinentes.

Le droit de l’Union[2] prévoit que les ressortissants de pays tiers sont exclus du statut de réfugié lorsqu’il y a des raisons sérieuses de penser, notamment, qu’ils ont commis un crime contre la paix, un crime de guerre, un crime contre l’humanité ou un crime grave de droit commun. Par ailleurs, le fait de constituer un danger pour la collectivité ou la sécurité d’un État membre est un motif facultatif de retrait du statut de réfugié, pour autant que les États membres, dans le cadre de leur pouvoir discrétionnaire, le prévoient dans leur droit national.

 

 

[1]     Directive 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale.

[2]     Directive 2011/95/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 concernant les normes relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou les apatrides pour pouvoir bénéficier d’une protection internationale, à un statut uniforme pour les réfugiés ou les personnes pouvant bénéficier de la protection subsidiaire, et au contenu de cette protection (refonte).

Changer son nom pour s’assimiler ?

Question écrite de Dominique Martin à la Commission européenne

D’après une étude du Parlement européen, seulement 5% des migrants arrivés en Allemagne en 2015 travaillent à plein temps . D’après certaines études, il est plus difficile de trouver un emploi quand on porte un nom étranger . Aujourd’hui Mohammed est le premier prénom à Bruxelles tous âges confondus .

Même Manuel Valls, ancien Premier Ministre de la France et proche du Président Macron explique que son parachutage à la mairie de Barcelone en 2019 est facilité par son nom catalan : « vous savez, je peux comprendre ceux qui disaient il y a quelques mois : mais que vient-il faire ici (…) » ? Ces questions étaient légitimes. Mais aujourd’hui, cet anathème de l’intrus ou de l’étranger à qui l’on dit « dehors » est très marginal (…) parce que je m’appelle Valls, qui est un nom totalement catalan (…) » .

1. La Commission considère-t-elle que les citoyens d’origine non-européenne devrait être incité par les États membres à choisir un nom totalement européen pour eux et leurs enfants, afin de faciliter leur assimilation sur leur lieu de travail et d’affirmer leur attachement à la culture européenne ?

Lobbies des transports moldaves : ils demandent à vos impôts de financer 1 milliard !

Je recevais avant-hier, en tant que Député membre de la délégation Moldavie, des lobbies des transports moldaves. Ils demandent à vos impôts de financer 1 milliard d’euros pour 100 km d’autoroute… Alors que la Moldavie, qui n’est pourtant pas un État membre, a déjà reçu 1 milliard de l’Union européenne sur 10 ans !

 

« Le parti pris de Dominique Martin » n°34

Mandat 2014-2019 au Parlement européen : les alliés de Macron votent contre vous !

 

5 ans de mandat, plus de 200 dossiers en commission emploi et je suis encore surpris par le toupet des alliés de M. Macron au Parlement européen qui démontrent à chaque vote, ou presque, qu’ils ne travaillent pas pour vous mais pour les intérêts des migrants, des multinationales et de la Commission de Juncker.

Je développe dans cette vidéo quelques exemples très concrets en emploi, sur la migration ou encore sur le terrorisme. Exemple, à la question pourtant évidente « faut-il mettre un terme au financement étranger accordé aux communautés religieuses connues pour leurs liens avec le terrorisme ? ». Nous votons oui ! Les alliés de Macron votent non ! Quel décalage entre les discours que l’on peut entendre en France.

« Le parti pris de Dominique Martin » n°33

Préférence à l’emploi européen, la trahison des LR

« L’Europe, l’Europe, l’Europe » !!! Ils n’ont que ça à la bouche les LR de la droite molle. Regardez leurs votes : ils vous trahissent et pire ils trahissent tous les européens, ils se couchent devant la mondialisation et son bras armé, la grande finance internationale. Parmi plusieurs exemples, ils votent contre mon amendement pourtant favorable aux Français et aux européens : « les autorisations de travail ne devraient être délivrées aux citoyens non européens que si aucun citoyen européen n’est disponible pour remplir le poste ».

Ces partis politiques sont anti-Français, anti-européens et antisocial.

 

« Le parti pris de Dominique Martin » n°32

Mandat 2014-2019 au Parlement européen : les alliés de M. Mélenchon incohérents sur l’emploi et le terrorisme !

En France, M. Mélenchon aime se positionner sur les sujets sociaux. À en croire La France Insoumise, il aurait presque l’exclusivité sur ce thème. Et pourtant ! Il suffit d’aller voir d’un peu plus près ses votes au Parlement européen pour très vite déchanter : il est comme les autres ! Je développe dans cette vidéo quelques exemples très concrets concernant l’emploi ou encore le terrorisme : abstention sur la protection sociale égale entre les travailleurs, vote pour toujours plus de réfugiés, et vote contre un texte qui lutte contre le terrorisme ! Un scandale !

« Le parti pris de Dominique Martin » n°31

Rappel au règlement contre M. Tarabella

Le 26 février dernier, pendant une session plénière au Parlement européen de Strasbourg, j’ai fait un rappel au règlement contre M. Tarabella, Député socialiste belge qui vote pour et contre sur le même rapport, car il faut, écoutez-le : « un peu d’humour ».

C’était pourtant un dossier sur les comptes de la Commission financés en partie par vos impôts !

 

 

Dogme du changement climatique : 575 milliards pour peu d’emplois sous-qualifiés

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

Dogme du changement climatique : 575 milliards pour peu d’emplois sous-qualifiés

Pour achever la transition nécessaire aux accords de Paris sur le climat, l’Europe devrait investir des sommes considérables : « pour contribuer à une économie à zéro émission nette de gaz à effet de serre, ce taux devrait passer de 2 à 2,8 % du PIB, soit environ 520 à 575 milliards d’euros[1],[2] par an, hors investissements liés au parc automobile ».

 

Bruxelles « consacre actuellement environ 20 % (soit plus de 206 milliards d’euros) de son budget global pour la période 2014-2020 au climat. La Commission a proposé d’augmenter ce pourcentage à 25 % pour la période 2021-2027 » et affirme que sa « stratégie » pour le climat d’ici à 2050 permettra de créer des emplois.

 

Or ,d’après Eurofound, une Agence européenne de l’amélioration des conditions de travail, le nombre d’emplois augmenterait de 0,1% par an en Europe, soit 97 000[3], pour ce scenario à 575 milliards d’investissements. Pire, « Ces emplois seront occupés par des employés à faible qualification et impliquent la performance de tâches moins avancées ».

 

 

  1. Un coût proche de 6 million d’euros par emploi créé est-il raisonnable ?
  2. Quel est le coût estimé par la Commission  de chaque création d’emploi lié à ce dogme?

 

[1] http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-18-6545_fr.htm?locale=FR

[2] D’après Eurostat, le PIB de l’Union européenne en 2018 est de 15 869 milliards d’euros. 2,8% de ce chiffre correspond à 444 milliards d’euros. Il est difficile de retrouver le chiffre calculé par la Commission.

http://appsso.eurostat.ec.europa.eu/nui/show.do?dataset=namq_10_gdp&lang=fr

[3] Eurofound Energy scenario : employment implications of the Paris climate agreement (2030)
p15 : +0,5%/an vs 0,4%/an  (13,338 millions d’emplois créés en 2030/2018 contre 12,176 millions sans ce scenario de changement de stratégique énergétique soit 96 800 emplois par an) ; p17 scenario de salaires

Interview de Dominique Martin sur le Brexit, pour RTL Info

Retrouvez mon interview sur le Brexit, pour RTL Info :