Dominique Martin fête les 50 ans des anciens d’AFN de Scionzier

Le samedi 24 novembre, Dominique Martin était présent à l’amicale des anciens AFN.

Libre-expression des élus Cluses Bleu Marine : la situation financière de la ville

Le PPA2, petite boite à outils vers le mondialisme

Intervention de Dominique Martin sur le PPA2 à Cluses

Conseil municipal de Cluses – 16/10/18
Plan de Protection de l’Atmosphère Vallée de l’Arve 2018-2023 :
avis de la commune de Cluses

Je vais reprendre, pour l’essentiel, la ligne que j’ai développée à la 2CCAM le 27 septembre dernier. La fin de non-recevoir méprisante de l’État par la voix du Préfet n’est pas de nature à faire changer les choses, bien entendu.

Courrier du préfet

En effet, le Préfet rappelle d’abord que le financement du PPA2 n’est pas là. Quand il nous dit simplement que les financements du fonds air-bois « seront supérieurs à ceux du PPA1 et couvriront aussi les coûts d’animation et de communication connexes au Fonds Air-Bois » il nous annonce des financements pour brasser l’air.
Pour le fonds air-gaz, dire que « l’atteinte des objectifs (…) sera à revoir et la mesure prévue sera amendée avant l’enquête publique » revient à annoncer une sérieuse diminution du plan.
Enfin, pour le fonds air-industrie, qui sera le plus ruineux pour les communautés de communes, il avoue benoîtement que « les financements de l’État ne sont pas, à l’heure actuelle, à la hauteur des autres partenaires du PPA et des annonces qui ont été faites. » En clair, débrouillez-vous sans nous.
À la crainte de voir l’État confisquer la gestion des politiques que nous payons, il annonce que « l’objectif est simplement de transformer [les instances] qui ont existé jusqu’à présent » comme si cela devait nous rassurer, surtout qu’il annonce juste après que l’État pourra mobiliser nos pouvoirs généraux de police concernant l’écobuage.
Quand il conclue en disant que le PPA2 est « le résultat d’une large concertation, qui a permis l’expression de propositions par tous les groupes de travail » il ne dit pas que cette expression a été entendue et prise en compte.
Ce courrier, loin de nous rassurer, devrait donc au contraire nous alerter et nous conforter dans l’idée que le PPA2 sera complètement téléguidé depuis Paris, qui au final n’assurera pas ses engagements financiers. En même temps, comme qui dirait, d’aucuns dans nos instances ont bien cru en des promesses creuses et intenables en 2017…

 

Mesures du PPA2

Reprenons donc les choses. Selon ce PPA2, en résumé, la pollution provient des cheminées à foyer ouvert, des vieux diesel et de l’usine SGL Carbon ainsi que des petites entreprises de la vallée.

Foyers ouverts

Il faut donc, en priorité, faire la guerre aux cheminées à foyers ouverts et à leurs possesseurs. On va donc favoriser les foyers fermés, et les chauffages du style poêles à granulés.

Or les inserts, rarement utilisés dans leur plage de fonctionnement optimale, sont connus1 pour dégager des composés soufrés, dioxines, furanes, 1-3butadiène, formaldéhyde et autres benzènes, qui ne sont pas pris en compte par ce PPA.

Quant aux usines de production des granulés et bûches de bois compressé, les autorisations préfectorales2 indiquent des rejets autorisés de cuivre, arsenic, chrome, benzène, formaldéhyde, acroléine, dioxines et furanes.

Vieux diesel

La guerre aux vieux diesel, elle, va souvent n’avoir qu’une conséquence : interdire aux Mairies de sortir le chasse-neige, qui est souvent le seul véhicule concerné. Dans le même temps, notre vallée est traversée chaque jour par des milliers de camions qui n’apportent aucune richesse et se contentent de traverser le tunnel du Mont-Blanc.

Il est vrai qu’un seul camion, une fois lancé sur le plat, pollue peu aujourd’hui. Le problème vient en réalité de leur nombre, et du relief. En effet, Passy est à 542 m d’altitude, et l’entrée du tunnel à 1274 m. À la montée, les camions roulent donc avec un moteur à pleine charge, là où il est le plus polluant. Les transmissions, et donc les embrayages et les pneus, sont fortement sollicités. À la descente, ce sont les disques de frein.

Or Le Monde3, en janvier 2015, rapportait une étude d’Airparif, selon laquelle en Ile-de-France, fort plate comparée à la Haute-Savoie, 41% du total des particules fines en suspension (l’enquête s’intéressait aux PM10) provenaient de l’abrasion des pneus, du revêtement routier et des freins. Les seules plaquettes de freins, toujours dans une région plate, étaient responsables de 20% du total des particules fines en suspension. Selon l’INSA, à Lyon, c’est 20 000 tonnes de poussières de frein qui sont dégagées chaque année en France. Dans ces émanations, il y a fer, cuivre, zinc, cadmium, baryum, nickel, chrome, manganèse, plomb, soufre…

La conclusion est donc simple : pour abaisser les PM10 de 30 % comme l’ambitionne le PPA2, commençons par éradiquer le fret international par le Mont-Blanc, ce qui diminuerait aussi, du même coup, les PM2,5.

Mais le PPA espère beaucoup du CEVA, qui sera certes un progrès, et mentionne à demi-mots le ferroutage. Je rappellerai ici le projet que j’ai défendu dès les élections législatives de 1993 auxquelles j’étais déjà candidat, à savoir le percement d’un nouveau tunnel sous le Mont-Blanc, depuis le Fayet. Tunnel ferroviaire, il aurait été dédié au ferroutage des camions depuis une plate-forme multimodale située au nœud autoroutier de Nangy. Depuis 25 ans, ce tunnel serait déjà en service, alors que les présidents de nos communautés de communes commencent tout juste à en parler.

Industrie

Concernant nos entreprises, l’usine de Chedde appartient désormais à SGL Carbon, groupe allemand. Gilbert Catala rappelait récemment que l’entreprise répond déjà à l’ensemble des normes en vigueur, tout comme l’ensemble des industriels de la vallée. Pourquoi donc vouloir culpabiliser ces entreprises qui pourraient délocaliser sans remord ? Si les normes sont mal faites, désuètes ou insuffisantes, il faut changer la loi et les normes, et non attaquer les entreprises qui les respectent.

 

La principale source de pollution

Mais ce PPA2, et le courrier des communautés de communes, oublient tous deux la principale source de pollution. Un rapport de Greenpeace de juin 2013, intitulé Silent killers (les tueurs silencieux) mentionne déjà que la pollution atmosphérique des centrales à charbon en UE était responsable de 30 000 décès par an, dont 1 000 en France.

Le rapport ministériel de janvier 2015 consacré à La gestion des pics de pollution de l’air mentionne par exemple dans sa page 33 que les pics de pollution de mars 2014 et 2015 « ont été l’occasion d’affirmations diverses concernant l’importance de la pollution en provenance de l’étranger, et d’une responsabilité particulière des centrales thermiques au charbon d’Allemagne. »

Lors de la réunion de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, le 31 janvier 2017, un certain Martial Saddier déclarait : « il faudrait évoquer aussi les centrales à charbon en service à l’étranger ; elles sont, elles aussi, fortement émettrices de particules fines. » On le voit, le problème est bien extérieur à notre vallée, et le PPA2 ne saurait suffire à le régler. Il s’agit à nouveau du syndrome du nuage de Tchernobyl…

 

Le PPA2, avatar du réchauffisme

En revanche, ce qu’on peut noter, c’est le rapprochement que font nombre d’associations et de collectifs qui prospèrent sur la question, avec la théorie du bouleversement climatique d’origine anthropique, ce qu’on appelle couramment le réchauffement de la planète. Cela pose donc deux autres soucis.

Validité des théories du GIEC

Le premier est la validité de la théorie. Je me réfèrerais par exemple à l’article de ce 7 octobre 2018 paru dans The Australian, intitulé « 70 erreurs trouvées dans les relevés de températures utilisés par les modèles climatiques« , ou à l’article voisin paru dans le Daily Telegraph du 9 octobre. Le Docteur John Maclean de l’université James Cook, qui est une autorité reconnue en la matière, a mené un audit sur le HadCRUT4, qui est une compilation de données utilisées notamment par le GIEC.
Il relève que pendant 2 ans, les données de l’ensemble de l’hémisphère sud ont été extrapolées à partir d’un seul site en Indonésie.
Des températures sont accompagnées de lieux mal orthographiés, de la mauvaise heure, ou ont fait l’objet « d’ajustements ».
Des températures soi-disant relevées en mer l’ont été à 80 km à l’intérieur des terres.
Saint-Kitts, île des Caraïbes, aurait connu pendant 2 mois entiers une température de 0°.
En Roumanie, où la température avoisine les 10° en septembre, un village aurait connu -46° en septembre 1953.

Et tout le monde admet les modèles qui sont tirés de ces données. Par ailleurs, le GIEC se vante de représenter le consensus de 2500 climatologues. Le Dr Maclean a découvert qu’ils n’étaient en réalité que 53, membres d’un même réseau professionnel proche de Michael Mann, qui est l’inventeur de la fameuse courbe en crosse de hockey.

Les cycles historiques du climat

Par ailleurs, quiconque visite le musée des cristaux à Chamonix aura une explication sur le climat, sous réserve que les panneaux aient été modifiés récemment. Je veux parler des cycles de Milutin Milankovitch. Ce savant serbe a analysé les effets des variations d’excentricité de l’orbite terrestre autour du soleil, de la périodicité d’inclinaison des pôles et de la précession des équinoxes. Ses théories ont été validées par l’examen des carottes glaciaires.

Il faut également tenir compte des différents cycles solaires, et notamment d’apparition des taches sur le soleil, qui sont les cycles de Schwabe de 9 à 13 ans, le cycle de Jupiter – Saturne de 59 ans, le cycle de Gleissberg de 90 à 110 ans, le cycle de DeVries et Suess de 180 à 220 ans ou le cycle de Hallstattzeit de 2 300 ans. Tout cela provoque des variations du climat.

L’Europe connait ainsi un cycle de pluies de 5 à 10 ans. De façon plus large, les 700 000 dernières années ont vu des cycles de glaciation d’environ 100 000 ans, avec des périodes inter-glaciaires de 10 à 15 000 ans.

Il y a 20 000 ans, les glaciers allaient jusqu’à Lyon au moins. Les lyonnais sont d’ailleurs très fiers de leur « Gros caillou » à la Croix-Rousse, qui est un reste de moraine glaciaire. La mer était environ 120 mètres sous son niveau actuel. Ce qui explique, par exemple, l’existence de la grotte Cosquer. Ses peintures ont été datées de 19 000 à 27 000 ans, et l’entrée est à présent à 37 mètres sous la Méditerranée. On y voit des chevaux, des bouquetins, des cerfs, des bisons et des aurochs, sans compter les phoques, pingouins, méduses et autres poissons.
Plus près de nous, la grotte Chauvet a été occupée il y a 37 000 à 33 500 ans, puis de 31 000 à 28 000 ans. On y voit des félins, des éléphants, rhinocéros, chevaux, etc. qui sont des animaux de climat chaud (qui ne sont manifestement pas arrivés grâce à l’Aquarius !). Dans nos régions, il a donc fait bien plus chaud, et bien plus froid que maintenant.
Les théories réchauffistes sont donc à considérer comme des théories, pas comme un dogme. D’autant plus que les modèles se basent sur une évolution « toutes choses égales par ailleurs » comme disent les économistes. Mais cela fait 40 ans qu’on nous annonce la fin des énergies fossiles, et les dernières dates prévues sont entre 2020 et 2040… au point que même l’Arabie Saoudite prépare son économie pour l’après-pétrole.

Les solutions : toujours plus de mondialisme

Et cela nous amène au second problème, qui est celui des solutions proposées. Car ce changement climatique, tout comme le PPA de la vallée de l’Arve, génèrent un business très juteux.
Je ne rappellerai pas les scandales liés au marché des droits à polluer. Je ne reviendrai pas non plus sur les scandales qui ont ridiculisé la théorie de la disparition de la couche d’ozone au siècle dernier. Comme preuve du sérieux de certaines « solutions » proposées, je mentionnerai juste le rapport de Environmental Research Lettersparu l’an passé, mais dont l’AFP vient de publier un graphique recommandant, comme moyen le plus efficace de refroidir la planète, d’avoir un enfant de moins. Comme si c’était une production à la chaîne, prévisible. Ou comme si la poubelle verte, forcément, était la solution pour ceux qu’on a déjà. Mais il faudrait faire confiance à ces gens-là !
Le plus important, c’est qu’on nous dit qu’il s’agit de problèmes qui nous dépassent, et qu’il faut des réponses globales. « Global », voilà le maître mot.
Au nom des dogmes de libre-circulation et de marché unique, nos routes sont envahies de camions. Nos emplois disparaissent, victimes d’un côté des délocalisations vers les pays où la main-d’œuvre est moins chère, de l’autre du dumping social organisé au sein même de l’Union Européenne avec des travailleurs détachés, venant des pays de l’Est à bas salaire, travailler dans nos pays dits riches de l’Ouest.
Au nom du libre-commerce mondial, on diffuse les scandales alimentaires et les maladies : grippe aviaire H1N1, lait frelaté, mais aussi catastrophes comme à Bhopal ou Lahore, sont des conséquences du libéralisme libre-échangiste.
Et pour guérir ces mots, on nous impose un raisonnement simple : les États ne peuvent répondre seuls à ces défits, ils sont défaillants, il faut donc les remplacer par des instances supra-nationales.
Quand les Français ont refusé la constitution européenne en 2005, Sarkozy a dissout le peuple, et est passé en force après un petit maquillage. Comme l’a dit Giscard d’Estaing : « les outils sont exactement les mêmes. Seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils. La boîte, elle-même, a été redécorée, en utilisant un modèle ancien, qui comporte trois casiers dans lesquels il faut fouiller pour trouver ce que l’on cherche4 » C’est bien ce qu’est ce PPA2 : une nouvelle petite boite à outils vers un gouvernement européen d’abord, puis mondialiste.
Nous, nous sommes pour rechercher les solutions en remontant à la cause réelle des problèmes. La cause, c’est le libre-échangisme, la libre-circulation, en clair la mondialisation. Pour paraphraser nos amis écolos, qui n’ont pas toujours tort, quand même, il nous faut des solutions nationales pour un désordre global. Voilà pourquoi notre avis n’est pas réservé concernant ce PPA2, il est radicalement opposé.

 

 

 


Libre expression des élus Cluses Bleu Marine : PPA2 en vallée d’Arve

Étrembières : l’heure de la récompense pour les squatters

Communiqué de Dominique Martin, Député français RN/ENL au Parlement européen

Les élus et habitants d’Étrembières en Haute-Savoie et de l’agglomération seraient excédés par le squat de Roms depuis plus d’un an. Tout le monde s’accorde sur la ghettoïsation des environs et l’impressionnante criminalité générée. On serait donc en droit de s’attendre à la plus grande fermeté et à une sévérité exemplaire.

 

En réalité, dès leur arrivée ces squatters ont été pris en charge par les services sociaux et associations d’aide complices. Il faut permettre la « réinsertion » de personnes qui n’ont jamais été insérées, ni souhaité l’être. Pire, lorsque sonne enfin l’heure de l’expulsion, les services sociaux et municipaux, pourtant déjà fort occupés avec les Français dans la misère, sont mobilisés pour reloger d’urgence et en priorité ces personnes qui violent nos lois et la propriété depuis leur arrivée. C’est la fermeté des Bisounours !

 

Dominique Martin, député européen, rappelle que la libre-circulation au sein de l’Union européenne n’est pas l’autorisation de violer toutes les lois au passage. Il ne faudrait pas que ces Roms trouvent porte ouverte chez nous dès lors qu’ils squattent quelque part, et s’autorisent pour certains toutes sortes d’exactions. Le Rassemblement National condamne cette politique complice de nos gouvernants, qui proclament une fermeté de façade tout en mettant en place de véritables aspirateurs à une immigration massive et incontrôlée.

Libre expression des élus Cluses Bleu Marine : couscous de la libération et concerts d’été