Accueillir des migrants, oui, mais chez les autres ?

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

La Haute-Savoie comme l’ensemble des départements, se voit contrainte d’accueillir quantité de migrants depuis des années. Par petits nombres d’abord, puis des quantités régulièrement répétées : 150 par ci, 25 par là. La manifestation autorisée du Front National contre la candidature de Chamonix à accueillir un centre d’hébergement, fin 2016, avait vu son Maire M. Fournier s’abaisser aux plus vils encouragements aux contre-manifestants illégaux.

Face à ce grand nombre d’associations et de militants clamant bien fort le devoir de solidarité dans le secteur, le Département a décidé d’implanter un nouveau centre à Passy. Dès lors, une pétition contre ce projet de centre a été lancée, et M. Patrick Kollibay, Maire, s’insurge aux côtés de ses administrés.

Dominique Martin soutient M. Kollibay ainsi que les pétitionnaires dans leur opposition à ce centre, ainsi qu’à tout autre. Il lui propose de venir en personne lui offrir une carte de membre d’honneur du Rassemblement National, seul mouvement proposant un programme cohérent, de la Commune à l’Union européenne, pour la maîtrise de nos frontières et la lutte contre la subversion migratoire.

Conseil municipal de Cluses : budget 2019

Intervention de Dominique Martin sur le budget 2019

Monsieur le Maire,

Je pourrais procéder à l’analyse de votre copieux document, et relever les points les plus marquants, comme la formidable baisse des immobilisations de près de 5 millions (p.4), signe d’un désinvestissement matériel de notre commune, alors que, dans le même temps, les prestations de services doublent presque. Ou encore p. 5 l’emprunt de 1,4 millions, que vous annoncez avec l’air de ne pas y toucher, ou les 600 000€ d’études, materiel et logiciels p. 19. Voire même la baisse des subventions aux associations, qui, associée à l’obligation de participer aux événements communaux, va de fait toujours bénéficier aux mêmes, en pesant surtout sur les associations dont l’objet social n’est pas en lien avec les festivités communales.

Mais l’essentiel n’est pas là. L’essentiel, c’est d’abord votre posture macronienne, et ensuite, le poids de l’héritage que vous revendiquez.

Pourquoi donc parler de posture macronienne ?  Parce que, comme le Président que vous avez fait élire, vous annoncez des engagements que vous ne tenez pas. Ces engagements figurent page 2 de votre rapport, je cite :

  1. non augmentation des taux d’imposition communaux
  2. désendettement de la commune
  3. baisse des dépenses de fonctionnement

Ne pas augmenter les taux, c’est une chose, mais ce qui est compris par les gens, et largement repris par la presse, parce que c’est ainsi que vous vous exprimez oralement, c’est « je n’augmenterai pas la fiscalité des ménages ». Or, la première remarque, vous y êtes habitué, c’est que si vous maintenez les taux inchangés, l’État augmente de son côté les bases de calcul, ce qui fait que, au final, la feuille d’impôts de nos concitoyens continue d’augmenter.

La deuxième remarque, c’est que, comme M. Macron, vous mettez l’accent sur le taux de 2 taxes, mais que vous alourdissez les prélèvements par ailleurs. Ainsi, vous allez augmenter tout à l’heure de 66% la surtaxe sur l’eau potable. Mais une surtaxe n’est pas une taxe, n’est-ce-pas ?
Ou encore, le stationnement rapporte, on l’a vu lors du DOB* le mois dernier, 132 000€, et les amendes de stationnement 98 000€. Mais ce sont des redevances, pas des taxes.
De la même façon, les tarifs municipaux vont augmenter tout à l’heure. Il est vrai que pour se faire enterrer, se marier, organiser une fête, régler des tarifs n’est pas payer une taxe.
Quant aux associations qui percevront moins de subventions, elles devront augmenter leurs cotisations, mais ça ne sera pas une taxe.
De même, les commerçants et entreprises voient les taxes sur les terrasses et la publicité grever leur résultat, et devront à terme répercuter ces coûts sur leurs clients, qui supporteront donc indirectement cette hausse des taxes.

L’imposture du discours est la même, dans l’État de M. Macron, ou dans la commune que vous dirigez. Pourtant, depuis un mois, vous avez aux portes de la Commune des gilets jaunes qui manifestent contre cette façon de procéder.

Quant à vos deux autres engagements, le désendettement et les dépenses de fonctionnement, ils sont contredits par l’héritage que vous avez choisi d’assumer. On aurait pu souhaiter que vous prendriez une orientation différente de votre prédécesseur. Mais dans le Dauphiné du 2 décembre, vous avez déclaré « Le mandat reste le même, on est dans la continuité ». Alors, si nous sommes dans la continuité, je vous propose de comparer les chiffres de votre budget 2019, au compte administratif de l’année 2015, la première année pleine de votre mandat.

Les dépenses réelles de fonctionnement étaient à 23,8 millions €. Cette année, le total budgété 2019 (p.7) est à 23,6 millions. L’investissement avait été de 4,5 millions en 2015, il est prévu 6,4 millions (total p. 3). L’encours de la dette est de 26,9 millions, auquel il faudra sans doute ajouter le million 4 emprunté en 2019. En 2015, c’était moins de 20 millions. Le ratio encours dette sur dépenses réelles de fonctionnement était de 51,27%, il a doublé à 103,03%. La dette par habitant est passée de 1035€ à 1443€, avec une population presque stable. La capacité de désendettement est passée de 6,9 ans à 11,16 annoncés p. 6, une nouvelle fois sans cohérence avec les chiffres que nous avons déjà dénoncés par le passé parce qu’incohérents (11,19 ans en mars, 11,73 ans en novembre, 11,16 ans aujourd’hui) et maquillés. Je vous cite p. 8 : « Afin d’inciter les collectivités à sécuriser leur dette et dans le but de ne pas pénaliser celles qui doivent payer une forte indemnité de remboursement anticipé en empruntant à nouveau, il est permis de retraiter la capacité de désendettement en soustrayant du capital restant dû de la dette le montant souscrit pour financer l’indemnité de remboursement anticipé» Au final, bien malin qui peut voir la réalité.

Je note au passage qu’au DOB le mois dernier, vous annonciez une extinction de la dette « toutes choses égales par ailleurs » en 2033, et que p.23 on est revenu à 2042.

Et encore, tous ces chiffres seraient évidemment à comparer à périmètre constant, alors que de nombreuses dépenses ont été transférées, comme l’eau ou les transports urbains.

Et encore, l’année 2015, première de votre mandat, était-elle déjà en forte dégradation par rapport aux années précédentes.

Alors quand, p. 7, vous annoncez votre volonté, enfin, « d’amorcer le redressement de la situation financière de la ville », nous disons que ce n’est pas trop tôt, et que vous ne ferez, sur la fin de votre mandat, que revenir partiellement sur les errements du début. C’est pourquoi nous ne voterons pas ce budget.

 

 

* DOB : débat d’orientations budgétaires. Il s’agit de la présentation par l’exécutif de la politique qu’il entend mettre en œuvre et financer par le budget primitif.

Libre expression des élus Cluses Bleu Marine : analyse du budget primitif 2019 de la Ville

Non au laïcisme sectaire et intolérant !

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

J’apporte tout mon soutien à Bernard Cartier, Maire de Chatillon-sur-Cluses, qui a eu l’audace d’installer une crèche dans sa commune[1], et se retrouve harcelé et attaqué par une obscure association de laïcistes sectaires ne représentant qu’eux-mêmes.

La crèche fait en effet partie de notre culture et de nos traditions populaires, sans lesquelles Noël n’a aucune raison d’être. Au-delà d’une signification religieuse, c’est le symbole des familles qui se réunissent, du partage et de l’émerveillement.

Au lieu de sans cesse s’attaquer aux traditions chrétiennes qui sont la racine de notre pays, le sieur Bondois et ses coreligionnaires feraient mieux de demander la fermeture de toutes les mosquées salafistes qui perdurent dans notre pays pour propager la haine et l’intolérance, alors même qu’elles sont dûment répertoriées par les autorités. Mais il leur faudrait un minimum de courage.

J’espère que de plus en plus de Maires et de responsables de nos institutions, à la suite de Bernard Cartier, reprendront cette tradition touchante, naïve et populaire. Noël ne doit pas être abandonné au mercantilisme effréné. Je profite de ce message pour vous souhaiter à tous, ainsi qu’à tous vos proches, de joyeuses fêtes de Noël !

[1] https://www.ledauphine.com/haute-savoie/2018/12/19/la-creche-au-dessus-de-la-mairie-cristallise-la-polemique

 

Punitions collectives

Tribune des élus RN dans le bulletin municipal de Cluses

Tout le monde connaît le principe de la punition collective : une, voire quelques personnes au maximum sont responsables, mais tout le monde paie. C’est exactement la même chose avec la politique du logement, à Cluses comme ailleurs.

En effet, la “politique de la Ville” consiste à cibler un quartier dit “prioritaire”, c’est-à-dire un quartier où des voyous font régner leur loi, et à essayer de compenser en repeignant les cages d’escalier ou en prenant d’autres mesures s’attaquant uniquement aux conséquences du problème réel.  Des sommes gigantesques sont englouties, bien entendu sans résultat concret. Et on nous dit que cela se fait en partenariat avec la Communauté de communes, le Département, la Région, l’État, l’Union européenne… Mais au final, qui abonde les budgets de toutes ces collectivités ? Vous, avec vos impôts, même si vous l’ignorez, vous pouvez constater les bénéficiaires de vos impôts locaux (taxe foncière et taxe d’habitation).

Et ne parlons pas des “copropriétés dégradées” ! C’est le même principe. Quelques copropriétaires ne paient pas leurs charges. La première punition collective frappe les autres copropriétaires, puisque les travaux d’entretien s’arrêtent, et que des fournisseurs comme la chaufferie collective cessent de fournir le chauffage et l’eau chaude. Sans entretien ni chauffage, un immeuble se dégrade très rapidement. Survient alors la deuxième punition collective, puisque la Ville décide, avec les impôts de tous les citoyens, d’aider à maintenir la situation.

S’il peut y avoir une solidarité normale envers les copropriétaires victimes, ne devrait-elle pas s’appliquer uniquement une fois les mauvais payeurs mis face à leurs responsabilités ?

Les gilets jaunes, signes visibles de la colère générale face à l’insupportable pression fiscale qui accable tous les Français, montrent pourtant que nos dirigeants ne doivent plus dépenser inconsidérément en se disant qu’une taxe ou une contribution n’est pas un impôt, et que nos poches sont toujours plus profondes. Trop c’est  trop, et on ne peut plus continuer à tous payer à cause de quelques-uns, toujours les mêmes.

En ce mois de décembre, les élus Cluses Bleu Marine vous souhaitent à tous de bonnes fêtes de Noël, ainsi qu’à vos familles et à vos proches. Que les lumières, les chants et la fête soient l’occasion de célébrer la famille et l’amitié, et d’espérer un avenir meilleur pour 2019.

Dominique Martin fête les 50 ans des anciens d’AFN de Scionzier

Le samedi 24 novembre, Dominique Martin était présent à l’amicale des anciens AFN.

Libre-expression des élus Cluses Bleu Marine : la situation financière de la ville

Le PPA2, petite boite à outils vers le mondialisme

Intervention de Dominique Martin sur le PPA2 à Cluses

Conseil municipal de Cluses – 16/10/18
Plan de Protection de l’Atmosphère Vallée de l’Arve 2018-2023 :
avis de la commune de Cluses

Je vais reprendre, pour l’essentiel, la ligne que j’ai développée à la 2CCAM le 27 septembre dernier. La fin de non-recevoir méprisante de l’État par la voix du Préfet n’est pas de nature à faire changer les choses, bien entendu.

Courrier du préfet

En effet, le Préfet rappelle d’abord que le financement du PPA2 n’est pas là. Quand il nous dit simplement que les financements du fonds air-bois « seront supérieurs à ceux du PPA1 et couvriront aussi les coûts d’animation et de communication connexes au Fonds Air-Bois » il nous annonce des financements pour brasser l’air.
Pour le fonds air-gaz, dire que « l’atteinte des objectifs (…) sera à revoir et la mesure prévue sera amendée avant l’enquête publique » revient à annoncer une sérieuse diminution du plan.
Enfin, pour le fonds air-industrie, qui sera le plus ruineux pour les communautés de communes, il avoue benoîtement que « les financements de l’État ne sont pas, à l’heure actuelle, à la hauteur des autres partenaires du PPA et des annonces qui ont été faites. » En clair, débrouillez-vous sans nous.
À la crainte de voir l’État confisquer la gestion des politiques que nous payons, il annonce que « l’objectif est simplement de transformer [les instances] qui ont existé jusqu’à présent » comme si cela devait nous rassurer, surtout qu’il annonce juste après que l’État pourra mobiliser nos pouvoirs généraux de police concernant l’écobuage.
Quand il conclue en disant que le PPA2 est « le résultat d’une large concertation, qui a permis l’expression de propositions par tous les groupes de travail » il ne dit pas que cette expression a été entendue et prise en compte.
Ce courrier, loin de nous rassurer, devrait donc au contraire nous alerter et nous conforter dans l’idée que le PPA2 sera complètement téléguidé depuis Paris, qui au final n’assurera pas ses engagements financiers. En même temps, comme qui dirait, d’aucuns dans nos instances ont bien cru en des promesses creuses et intenables en 2017…

 

Mesures du PPA2

Reprenons donc les choses. Selon ce PPA2, en résumé, la pollution provient des cheminées à foyer ouvert, des vieux diesel et de l’usine SGL Carbon ainsi que des petites entreprises de la vallée.

Foyers ouverts

Il faut donc, en priorité, faire la guerre aux cheminées à foyers ouverts et à leurs possesseurs. On va donc favoriser les foyers fermés, et les chauffages du style poêles à granulés.

Or les inserts, rarement utilisés dans leur plage de fonctionnement optimale, sont connus1 pour dégager des composés soufrés, dioxines, furanes, 1-3butadiène, formaldéhyde et autres benzènes, qui ne sont pas pris en compte par ce PPA.

Quant aux usines de production des granulés et bûches de bois compressé, les autorisations préfectorales2 indiquent des rejets autorisés de cuivre, arsenic, chrome, benzène, formaldéhyde, acroléine, dioxines et furanes.

Vieux diesel

La guerre aux vieux diesel, elle, va souvent n’avoir qu’une conséquence : interdire aux Mairies de sortir le chasse-neige, qui est souvent le seul véhicule concerné. Dans le même temps, notre vallée est traversée chaque jour par des milliers de camions qui n’apportent aucune richesse et se contentent de traverser le tunnel du Mont-Blanc.

Il est vrai qu’un seul camion, une fois lancé sur le plat, pollue peu aujourd’hui. Le problème vient en réalité de leur nombre, et du relief. En effet, Passy est à 542 m d’altitude, et l’entrée du tunnel à 1274 m. À la montée, les camions roulent donc avec un moteur à pleine charge, là où il est le plus polluant. Les transmissions, et donc les embrayages et les pneus, sont fortement sollicités. À la descente, ce sont les disques de frein.

Or Le Monde3, en janvier 2015, rapportait une étude d’Airparif, selon laquelle en Ile-de-France, fort plate comparée à la Haute-Savoie, 41% du total des particules fines en suspension (l’enquête s’intéressait aux PM10) provenaient de l’abrasion des pneus, du revêtement routier et des freins. Les seules plaquettes de freins, toujours dans une région plate, étaient responsables de 20% du total des particules fines en suspension. Selon l’INSA, à Lyon, c’est 20 000 tonnes de poussières de frein qui sont dégagées chaque année en France. Dans ces émanations, il y a fer, cuivre, zinc, cadmium, baryum, nickel, chrome, manganèse, plomb, soufre…

La conclusion est donc simple : pour abaisser les PM10 de 30 % comme l’ambitionne le PPA2, commençons par éradiquer le fret international par le Mont-Blanc, ce qui diminuerait aussi, du même coup, les PM2,5.

Mais le PPA espère beaucoup du CEVA, qui sera certes un progrès, et mentionne à demi-mots le ferroutage. Je rappellerai ici le projet que j’ai défendu dès les élections législatives de 1993 auxquelles j’étais déjà candidat, à savoir le percement d’un nouveau tunnel sous le Mont-Blanc, depuis le Fayet. Tunnel ferroviaire, il aurait été dédié au ferroutage des camions depuis une plate-forme multimodale située au nœud autoroutier de Nangy. Depuis 25 ans, ce tunnel serait déjà en service, alors que les présidents de nos communautés de communes commencent tout juste à en parler.

Industrie

Concernant nos entreprises, l’usine de Chedde appartient désormais à SGL Carbon, groupe allemand. Gilbert Catala rappelait récemment que l’entreprise répond déjà à l’ensemble des normes en vigueur, tout comme l’ensemble des industriels de la vallée. Pourquoi donc vouloir culpabiliser ces entreprises qui pourraient délocaliser sans remord ? Si les normes sont mal faites, désuètes ou insuffisantes, il faut changer la loi et les normes, et non attaquer les entreprises qui les respectent.

 

La principale source de pollution

Mais ce PPA2, et le courrier des communautés de communes, oublient tous deux la principale source de pollution. Un rapport de Greenpeace de juin 2013, intitulé Silent killers (les tueurs silencieux) mentionne déjà que la pollution atmosphérique des centrales à charbon en UE était responsable de 30 000 décès par an, dont 1 000 en France.

Le rapport ministériel de janvier 2015 consacré à La gestion des pics de pollution de l’air mentionne par exemple dans sa page 33 que les pics de pollution de mars 2014 et 2015 « ont été l’occasion d’affirmations diverses concernant l’importance de la pollution en provenance de l’étranger, et d’une responsabilité particulière des centrales thermiques au charbon d’Allemagne. »

Lors de la réunion de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, le 31 janvier 2017, un certain Martial Saddier déclarait : « il faudrait évoquer aussi les centrales à charbon en service à l’étranger ; elles sont, elles aussi, fortement émettrices de particules fines. » On le voit, le problème est bien extérieur à notre vallée, et le PPA2 ne saurait suffire à le régler. Il s’agit à nouveau du syndrome du nuage de Tchernobyl…

 

Le PPA2, avatar du réchauffisme

En revanche, ce qu’on peut noter, c’est le rapprochement que font nombre d’associations et de collectifs qui prospèrent sur la question, avec la théorie du bouleversement climatique d’origine anthropique, ce qu’on appelle couramment le réchauffement de la planète. Cela pose donc deux autres soucis.

Validité des théories du GIEC

Le premier est la validité de la théorie. Je me réfèrerais par exemple à l’article de ce 7 octobre 2018 paru dans The Australian, intitulé « 70 erreurs trouvées dans les relevés de températures utilisés par les modèles climatiques« , ou à l’article voisin paru dans le Daily Telegraph du 9 octobre. Le Docteur John Maclean de l’université James Cook, qui est une autorité reconnue en la matière, a mené un audit sur le HadCRUT4, qui est une compilation de données utilisées notamment par le GIEC.
Il relève que pendant 2 ans, les données de l’ensemble de l’hémisphère sud ont été extrapolées à partir d’un seul site en Indonésie.
Des températures sont accompagnées de lieux mal orthographiés, de la mauvaise heure, ou ont fait l’objet « d’ajustements ».
Des températures soi-disant relevées en mer l’ont été à 80 km à l’intérieur des terres.
Saint-Kitts, île des Caraïbes, aurait connu pendant 2 mois entiers une température de 0°.
En Roumanie, où la température avoisine les 10° en septembre, un village aurait connu -46° en septembre 1953.

Et tout le monde admet les modèles qui sont tirés de ces données. Par ailleurs, le GIEC se vante de représenter le consensus de 2500 climatologues. Le Dr Maclean a découvert qu’ils n’étaient en réalité que 53, membres d’un même réseau professionnel proche de Michael Mann, qui est l’inventeur de la fameuse courbe en crosse de hockey.

Les cycles historiques du climat

Par ailleurs, quiconque visite le musée des cristaux à Chamonix aura une explication sur le climat, sous réserve que les panneaux aient été modifiés récemment. Je veux parler des cycles de Milutin Milankovitch. Ce savant serbe a analysé les effets des variations d’excentricité de l’orbite terrestre autour du soleil, de la périodicité d’inclinaison des pôles et de la précession des équinoxes. Ses théories ont été validées par l’examen des carottes glaciaires.

Il faut également tenir compte des différents cycles solaires, et notamment d’apparition des taches sur le soleil, qui sont les cycles de Schwabe de 9 à 13 ans, le cycle de Jupiter – Saturne de 59 ans, le cycle de Gleissberg de 90 à 110 ans, le cycle de DeVries et Suess de 180 à 220 ans ou le cycle de Hallstattzeit de 2 300 ans. Tout cela provoque des variations du climat.

L’Europe connait ainsi un cycle de pluies de 5 à 10 ans. De façon plus large, les 700 000 dernières années ont vu des cycles de glaciation d’environ 100 000 ans, avec des périodes inter-glaciaires de 10 à 15 000 ans.

Il y a 20 000 ans, les glaciers allaient jusqu’à Lyon au moins. Les lyonnais sont d’ailleurs très fiers de leur « Gros caillou » à la Croix-Rousse, qui est un reste de moraine glaciaire. La mer était environ 120 mètres sous son niveau actuel. Ce qui explique, par exemple, l’existence de la grotte Cosquer. Ses peintures ont été datées de 19 000 à 27 000 ans, et l’entrée est à présent à 37 mètres sous la Méditerranée. On y voit des chevaux, des bouquetins, des cerfs, des bisons et des aurochs, sans compter les phoques, pingouins, méduses et autres poissons.
Plus près de nous, la grotte Chauvet a été occupée il y a 37 000 à 33 500 ans, puis de 31 000 à 28 000 ans. On y voit des félins, des éléphants, rhinocéros, chevaux, etc. qui sont des animaux de climat chaud (qui ne sont manifestement pas arrivés grâce à l’Aquarius !). Dans nos régions, il a donc fait bien plus chaud, et bien plus froid que maintenant.
Les théories réchauffistes sont donc à considérer comme des théories, pas comme un dogme. D’autant plus que les modèles se basent sur une évolution « toutes choses égales par ailleurs » comme disent les économistes. Mais cela fait 40 ans qu’on nous annonce la fin des énergies fossiles, et les dernières dates prévues sont entre 2020 et 2040… au point que même l’Arabie Saoudite prépare son économie pour l’après-pétrole.

Les solutions : toujours plus de mondialisme

Et cela nous amène au second problème, qui est celui des solutions proposées. Car ce changement climatique, tout comme le PPA de la vallée de l’Arve, génèrent un business très juteux.
Je ne rappellerai pas les scandales liés au marché des droits à polluer. Je ne reviendrai pas non plus sur les scandales qui ont ridiculisé la théorie de la disparition de la couche d’ozone au siècle dernier. Comme preuve du sérieux de certaines « solutions » proposées, je mentionnerai juste le rapport de Environmental Research Lettersparu l’an passé, mais dont l’AFP vient de publier un graphique recommandant, comme moyen le plus efficace de refroidir la planète, d’avoir un enfant de moins. Comme si c’était une production à la chaîne, prévisible. Ou comme si la poubelle verte, forcément, était la solution pour ceux qu’on a déjà. Mais il faudrait faire confiance à ces gens-là !
Le plus important, c’est qu’on nous dit qu’il s’agit de problèmes qui nous dépassent, et qu’il faut des réponses globales. « Global », voilà le maître mot.
Au nom des dogmes de libre-circulation et de marché unique, nos routes sont envahies de camions. Nos emplois disparaissent, victimes d’un côté des délocalisations vers les pays où la main-d’œuvre est moins chère, de l’autre du dumping social organisé au sein même de l’Union Européenne avec des travailleurs détachés, venant des pays de l’Est à bas salaire, travailler dans nos pays dits riches de l’Ouest.
Au nom du libre-commerce mondial, on diffuse les scandales alimentaires et les maladies : grippe aviaire H1N1, lait frelaté, mais aussi catastrophes comme à Bhopal ou Lahore, sont des conséquences du libéralisme libre-échangiste.
Et pour guérir ces mots, on nous impose un raisonnement simple : les États ne peuvent répondre seuls à ces défits, ils sont défaillants, il faut donc les remplacer par des instances supra-nationales.
Quand les Français ont refusé la constitution européenne en 2005, Sarkozy a dissout le peuple, et est passé en force après un petit maquillage. Comme l’a dit Giscard d’Estaing : « les outils sont exactement les mêmes. Seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils. La boîte, elle-même, a été redécorée, en utilisant un modèle ancien, qui comporte trois casiers dans lesquels il faut fouiller pour trouver ce que l’on cherche4 » C’est bien ce qu’est ce PPA2 : une nouvelle petite boite à outils vers un gouvernement européen d’abord, puis mondialiste.
Nous, nous sommes pour rechercher les solutions en remontant à la cause réelle des problèmes. La cause, c’est le libre-échangisme, la libre-circulation, en clair la mondialisation. Pour paraphraser nos amis écolos, qui n’ont pas toujours tort, quand même, il nous faut des solutions nationales pour un désordre global. Voilà pourquoi notre avis n’est pas réservé concernant ce PPA2, il est radicalement opposé.

 

 

 


Libre expression des élus Cluses Bleu Marine : PPA2 en vallée d’Arve