5,6 milliards d’euros engloutis dans la Méditerranée en 10 ans

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

5,6 milliards d’euros engloutis dans la Méditerranée en 10 ans

 

Imaginée par Nicolas Sarkozy et fondée en 2008 lors d’une cérémonie mémorable qui aura coûté 17 millions d’euros au contribuable français[1], l’Union pour la Méditerranée (UpM) (en arabe : الاتحاد من أجل المتوسط) est une organisation intergouvernementale rassemblant les 28 membres de l’Union européenne (UE) et 15 pays d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient (Turquie, Jordanie, Israel…) et la ligue Arabe.

 

En 10 ans, l’Union pour la Méditerranée (UpM) a subventionné 54 projets de coopération d’une valeur de 5,6 milliards d’euros, allant d’initiatives de développement durable et des projets d’infrastructures urbaines à des programmes favorisant l’égalité des sexes, l’entrepreneuriat ou la création d’emplois. Deux universités euro-méditerranéennes ont été créées.

 

  1. Safadi, co-président jordanien a reconnu lors de la conférence anniversaire (08/10/2018) que la situation en Méditerranée avait empiré depuis la création de l’UpM[2].

 

Quelle est la contribution nette versée par la France et les autres contributeurs nets au budget de l’UpM ?

 

Quel est le nombre d’emploi créés dans l’UE et hors UE, rapportés au budget investi ?

 

Pourquoi Bruxelles continue de financer l’UpM au détriment de la création de l’emploi en Europe ?

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_pour_la_M%C3%A9diterran%C3%A9e

 

[2] Agence Europe (08/10/2018)

Réponse donnée par la vice-présidente Mogherini au nom de la Commission européenne (20.12.2018)

 

Bruxelles ne répond pas car le chiffre est affligeant ou la Commission ne sait pas.

 

L’objectif premier de l’Union européenne (UE) dans la Méditerranée est de garantir la paix, la prospérité et la stabilité. L’Union pour la Méditerranée (UpM) est le principal cadre de coopération au sein de la région, comme cela a été confirmé en 2015 par le réexamen de la politique européenne de voisinage[1].

 

L’UpM s’emploie à atteindre un plus haut degré de coopération et, in fine, d’intégration, par le dialogue et la réalisation de projets régionaux. Ces initiatives sont génératrices d’avantages directs, concrets et collectifs pour les citoyens tant des États membres de l’Union européenne que des 15 pays partenaires de la Méditerranée qui sont membres de l’UpM, dans des domaines essentiels tels que l’emploi des jeunes, l’entrepreneuriat, l’environnement, la gestion de l’eau et les infrastructures. Les 54 projets de l’UpM mentionnés par l’honorable parlementaire ont été financés par une combinaison de ressources publiques et privées. Parmi eux, on compte des initiatives phares telles que Med4jobs, le programme de l’UpM destiné à accroître l’employabilité des jeunes et des femmes, à réduire l’écart entre l’offre et la demande de main-d’œuvre, ainsi qu’à promouvoir une culture de l’entrepreneuriat et le développement du secteur privé.

 

Le secrétariat de l’UpM dispose d’un budget opérationnel de 8,4 millions d’euros, financé à hauteur de 50 % par le budget de l’UE et, pour l’autre moitié, par les contributions des pays partenaires de l’UpM.

 

[1]    http://eeas.europa.eu/archives/docs/enp/documents/2015/151118_joint-communication_review-of-the-enp_fr.pdf