« Le parti pris de Dominique Martin » n°30

Bruxelles investit 3 fois plus en Afrique qu’en France !

Fin septembre, j’avais demandé à la Commission de Bruxelles, pourquoi elle avait budgété 61 milliards d’euros sur 7 ans pour l’Afrique alors qu’on a 150 000 SDF en France. Elle me répond outre le « blablabla » habituel des eurocrates bruxellois, que « l’Union européenne investit en France 27 milliards » en 7 ans. 3 fois moins. Cherchez l’erreur !

Chômage des jeunes : les institutions européennes ne proposent pas de contrat en alternance

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

Chômage des jeunes : les institutions européennes ne proposent pas de contrat en alternance

Les jeunes ont été particulièrement frappés par la crise. Ils sont vulnérables en raison de leur manque d’expérience professionnelle, parfois en raison d’études ou de formations inadaptées[1].

 

En novembre 2018, un peu plus de 3,44 millions de jeunes de moins de 25 ans sont au chômage dans l’Union européenne, dont 2,45 millions dans la zone euro[2].

 

De plus en plus reconnue, l’alternance est aujourd’hui synonyme de réussite. Elle permet à l’alternant de « s’intégrer dans le monde professionnel, de se voir confier des missions, des responsabilités, accumuler des expériences professionnelles et ainsi acquérir un certain nombre de compétences opérationnelles tout en renforçant son employabilité »[3].

 

Des politiques en faveur du développement des compétences pour lutter contre le chômage des jeunes auraient été mises en place par le Parlement européen. Ces politiques insistent sur « l’importance du modèle de formation par alternance et de compétences pratiques, sociales et de communication (…) ».[4]

Mais l’administration des institutions européen ne propose aucune alternance aux jeunes !

 

  1. Pourquoi l’administration des institutions européennes ne propose-t-elle pas d’alternance malgré ces constats ?
  2. A partir de quelle date comptez-vous remédier à ce problème et proposer des alternances ?

[1] https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:C:2013:120:0001:0006:FR:PDF

[2] https://www.touteleurope.eu/actualite/le-taux-de-chomage-des-jeunes-en-europe.html

[3] https://www.alternance.fr/infos-conseils/10-bonnes-raisons-choisir-alternance-388.php

[4] Site du Parlement européen, http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P8-TA-2016-0008+0+DOC+XML+V0//FR

 

Réponse donnée par M. Oettinger au nom de la Commission européenne

Les programmes d’alternance associent des périodes dans un établissement d’enseignement ou de formation et des périodes sur le lieu de travail, combinées selon une alternance hebdomadaire ou mensuelle. Leur structure et leur mise en œuvre varient considérablement d’un secteur et d’un pays à l’autre.

La nature du travail dans les institutions de l’Union est très spécifique et requiert généralement un diplôme de troisième cycle. Des exigences strictes en matière de transparence et de non-discrimination sont en outre appliquées lors de la sélection et du recrutement. Si le modèle de la formation en alternance n’est pas appliqué en tant que tel, un large éventail de possibilités est offert aux jeunes diplômés et aux jeunes professionnels qui souhaitent acquérir une expérience de travail à court ou à long terme au sein des institutions de l’Union.

Chaque année, plus de 1 300 jeunes Européens ont ainsi l’occasion de développer leurs compétences professionnelles et personnelles grâce aux stages de l’Union destinés aux jeunes diplômés (à partir de la licence) et, dans certains cas, aux étudiants (stages au Centre commun de recherche).

Ces programmes améliorent l’employabilité des jeunes qui y prennent part, à l’intérieur comme à l’extérieur des institutions de l’Union[1]. En outre, l’afflux de stagiaires qualifiés et motivés constitue également une réserve de talents à partir de laquelle les institutions peuvent recruter, à l’issue d’une procédure de sélection, sur la base de contrats à durée limitée.

La Commission travaille à ce que davantage de possibilités puissent être offertes chaque année aux jeunes diplômés dans le cadre des programmes de stages existants. Elle a également lancé un programme pilote — le programme «Junior Professionals» —, qui permettra de retenir plus efficacement les meilleurs talents travaillant à la Commission, que ce soit en tant que stagiaires ou sous d’autres formes de contrat.

 

[1]     http://ec.europa.eu/smart-regulation/evaluation/search/download.do?documentId=12296494

Alors que la France économise 1.2 milliards d’euros sur les APL, Bruxelles dilapide 1.6 milliards

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

Alors que la France économise 1.2 milliards d’euros sur les APL, Bruxelles dilapide 1.6 milliards

 

D’après le Canard Enchaîné, la Caisse nationale des allocations familiales aurait chiffré à 1,2 million le nombre de personnes spoliées suite à la réforme du mode de calcul des aides personnalisées au logement (APL) prévue pour 2019[1]. Jusqu’ici le gouvernement français s’est contenté d’expliquer que la mesure permettrait d’économiser près de 1,2 milliard d’euros par an.

 

Pendant ce temps à Bruxelles, l’administration de la Commission est engagée jusqu’en 2039 auprès d’un fonds d’investissement immobilier pour un loyer total de 0,6 milliards d’euros (issus notamment des impôts des Allemands, Français et Italiens) pour un bâtiment situé au coeur boursier de Londres. Le luxe est tel que ses toilettes sont en marbre.

 

L’administration du Parlement européen envisage, elle, de détruire son bâtiment de Bruxelles qui a été mal construit il y a 24 ans pour 1 milliard d’euros[2]. Son Secrétaire général a aussi décidé le 19 février 2019 d’envoyer des fonctionnaires du Parlement européen travailler à New York, Djakarta et Addis Abeba[3].

 

  1. Quelles mesures la Commission va engager pour être enfin économe dans ses dépenses immobilières afin de moins prélèver les contribuables français et européens ?

 

 

 

 

 

 

[1] https://www.capital.fr/immobilier/reforme-des-apl-1-2-million-de-perdants-lan-prochain-1318526

[2] https://www.politico.eu/article/parliament-looks-to-build-new-brussels-home/

[3] https://www.politico.eu/article/european-parliament-expansion-plan-indonesia-ethiopia-new-york/

 

Terrorisme : ne ratons pas l’indemnisation des victimes

Question écrite de Dominique Martin à la Commission européenne

Najim Laachraoui, né le 18 mai 1991 à Ajdir, dans la province de Taza (Maroc), est un terroriste islamiste ayant obtenu la citoyenneté belge. Il quitte Bruxelles en février 2013, pour faire le jihad en Syrie(1) et est inscrit sur les fichiers belges. En 2015, il revient en Europe et traverse les frontières Schengen deux mois avant les attentats de Paris. Laachraoui, en compagnie d’Abdeslam et de Belkaïd, traverse la frontière austro-hongroise où il est contrôlé sans être retenu, le 9 septembre 2015(2). Il est l’artificier des attentats de Paris du 13 novembre 2015 (130 morts et 413 blessés) et de Bruxelles du 22 mars 2016 (32 morts et 340 blessés)(3).

La Belge Mme Joëlle Milquet, ex-ministre de l’emploi (de 2008 à 2011), chargée de la politique de migration et d’asile, et ancienne ministre de l’intérieur (de 2012 à 2014)(4), a été nommée, en octobre 2017, conseillère spéciale du président de la Commission européenne concernant l’indemnisation des victimes de la criminalité, y compris des victimes du terrorisme(5).

D’après la Commission, la conseillère spéciale doit produire un rapport sur l’accès des victimes à l’indemnisation au début de l’année 2019.

La Commission peut-elle donner accès au rapport, aux notes et aux autres documents liés à cette commande(6)?

(1) https://www.liberation.fr/planete/2016/03/23/la-connexion-laachraoui_1441619
(2) https://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2016/11/12/comment-les-terroristes-des-attentats-de-paris-et-de-bruxelles-se-sont-infiltres-en-europe_5030004_4809495.html
(3) https://en.wikipedia.org/wiki/Najim_Laachraoui
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Jo%C3 %ABlle_Milquet
(5) http://www.europarl.europa.eu/doceo/document/E-8-2018-000493-ASW_FR.html
(6) Accès aux documents en vertu du règlement (CE) no 1049/2011.

 

Réponse donnée par Mme Jourová au nom de la Commission européenne

Le 4 octobre 2017, le président Jean-Claude Juncker a nommé Mme Joëlle Milquet conseillère spéciale pour l’indemnisation des victimes de la criminalité. Le mandat de la conseillère spéciale prévoyait notamment l’élaboration d’un rapport sur la manière d’améliorer l’accès des victimes d’actes criminels à l’indemnisation.

Le 11 mars 2019, à l’occasion de la 15e Journée européenne de commémoration des victimes du terrorisme, la conseillère spéciale a présenté son rapport intitulé «Renforcement des droits des victimes: de l’indemnisation à la réparation». Ce rapport fait le point sur les meilleures pratiques en matière de protection des droits des victimes au niveau national et au niveau de l’UE. La conseillère spéciale propose 41 recommandations sur la manière d’améliorer l’accès des victimes à la justice et l’indemnisation. Le rapport aborde les victimes de toutes les formes de criminalité, mais comprend un chapitre spécifique consacré aux victimes du terrorisme. Les avis exprimés dans le rapport de la conseillère spéciale sont personnels et ne reflètent pas nécessairement la position de la Commission ou de son président.

Le rapport et les informations complémentaires qui s’y rapportent, notamment un résumé du rapport (également disponible en français et en allemand), sont disponibles sur le site web de la Commission[1].

 

[1]     https://ec.europa.eu/info/policies/justice-and-fundamental-rights/criminal-justice/victims-rights_fr

Le chômage, sujet pourtant crucial, absent des sessions plénières de Strasbourg !

Communiqué de presse de Dominique Martin, Député français FN / ENL au Parlement européen, Commission Emploi et Affaires Sociales :

La Commission de Juncker ne travaille pas pour vous ! Ni pour votre famille, ni pour vos amis au chômage ! L’Union européenne compte aujourd’hui 17 millions de demandeurs d’emploi. Or, sur les 200 dossiers traités en Commission Emploi et affaires sociales depuis le début du mandat 2014-2019, très peu traitant de la lutte contre le chômage arrivent jusqu’en session plénière !

Ainsi, mi-février, le Parlement européen a voté des rapports sur la situation de nombreux pays extra-européens et sur les droits des personnes intersexuées. Il a pris position sur la pêche non réglementée dans l’océan arctique central et parfois sur des sujets techniques éloignés des réalités de la vie de tous les jours. Le chômage a beau être un sujet très complexe (manque d’investissements, formations inadaptées, compétences inappropriées, numérisation, etc.), il est totalement évincé des débats.

Il faudrait relancer l’investissement, baisser les taxes sociales, aider les PMI-PME qui représentent 90% de l’emploi salarié, favoriser l’entreprenariat, aider les reconversions, adapter les formations aux besoins professionnels actuels (notamment numériques et robotiques), etc.
Ces thématiques, le Parlement européen et ses députés doivent les prendre à bras le corps au minima à chaque session plénière de Strasbourg !
La situation de précarité des Français et des Européens devrait être la priorité de Bruxelles !

Pas l’océan arctique central !