Occupez-vous des chômeurs européens, pas de l’ancienne République yougoslave de Macédoine et du Monténégro

Le Parlement européen

– Vu l’article 133 du règlement ;

 

A) Considérant les 17 millions de demandeurs d’emploi dans l’Union européenne ;

B) Considérant qu’en commission emploi, réunie à Bruxelles tous les mois, 200 dossiers[1] ont actuellement été traités depuis le début du mandat 2014-2019 ;

C) Considérant que malgré ce constat, seulement très peu de dossiers traitant de la lutte contre le chômage arrivent jusqu’en session plénière ;

D) Considérant qu’à la place, les Députés européens votent des rapports sur la situation de tous les pays du Monde[2] et, parfois, se positionnent sur des sujets techniques éloignés des réalités de la vie de tous les jours ;

E) Considérant enfin que le sujet du chômage est aussi complexe que diversifié : formations, compétences, numérisation et robotisation, désertification des zones rurales, etc. ;

 

  1. Demande à ce que le Parlement européen traite des questions relatives au chômage au minima à chaque session plénière de Strasbourg.

 

[1] 28 rapports législatifs, 34 rapports d’initiative et 138 avis, soit 200 dossiers.

[2] Session plénière du 29 novembre 2018, rapports sur la Serbie, le Kosovo, l’ancienne République yougoslave de Macédoine, l’Albanie et le Monténégro.

Explications de votes de la session plénière des 14-17 janvier 2019

Mardi 15 janvier

 

IMCO : Création, dans le cadre du Fonds pour la gestion intégrée des frontières, de l’instrument de soutien financier relatif aux équipements de contrôle douanier

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Le Faucigny : « Européennes : Dominique Martin (RN) : “On a le vent dans les voiles” »

Le seul eurodéputé haut-savoyard a bien l’intention de garder la tête dans les étoiles, prêt à rempiler pour jouer un (autre) tour à l’Union

Dominique MARTIN in the EP in Brussels

L’élection de Dominique Martin au Parlement européen avait constitué une surprise, en mai 2014, le Front national plaçant alors cinq députés dans les treize sièges revenant à la circonscription du Sud-Est. Pilier du parti d’extrême-droite en Haute-Savoie, l’élu municipal clusien était en 5ème position de la liste régionale conduite par Jean-Marie Le Pen. Banco ! À quatre mois du renouvellement de mai, ce proche du clan écartelé Le Pen, officiellement en retrait de la direction et de l’animation du parti, ne cache pas ses intentions de repartir pour un tour, même s’il n’a pas eu les honneurs de Marine Le Pen dans les premiers noms de la liste divulgués. Pour cet anti-Union européenne de la première heure, « eurosceptique » dans le langage policé d’aujourd’hui, une nouvelle candidature n’aurait rien d’un paradoxe, Martin reconnaissant avoir passé un mandat « passionnant », certes aux ordres « de la Commission Juncker » dans une « machine à fabriquer de la misère », avec la conviction que le vent qui souffle dans de nombreux pays est annonciateur d’un changement radical.

 

Le Faucigny – Vous n’êtes pas à Strasbourg ou à Bruxelles cette semaine (interview réalisée le lundi 22 janvier) ?

Dominique Martin – Non, je devais y être mardi, mercredi, jeudi et vendredi. La commission de l’emploi et des affaires sociales, dont je suis membre, devait se réunir deux jours et j’ai toujours l’habitude d’y aller avant pour discuter des textes avec mes attachés. Or nous avons appris que ces journées allaient se résumer à un échange de vue de trois heures avec le ministre du Travail roumain. Son pays vient de prendre la présidence tournante de l’Union pour six mois et il est d’usage que les membres du gouvernement en question viennent présenter, dans les commissions de travail, la manière avec laquelle ils comptent agir, voire orienter les débats.

Et vous n’y allez pas ?

Aucun intérêt ! D’une part, les ministres ne font bien souvent que lire, brillamment d’ailleurs, ce que la Commission présidée par Juncker leur a écrit –la Commission est l’organe exécutif de l’Union européenne ; elle peut aussi intervenir dans le domaine législatif ; elle est présidée par l’ex-1er ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker et est constituée de 28 commissaires désignés par les chefs d’Etat ou de gouvernement des Etats membres–. Ils font semblant d’avoir une idée mais, sur le fond, tout est soufflé par la Commission ! D’autre part, ce serait beaucoup de moyens engagés pour trois heures d’intervention : prendre un avion, aller à l’hôtel, manger au restaurant, etc. Autant d’argent payé par le contribuable européen, et même un peu plus par les Français qui versent plus d’argent à l’Europe qu’ils n’en touchent –un différentiel de 9 milliards d’euros selon Dominique Martin, moitié moins selon d’autres sources, des critiques déjà formulées dans le passé par Jean-Luc Mélenchon–. Donc je ne bouge pas cette semaine, ni la suivante d’ailleurs puisque je viens d’apprendre que notre commission emploi des 28 et 29 janvier était purement annulée.

Vous faites partie d’ « Europe des Nations et des Libertés », l’un des huit groupes constitués au Parlement, avec 34 adhérents sur 751 eurodéputés –dont près de la moitié issue de l’ex-FN français, sans Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch (non-inscrits), Florian Philippot (« Europe de la liberté et de la démocratie directe »)–. Votre activité parlementaire a consisté en quoi pendant cinq ans ?

Le gros du travail, ce sont les commissions –de travail, à différencier de la Commission européenne–. J’ai la chance d’être dans celle de l’emploi et des affaires sociales qui est parmi les plus actives. J’ai aussi été membre, ces deux dernières années, de la commission exceptionnelle de lutte contre le terrorisme. Nos groupes peuvent ensuite nous attribuer des responsabilités, de coordinateur entre les différents Etats que nous représentons au sein d’une commission, de rapporteur dit « fictif » également, autrement dit être désigné pour suivre l’évolution des travaux et négocier avec le rapporteur principal. J’ai tenu ce rôle de rapporteur fictif dans la commission de lutte contre le terrorisme. Je l’occupe toujours dans celle sur l’emploi et les affaires sociales. C’est donc moi qui, en théorie, emporte la décision finale au sein de mon groupe lorsqu’il faut voter pour ou contre un rapport. Une partie de l’activité a aussi lieu à Strasbourg où se tiennent les assemblées plénières du Parlement, quatre jours par mois, sauf en août.

Dans l’opposition, vous n’avez pas dû peser lourd pendant cette mandature !

Parfois, l’opposition est arrivée à s’opposer et elle a obtenu des victoires ! Je prends deux exemples : avec l’ « E-Card », une carte européenne des services, la Commission a voulu imposer une dérégulation de l’exercice de certains métiers nécessitant, sur des territoires nationaux, la validation de diplômes, pour les notaires ou les coiffeurs par exemple. Ça nous replongeait dans les mêmes travers qu’avec les directives sur les travailleurs détachés. Avec l’intervention de notre groupe, nous avons fait sortir des débats la possibilité qui aurait autorisé un coiffeur de n’importe quel pays de l’Union à venir travailler ailleurs en toute liberté. Autre exemple, dans la lutte contre le terrorisme, on n’était pas loin d’assister à la mise en place d’un système de surveillance des partis politiques, notamment des partis dits « populistes ». On voit tout de suite qui était visé et, ça aussi, on l’a fait retirer.

Donc vous avez servi à quelque chose ?

Oui, quelques avancées dans les commissions de travail, quelques petites révoltes en assemblée plénière où le Parlement a pu rejeter un texte. Mais être député européen, c’est avant tout une tribune politique pour relayer ce que nous estimons être des lacunes, des dérives de l’Union, avec des répercussions jusqu’au sein même de nos parlements nationaux. Car cette grosse machine fait plus de mal que de bien. Une grande majorité de nos lois françaises actuelles est la simple application des directives des lois européennes. La réforme des retraites par exemple, cela fait plusieurs années qu’on en débat et les choix politiques français sont la traduction des discussions engagées, des décisions prises à l’étage au-dessus. Ils appellent ça convergence et harmonisation, sur l’idée de départ de l’Europe, celle de créer une machine à partager la richesse, le lait et le miel, que tout le monde soit l’égal de l’autre.

On en est loin ?

Les écarts sont tellement importants avec les petits pays d’Europe de l’Est, par exemple, qu’on assiste à un nivellement par le bas, à une politique de rabais social chez nous, de baisse de niveau de vie, d’appauvrissement. C’est exactement ce qu’expriment depuis plusieurs semaines les gilets jaunes,… Retrouvez la suite de cette interview dans notre édition du 25 janvier 2019

 

http://www.lefaucigny.fr/?p=3473

 

Le coût de la vie a-t-il vraiment augmenté depuis le passage à l’euro ? Ma réponse sur RTL-Info, chaine de télévision belge.

Le coût de la vie a-t-il vraiment augmenté depuis le passage à l’euro ? Ma réponse sur RTL-Info, chaine de télévision belge.

Cette question est récurrente et la réponse est évidente, vous la constatez chaque jour.

Ce n’est pas la monnaie qui est importante. C’est ce qui reste, le pouvoir d’achat, la possibilité de consommer. Or, on s’aperçoit que les gens ont un pouvoir d’achat qui diminue. Avant l’euro, avec 1000 francs français, vous aviez un caddie plein. Avec 150 euros maintenant, vous avez un caddie vide.”

https://www.rtl.be/info/belgique/economie/le-cout-de-la-vie-a-t-il-vraiment-augmente-depuis-le-passage-a-l-euro–1095412.aspx

La Commission laisse Ryanair pratiquer le dumping social

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

La Commission laisse Ryanair pratiquer le dumping social

 

Ryanair a subi des grèves à répétition. Sur la seule journée du 28 septembre 2018, 30 000 passagers ont vu leur vols annulés[1]. Les employés veulent que leur emploi soit régi par les lois des pays où ils sont basés, et non par la loi irlandaise. La direction de Ryanair prétend que l’utilisation généralisée des contrats de travail irlandais pour les 14 500 travailleurs de l’entreprise est un élément clé pour maintenir les coûts de Ryanair à un bas niveau et être en mesure de redéployer rapidement les employés. C’est surtout un moyen pour Ryanair de ne pas payer les contributions dues.

 

La technologie permet aisément, même pour les personnels des avions ou des navires abordant un port européen ou atterrissant en Europe de calculer et d’enregistrer le temps travaillé dans un pays.

 

Pourquoi la Commission ne force pas les entreprises à payer les contributions sociales au prorata temporis dans les pays où les personnels travaillent ?

 

Madame Bulc, la Commissaire européenne pour le transport, avait pourtant affirmée le 28 mai 2015 que les employés bénéficiaient toujours de la règle la plus avantageuse.

[1]https://www.rtbf.be/info/economie/detail_ryanair-annonce-l-annulation-de-190-vols-en-raison-de-la-greve-de-vendredi?id=10028501

 

La Commission veut empêcher la Suisse de pratiquer la préférence nationale à l’emploi

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

La Commission veut empêcher la Suisse de pratiquer la préférence nationale à l’emploi

Depuis le 22 mai 2014, la Suisse et l’Union Européenne négocient un accord institutionnel. Le 7 décembre 2018, le Conseil fédéral suisse a décidé de mener une consultation sur le résultat des négociations.  D’après l’Agence Europe (8/10/2018) « le moment est plus délicat à propos des mesures de protection sur le marché du travail suisse, qui constituent de vraies lignes rouges pour la Suisse, mais dont la Commission conteste le bien-fondé, les trouvant trop lourdes et discriminatoires pour les travailleurs européens souhaitant aller prester en Suisse. »

 

D’après l’administration suisse, les technocrates européens auraient finalement reconnus « le besoin de mesures pour garantir le niveau de protection des salaires » en Suisse[1].

 

Bruxelles aurait ainsi accepté pour la Suisse des mesures évidentes qu’elle refuse à la France et aux autres pays à salaires élevés en Europe au détriment de nos emplois : le cabotage routier sera interdit ; le détachement des travailleurs sera limité à 90 jours au lieu d’un an et demi et les autorités suisses pourront demander un dépôt de garantie et un délai de 4 jours d’annonce préalable pour des vérifications[2].

 

Pourquoi la Commission a pratiqué un chantage concernant la préférence nationale à l’emploi pratiquée en Suisse alors qu’elle reconnaît que cette préférence garantit le niveau de protection des salaires ?

 

[1] https://www.dfae.admin.ch/dam/dea/fr/documents/abkommen/InstA-Wichtigste-in-Kuerze_fr.pdf

[2] https://www.eda.admin.ch/dam/dea/fr/documents/abkommen/Acccord-inst-Projet-de-texte_fr.pdfles prestataires de service n’ayant pas respecté leurs obligations financières auprès des organes d’exécution dans le cadre d’une prestation de service précédente devront déposer une garantie financière avant une nouvelle prestation de services ; les autorités Suisses pourront appliquer un délai d’annonce préalable, pour les prestataires de services indépendants ou détachant des travailleurs sur son territoire, de maximum 4 jours ouvrables, nécessaires à l’exécution des contrôles factuels sur le lieu de travail dans les branches définies sur la base d’une analyse objective des risques, qui sera révisée et mise à jour de façon périodique

 

Expliquer l’Europe… à 2 vitesses

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

À l’approche des élections européennes de ce mois de mai, des réunions “d’information” sont régulièrement organisées dans le Département. Ainsi à Cluses, ce mercredi, un député allemand se déplacera-t-il pour répondre à de bonnes questions sur le succès de l’élargissement de l’UE, l’état de la démocratie face à la bureaucratie bruxelloise, ou l’efficacité du marché unique.

Pour autant, on est en droit de s’interroger sur l’opportunité et la pertinence de l’intervention d’un député dans un parlement national, pour traiter de l’Union européenne. Surtout lorsqu’on s’abstient de solliciter un député européen vivant précisément à Cluses.

En réalité, il est facile de comprendre que ces réunions ne sont pas de simples réunions d’information, mais la propagande d’un système disposé à écarter toute opposition pour tenter de se perpétuer. Dominique Martin, Député français et clusien au Parlement européen, est persuadé que les auditeurs ne se laisseront plus berner par d’aussi flagrantes manœuvres de déni de démocratie et de bourrage de crâne.

Accueillir des migrants, oui, mais chez les autres ?

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

La Haute-Savoie comme l’ensemble des départements, se voit contrainte d’accueillir quantité de migrants depuis des années. Par petits nombres d’abord, puis des quantités régulièrement répétées : 150 par ci, 25 par là. La manifestation autorisée du Front National contre la candidature de Chamonix à accueillir un centre d’hébergement, fin 2016, avait vu son Maire M. Fournier s’abaisser aux plus vils encouragements aux contre-manifestants illégaux.

Face à ce grand nombre d’associations et de militants clamant bien fort le devoir de solidarité dans le secteur, le Département a décidé d’implanter un nouveau centre à Passy. Dès lors, une pétition contre ce projet de centre a été lancée, et M. Patrick Kollibay, Maire, s’insurge aux côtés de ses administrés.

Dominique Martin soutient M. Kollibay ainsi que les pétitionnaires dans leur opposition à ce centre, ainsi qu’à tout autre. Il lui propose de venir en personne lui offrir une carte de membre d’honneur du Rassemblement National, seul mouvement proposant un programme cohérent, de la Commune à l’Union européenne, pour la maîtrise de nos frontières et la lutte contre la subversion migratoire.

Terrorisme : 100 000 extrémistes islamistes en Europe

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

D’après Gilles de Kerchove, le coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le terrorisme depuis 2007[1], il y aurait 25 000 extrémistes islamistes au Royaume-Uni. D’après un rapport du Bundestag, il y a 25 000 extrémistes islamistes en Allemagne dont 2240 djihadistes[2]. En France, les services de sécurité ont identifié 20 459 extrémistes islamistes (fichés FSPRT)[3].

 

Un mois après un nouvel attentat en France sur le marché de Noël à Strasbourg le 11 décembre 2018, c’est donc près de 100 000 extrémistes islamistes posant un risque terroriste qui sont encore sur le territoire européen.

 

La Commission ou Europol peuvent-ils confirmer le nombre d’extrémistes islamistes fichés dans les 25 autres États membres ?

 

Combien ne sont pas citoyens européens ?

 

Quel est le nombre d’extrémistes expulsés en 2018 ne possédant pas la nationalité d’un État membre et par quel États membres ?

[1] https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/fight-against-terrorism/counter-terrorism-coordinator/#

 

[2]https://www.politico.eu/article/europe-hasnt-won-the-war-on-terror/?utm_source=POLITICO.EU&utm_campaign=918f86e145-EMAIL_CAMPAIGN_2018_12_05_05_41&utm_medium=email&utm_term=0_10959edeb5-918f86e145-189632369

[3]Fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) https://www.lejdd.fr/Societe/terrorisme-plus-de-20000-personnes-inscrites-au-fsprt-3793364

 

Les robots pourraient remplacer 58% des emplois en France

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

La Commission a publié des prévisions cataclysmiques dans son rapport 2019 sur l’emploi et les développements sociaux en Europe[1]. Elle prévoit que les salaires des travailleurs à faible qualification vont diminuer, ainsi que le nombre d’emplois. En Allemagne, c’est 1 million d’emplois qui seraient menacés[2]. Elle estime aussi que les robots pourraient remplacer à terme 58% des emplois en France. Enfin, elle constate une dégradation de la valorisation des diplômes puisque 23% des européens ayant un diplôme universitaire travaillent dans un emploi peu qualifié.

 

Sachant qu’il y a déjà 16 millions de chômeurs en Europe, la Commission va-t-elle enfin engager des mesures pour établir une préférence européenne à l’emploi des citoyens européens ?

 

 

[1]https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&ved=2ahUKEwibo-LLhovfAhUFJVAKHVaoAQEQFjABegQIBBAC&url=https%3A%2F%2Fec.europa.eu%2Fsocial%2FBlobServlet%3FdocId%3D19719%26langId%3Den&usg=AOvVaw24JHUjImlemeBdnssnUo3g

[2] 20% des 5millions d’emploi à faibles qualifications (p.73). Depuis 1995, l’Allemagne en a déjà perdu 0,5 million.