Explications de votes des 12-15 novembre 2018

BUDG : Mobilisation du Fonds de solidarité de l’Union européenne pour fournir un appui à la Lettonie

Rapporteur : Inese Vaidere (PPE, Lettonie)

A8-0416/2018

 

J’ai voté pour ce texte.

Le Fonds de solidarité de l’Union européenne (FSUE) a été mis en place pour exprimer la solidarité de l’Union Européenne à l’égard des régions sinistrées lors des grandes catastrophes naturelles.

La présente Mobilisation est destinée à la Lettonie. Le montant total des dommages directs est estimé à 380,5 millions et l’aide proposée par l’UE s’élèvera à 3,5 millions d’euros.

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Dominique Martin fête les 50 ans des anciens d’AFN de Scionzier

Le samedi 24 novembre, Dominique Martin était présent à l’amicale des anciens AFN.

« Corps européen de solidarité » : un joli nom pour une arnaque !

« Corps européen de solidarité » : un joli nom pour une arnaque !

Dominique Martin est intervenu en Commission emploi et affaires sociales du Parlement européen le 19 novembre. Après avoir rappelé que le siège du Parlement est à Strasbourg, il a vivement critiqué le « Corps européen de solidarité », un joli nom pour une arnaque.

Censé être un instrument de service, il s’agit en réalité d’un moyen d’accentuer la mobilité afin de diluer le fondement des Nations. Pire, il permet le sous-emploi et le sous-salaire, voire le chômage dissimulé. Encore une fois, ce texte développe des emplois aidés : une dissimulation des chiffres du chômage.

 

Libre-expression des élus Cluses Bleu Marine : la situation financière de la ville

Etiquette « Renard Polaire »

PROPOSITION DE RESOLUTION DU PARLEMENT EUROPEEN 

Le Parlement européen

 

– Vu l’article 133 du règlement ;

 

A) Considérant les 17 millions de demandeurs d’emploi au chômage dans l’Union européenne en Août 2018[1], dont le retour à l’emploi est lié à la permanence d’une production basée en Europe ;

B) Considérant qu’en 2017, l’Union européenne a importé 2 000 milliards d’euros de produits et services[2];

C) Considérant que la pollution d’un seul cargo traversant les océans équivaut à environ 50 millions de voitures[3].

D) Considérant que le renard polaire et le phoque marbré de la baie de Somme sont deux espèces menacées par le réchauffement climatique[4] ;

E) Considérant le succès des classes énergétiques[5] et autres politiques incitatives permettant aux clients européens de faire des choix positifs éclairés grâce à un étiquetage simple (échelle de couleurs existante sur l’étiquette, de vert foncé à rouge et selon les lettres de A à G) ;

 

  1. Demande à la Commission de créer un étiquetage simple (signes verts, oranges, rouges) en fonction de la distance du lieu de production au lieu de consommation (UE, >1000 kms ; >5000kms) ;

 

  1. Demande à la Commission de proposer l’adhésion volontaire des entreprises à cet étiquetage au 01/07/2019, puis l’obligation dans les 18 mois suivants.

[1] https://www.touteleurope.eu/actualite/le-taux-de-chomage-en-europe.html

[2] https://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php/International_trade_in_goods/fr

[3] https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/11/14/un-cargo-pollue-t-il-autant-que-toutes-les-voitures-francaises_5383604_4355770.html

[4] https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/developpement-durable-top-20-especes-menacees-rechauffement-climatique-homme-21853/

[5] https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32017R1369&from=fr

 

Résolution bancaire et conservation de l’emploi en Europe

Question de Dominique Martin à la Banque centrale européenne avec demande de réponse écrite (article 131)

 

Malgré 23,5 Mds€ de bénéfices en 2017 réalisés, les six grands réseaux bancaires français prévoient près de 8000 suppressions d’emplois d’ici à 2020. Résultat : des centaines d’agences sont en train de fermer en France[1].

Les difficultés de nombreux groupes bancaires européens sont connues du public depuis plusieurs années (Montepaschi, Deutsche Bank…)

– L’impact sur l’emploi basé en Europe est-il inclus dans les procédures d’évaluation des différents plans de résolution de banque par la Banque Central Européenne ?

– Quelles mesures ont été prises par la Banque Central Européenne pour sauvegarder au maximum les emplois et minimiser les licenciements effectués en Europe lors de ces résolutions bancaires ?

[1]http://www.leparisien.fr/economie/banques-des-suppressions-d-emplois-malgre-les-profits-12-03-2018-7604748.php

 

Pendant que dans l’UE les retraités “trinquent”, la Commission européenne finance les extrémistes pakistanais

Retrouvez ci-dessous la traduction en Français de la publication de Dominique Martin, Député français au Parlement européen, sur le média EP Today

https://eptoday.com/european-pensioners-suffer-whilst-eu-commission-funds-pakistani-extremists/

 

 

D’après la Commission européenne (1), la retraite moyenne nette devrait diminuer en France jusqu’en 2060 (2). En ce qui concerne l’âge de la retraite, à partir du 1er janvier 2019, une nouvelle réforme va faire baisser de 10 % les pensions des salariés qui ne continuent pas à travailler pendant une année supplémentaire après avoir atteint l’âge de la retraite à taux plein (62 ans si la durée de cotisation requise est atteinte).

 

La Députée française du parti macronien, Aurore Bergé, estime que « notre génération peut légitimement leur demander un effort car notre génération n’a pas eu les mêmes chances que les leurs » (3). Cet effort (hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) puis fin de l’indexation des retraites, soit 2 milliards d’euros d’économies) a été rendu nécessaire au nom des 3 % de déficit budgétaire réclamés par Bruxelles.

 

En 2017, 500 000 Français (4) ont perçu le minimum vieillesse (allocation de solidarité aux personnes âgées — ASPA), soit 803 euros mensuels pour une personne seule et 1 245 euros mensuels pour un couple.

 

On constate une telle situation dans l’Union européenne entière. En Grèce, la Commission européenne exige du gouvernement qu’il réduise d’au moins 20 % le niveau moyen des retraites du secteur public (aujourd’hui de 500 euros). La Commission européenne se réjouit des mesures prises en Allemagne, en Espagne et au Portugal pour réduire les soins de santé aux retraités et les inciter à prendre des “petits boulots”.

 

Où sont passées les valeurs européennes de solidarité entre les générations ? Est-ce digne de demander à un retraité après 40 ans de dur labeur d’aller nettoyer des bureaux ou des toilettes publiques. Pendant que nous demandons à nos parents et grands-parents de se sacrifier, ironiquement, on constate que la Commission européenne s’entête à faire preuve de largesses dispendieuses vis à vis de pays tiers afin de renforcer sa visibilité.

 

Un bon exemple est la République islamique du Pakistan, pays mis récemment par les États Unis, la France et l’Allemagne sur la liste des pays soutenant le terrorisme. Les minorités religieuses, notamment les chrétiens, y sont persécutées et souvent traitées en esclaves.

 

La jeune catholique Asia Bibi est un exemple symptomatique. Elle était dans l’antichambre de la mort dans les geôles pakistanaises, condamnée à être pendue pour avoir osé “blasphémer” le prophète Mahomet. En réalité pour s’être plainte des discriminations à l’égard des Chrétiens. Les Organisations non gouvernementales (ONG), notamment Chrétiens d’Orient, ont activement fait campagne pour son acquittement. Bien heureusement, elle a été acquittée le mercredi 31 octobre 2018. Depuis, sa famille est menacée et souhaite désormais quitter le Pakistan. Il y a même eu 3 jours de très violents blocages des autoroutes au Pakistan de la part de manifestants appelant à sa mort et à la mort des juges qui l’avaient acquittée.

 

La Commission européenne a engagé ainsi 347 millions d’euros (5) de subventions au profit du Pakistan (2014-2017). Dans le même temps, elle a octroyé au Pakistan le bénéfice du régime SPG+ (6) de préférences commerciales qui permet l’importation en Europe de plus de 6 milliards d’euros par an de produits textiles et cuirs sans aucuns droits de douanes ni obstacles de quelque sorte que ce soient. Ces préférences sont octroyées alors que le Pakistan ne met en œuvre réellement aucune des 27 conventions internationales qui conditionnent l’octroi des SPG+, notamment en terme de libertés civiles et religieuses et de respect des conventions internationales sur le droit du travail de l’OIT. De plus, ces milliards d’euros de produits qui inondent chaque année le marché européen sont la source de la disparition de milliers d’entreprises et de dizaines de milliers d’emplois.

 

Le vice-président Timmermans ne manque jamais de condamner des États membres comme la Pologne ou la Hongrie pour ne pas avoir suivi les dogmes de la Commission de Bruxelles. Cependant, il est maintenant temps de défier la Commission européenne et M. Timmermans au sujet des valeurs européennes oubliées de la démocratie, des libertés et des droits de l’homme, et, plus important encore, de la protection et de la sécurité de ses propres citoyens.

 

Ce type de commerce, comme le dumping social, met les citoyens et leurs économies en danger tout en abusant des pays tiers, et n’a donc aucun sens en Europe. M. Timmermans ferait bien d’expliquer aux retraités français et européens pourquoi ils doivent chaque année faire de plus en plus de sacrifices pour que leurs petits-enfants puissent souffrir pendant que l’Asie en bénéficie.

 

Dominique Martin

Député français au Parlement européen

 

(1)

Rapport 2018 sur l’adéquation des retraites : adéquation actuelle et future des revenus des personnes âgées dans l’UE, volume II, p. 100. https://ec.europa.eu/commission/news/pensions-eu-2018-apr-30_fr

 

(2)

Le taux de remplacement net théorique, estimé à 76,3 % pour ceux qui ont pris leur retraite en 2016, s’élèvera probablement à 68,6 % en 2056 pour un travailleur ayant un revenu moyen de carrière ininterrompue pendant 40 ans.

 

(3)

29 août 2018 https://www.youtube.com/watch?v=7uqM9YLu3nY

 

(4)

3,5 % des retraités. http://www.lefigaro.fr/social/2017/05/11/20011-20170511ARTFIG00006-les-16millions-de-retraites-touchent-en-moyenne-1376euros.php

 

(5)

Rapport de la Commission au Parlement européen et au Conseil. Rapport d’examen à mi-parcours des instruments de financement extérieur (15/12/2017) https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52017DC0720&from=FR

 

(6)

https://ec.europa.eu/taxation_customs/business/calculation-customs-duties/rules-origin/general-aspects-preferential-origin/arrangements-list/generalised-system-preferences_fr

La Commission européenne est-elle compétente ?

Communiqué de presse de Dominique Martin

La Commission européenne démontre sans cesse son incompétence. Début novembre, elle répond à Dominique Martin, Responsable RN pour la Commission de lutte contre le terrorisme, qu’elle « ne dispose pas de données concernant des meurtres commis par des demandeurs d’asile dans l’UE ». D’un côté, certains Commissaires comme M. Avramopoulos déclarent souhaiter atteindre « 50 millions de migrants à l’horizon 2060 »[1] et que « les migrants sont là pour rester et qu’il faut accepter l’immigration comme une nouvelle norme ». En revanche, elle est capable de dire précisément le nombre de tonnes de crabes que l’on peut pêcher en Mauritanie : 300 tonnes[2], démontrant ainsi ses priorités…

 

Or, qui décide aujourd’hui ce que vous mangerez demain (importation), à quel prix (traité de libre-échange), de combien d’emplois vous vous ferez défausser (travailleurs détachés), comment sera votre retraite (harmonisation européenne) ?

Ce n’est pas le Parlement, aujourd’hui simple chambre d’enregistrement. Ce n’est pas le Conseil qui ne fait qu’insuffler les grandes lignes ! C’est la Commission de technocrates qui rédige les textes et les impose aux Peuples.

 

L’UE doit se recentrer sur les priorités des européens : la sécurité, l’emploi et le pouvoir d’achat. La Commission ne devrait rien imposer sans avoir fait de sérieux constats et de profondes recherches. Enfin, il faut renégocier les traités afin de redonner le pouvoir aux Peuples, c’est à dire aux députés élus par ces Peuples, plutôt qu’aux technocrates.

[1] Déclaration du 8 juin 2015.

[2] https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=OJ:JOL_2006_343_R_0001_01&from=fr