D’après l’Ambassadeur d’Allemagne, 90% des réfugiés économiques ne sont pas employables

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

L’Ambassadeur d’Allemagne[1] a déclaré devant le Sénat français : « (…) seulement 10% des réfugiés sont employables la première année » et « 50% d’ici 4 à 5 ans ». Aujourd’hui, la France a remplacé l’Allemagne comme premier pays de séjour illégal en Europe. Ainsi, près d’1 millions de « visiteurs » ont été détecté comme restant illégalement en France en 2016-2017[2].

Sachant que la population mondiale pauvre s’accroit de 80 millions chaque année[3] et qu’il y 18 millions de chômeurs en Europe[4], quelles sanctions seront prises contre les Etats qui ne font pas repartir leurs « réfugiés » économiques non employables ?

 

 

 

 

[1] Audition de Nikolaus Meyer-Landrut le 24 janvier 2018 devant le Sénat français (les comptes rendus des travaux de la Commission des affaires européennes du Sénat français (n°91), p.46)

[2] 492000 en 2016, 436000 en 2017, source : Rapport 2018 de frontex d’analyse de risque p.24 http://frontex.europa.eu/assets/Publications/Risk_Analysis/Risk_Analysis_for_2018.pdf

[3] Le poids du nombre, Georges Minois

[4] En janvier 2018, il y avait 18 milions de chômeurs dont 14 millions dans l’eurozone.

http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php/Unemployment_statistics

30% des 5 700 combattants terroristes étrangers sont rentrés en Europe

Question de Dominique Martin à la Commission européenne.

D’après Frontex, l’Agence européenne gérant les frontières extérieures, 1910 français sont partis comme combattans terroristes. Environ 30 % des 5 000 combattants terroristes étrangers ont quitté la Syrie, l’Irak ou la Libye pour revenir en Europe (juillet 2017). [1]

Pourquoi la Commission européenne n’a pas interdit le retour de ces combattants terroristes ?

 

[1]Rapport 2018 de frontex d’analyse de risque p.30 http://frontex.europa.eu/assets/Publications/Risk_Analysis/Risk_Analysis_for_2018.pdf


Réponse donnée par Mme Avramopoulos au nom de la Commission (20.6.2018)

La Commission n’est pas compétente pour interdire aux citoyens de l’Union de retourner sur le territoire de celle-ci. En outre, l’article 3, paragraphe 2, du protocole nº 4 à la convention européenne des droits de l’homme dispose que nul ne peut être privé du droit d’entrer sur le territoire de l’État dont il est le ressortissant.

 

La Commission recommande aux États membres d’exploiter pleinement les outils mis à disposition par l’Union pour détecter les combattants terroristes étrangers, enquêter sur ceux‑ci, les poursuivre et les traduire en justice. L’exemple soulevé par l’honorable parlementaire concerne un combattant terroriste étranger de nationalité française, détecté lors de son retour dans l’Union, en Grèce. En supposant que la détection ait lieu sur la base d’un signalement introduit par les autorités françaises dans le système d’information Schengen, les autorités grecques seraient tenues de prendre contact avec les autorités françaises et d’exécuter la conduite à tenir demandée dans le signalement, laquelle peut consister soit à procéder à l’arrestation de l’intéressé au cas où un mandat d’arrêt européen aurait été émis, soit à effectuer un contrôle discret ou spécifique concernant cette personne conformément à l’article 36 de le décision 2007/553/JAI du Conseil[1].

 

La Commission recommande également aux États membres d’invalider les documents de voyage des personnes soupçonnées de vouloir quitter l’UE pour rejoindre un groupe terroriste. Une fois que de tels documents auront été introduits dans le système d’information Schengen (SIS), ils seront détectés lors d’une vérification de sortie de leur titulaire, empêchant ainsi ce dernier de quitter le territoire de l’Union.

 

[1]    Décision 2007/533/JAI (justice et affaires intérieures) du Conseil du 12 juin 2007 sur l’établissement, le fonctionnement et l’utilisation du système d’information Schengen de deuxième génération (SIS II) (JO L 205 du 7.8.2017, p. 63).

 

La Commission avoue : « les médias agissent comme un quatrième pouvoir, ils influencent l’opinion publique » !

Dominique Martin est intervenu en Commission Emploi et affaires sociales afin de dénoncer l’écart des salaires (17% !) entre les hommes et les femmes. Il faut réduire ces inégalités et permettre aux femmes d’accéder, à compétences et expériences égales, et si elles le souhaitent, aux postes de Direction.

Cependant, il déplore les outils que la Commission envisage pour arriver à ces fins : le système des quotas. Attention à ne pas rentrer dans une machine infernale où l’égalité à tout crin risque de perdre des talents, hommes ou femmes.

Enfin, il a partagé sa surprise à la lecture du projet de rapport FEMM qui reconnait que « les médias agissent comme un quatrième pouvoir, qu’ils sont en mesure d’influencer et in fine de façonner l’opinion publique ».

Explications de votes du 01 mars 2018

ECON : Date d’application des mesures de transposition des États membres

Rapporteur : Werner Langen (Allemand, PPE)

A8-0024/2018

 

J’ai voté pour ce texte.

La directive (UE) 2016/97 a pour objectif une plus grande transparence de la part des distributeurs de produits d’assurance s’agissant des prix et coûts de leurs produits. Elle souhaite améliorer la « bonne conduite » lors des conseils en assurances. Le Parlement européen a invité la Commission à reporter au 1er octobre 2018 la date de mise en application. Les contraintes sur les Petites et Moyennes Entreprises (PME) justifient un temps d’adaptation plus long, j’ai donc voté pour ce report. Lire la suite

Bruxelles, Macron et votre pouvoir d’achat : une vaste fumisterie !

Communiqué de presse de Dominique Martin, Député français FN / ENL au Parlement européen, Commission Emploi et Affaires Sociales, Groupe Europe des Nations et des Libertés :

 

Cette semaine, Bruxelles se positionnait sur les Lignes Directrices pour l’Emploi ou comment augmenter le pouvoir d’achat des citoyens. Fer de lance de sa campagne, Macron avait d’ailleurs promis une augmentation, notamment par la baisse des cotisations sociales. Qu’en est-il ?

D’un côté, on note un gain de 10.06 euros sur un salaire médian de 2200 euros… C’est ce que le Gouvernement Macron met en avant…

Mais d’un autre côté, le Président réduit la dépense publique[1]. Les villes ont moins de subventions et se voient obligées d’augmenter les prix (cantine, piscine, etc.). Les ménages devraient percevoir 6 à 7 milliards d’euros de transferts en moins[2] ! C’est une sacrée différence dans le portefeuille : 235 euros en moins par ménage et par an ! Par ailleurs, la réforme alimentaire coûterait 5 milliards[3] aux consommateurs, soit 177 euros par ménage !

L’observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) fait ce triste constat : un véritable recul du revenu brut en 2018 et donc du pouvoir d’achat.

Il aurait mieux fallu revaloriser le minimum vieillesse (ASPA), créer une Prime de Pouvoir d’Achat (PPA) à destination des bas revenus et instaurer un patriotisme économique national.

 

[1] Il y a un impact sur le revenu le revenu disponible brut des ménages (RDB). Il est normalement « complété par 344 milliards d’euros en transferts en nature des administrations, notamment dans la santé et l’éducation ».

[2] « Économies de dépenses publiques : que peut-on dire de leur impact sur le niveau de vie des ménages ? » Raul Sampognaro, publié sur le site de l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques). https://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/pbrief/2017/OFCE-Fiche3-DepensesPubliques-12-07.pdf

[3]https://www.huffingtonpost.fr/2018/02/05/selon-ufc-que-choisir-la-loi-alimentation-coutera-jusqua-5-milliards-de-hausses-de-prix-pour-les-consommateurs_a_23353114/

 

Réforme du travail détaché : l’échec de l’Union européenne et de Macron

Communiqué de presse de Dominique Martin, Député français FN / ENL au Parlement européen, Commission Emploi et Affaires Sociales, Groupe Europe des Nations et des Libertés :

 

Cette semaine, les institutions européennes semblent s’être mises d’accord sur la réforme des travailleurs détachés. Une « réformette », comme nous l’annoncions dès novembre 2016 [1] qui ne fera pas obstacle à la concurrence déloyale.

Pourquoi ? Car les 600 000 routiers bulgares, plombiers polonais, électriciens roumains, etc. (qui représentent en France autant d’emplois que vos proches ont perdus…) paient toujours les charges sociales de leurs pays d’origine : quelques centaines d’euros.

Dans quelques jours, le Gouvernement Macron se félicitera surement de ces réformes. Il mettra en avant les sanctions prévues afin de réduire la fraude dans le travail détaché.

Malheureusement, ce n’est qu’un effet de manche. L’année dernière, 1034 amendes [2] ont été prononcées… Un chiffre dérisoire sur les centaines de milliers de travailleurs détachés.

Comme nous le constations en octobre 2017 [3], les promesses ne sont pas tenues. Grâce à notre combat politique, la notion de « rémunération » remplace celle de « salaire » et nous nous en félicitions. Mais l’écart concernant les charges sociales ainsi que le détachement à long terme subsistent.

Une seule réforme avait sa place : l’abrogation.

 

 

 

[1] https://dominique-martin.com/le-parti-pris-de-dominique-martin-n05/
[2] http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/travail-detache-le-gouvernement-devoile-son-plan-anti-fraude-1371681.html
[3] https://dominique-martin.com/travailleurs-detaches-durcissement-assouplissement/