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Protéger nos PMI-PME contre la mondialisation : une priorité en France !

Intervention de Dominique Martin en commission emploi et affaires sociales du Parlement européen.

Protéger nos PMI-PME contre la mondialisation : une priorité en France ! Madame Ulvskog jette l’éponge : « on ne peut plus lutter contre la mondialisation ».

Monsieur Martin est intervenu en Commission Emploi et affaires sociales sur l’avenir de l’industrie manufacturière en Europe. Il remercie la présence des experts mais dénonce la mondialisation qui irrigue l’ensemble du texte. La mondialisation, il le rappelle, « c’est faire fabriquer à des esclaves de pays lowcost pour vendre aux chômeurs de pays européens dits développés ».

Les PMI-PME représentent 90% des emplois salariés et si la France a perdu 3 millions d’emplois depuis la crise, c’est justement sur une doctrine de fond de l’UE : la concurrence libre et non faussée. Comment protéger nos PMI-PME ? Notre marché intérieur ?

Contrairement à ce que soutient Madame Ulvskog, Dominique Martin est né dans les années 60 et rappelle qu’à cette époque, les honnêtes gens pouvaient se loger…

Travailleurs détachés : durcissement ou assouplissement ?

Communiqué de Dominique MARTIN, Député français FN/ENL au Parlement européen.

Depuis 1996, la Directive Travailleurs détachés permet le dumping social intra-européen au profit des entreprises leader du BTP et du transport, au détriment de nos salariés et de nos chômeurs. Ainsi, près de 600 000 personnes seraient détachées en France, dont la moitié non déclarée[1] ».. Depuis des années, le Front National dénonce l’injustice de ce dumping social. Tous les partis nous affirmaient que le problème n’existait pas. Finalement, sous la pression du Front national, tous ont reconnu qu’il fallait durcir la Directive travailleurs détachés pour lutter contre ce dumping social entre les travailleurs des pays de l’Est et ceux des pays de l’Ouest.

Avec le texte proposé, la fiche de salaire du travailleur détaché devrait désormais comprendre les éléments de rémunération et les primes que touche l’employé français. Les frais liés au détachement (gite, repas, transport etc.) ne pourraient plus être déduits de la rémunération.

Cependant, ce texte accumule les promesses non tenues, et surtout, il encourage la fraude :

– la durée maximale du détachement est maintenue à 24 mois, avec dorénavant la possibilité de négocier une extension renouvelable.

– le transport routier international est sorti du texte, alors que ce dernier est rongé par le dumping social.

– l’entreprise du pays d’origine ne devra suivre les règles ou conventions collectives de la France, que si elles étaient à jour et consultables sur un portail électronique.

Reconnaissant les quelques efforts consentis en matière de durcissements de la législation, nous n’avons pas voté contre ce texte aujourd’hui en Commission Emploi au Parlement européen. Malheureusement, vu la différence de charges sociales, le dumping social continuera.
Seul le Front National veut vraiment lutter contre le dumping social, avec une règle simple : même rémunération, mêmes charges sociales, mêmes conditions de travail pour tous, dès le premier jour travaillé.

[1] 286 000 travailleurs détachés et 220 000 à 300 000 travailleurs détachés illégalement (non déclarés…) http://www.latribune.fr/economie/france/travailleurs-detaches-vers-une-nouvelle-directive-europeenne-753398.html

Accueil des jeunes du collège de Bourtzwiller au Parlement européen

Je recevais cet après-midi, au Parlement européen, les jeunes du collège de Bourtzwiller. Au programme : présentation du métier de député et réflexion sur la notion d’identité. Cet échange prenait place, en association avec Science Po Strasbourg, dans le cadre du programme d’études intégrées (PEI) destiné à des collégiens boursiers issus d’établissements REP (réseaux d’éducation prioritaire) et REP+.

« Nouvelle stratégie d’avenir novatrice en matière de commerce » | Intervention au Parlement européen

clauses spécifiques pour améliorer le contrôle et pénaliser les infractions constatées en matière de commerce et d’investissement n’auront que des retombées dérisoires mais aggraveront les problèmes: plus de dumping social, aggravation des tensions sociales, normes de protection sociale irrémédiablement affectés…

 

« Inclure les « migrants » sur le marché de l’emploi ou les renvoyer ? » | Intervention au Parlement européen :

Chômage : face aux réfugiés, les jeunes Européens priés de passer leur tour

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

La commission Emploi et Affaires Sociales du Parlement Européen a donné lieu, mercredi 16 mars 2016, à une vive passe d’armes entre Dominique Martin (ENL) et le président, Thomas Händel.

Le motif ? Un vibrant plaidoyer, sous forme de projet de rapport, en faveur de l’accès au marché du travail des réfugiés. Souvent aptes au travail et qualifiés – toute ressemblance avec un migrant économique ne serait que purement fortuite-, ces derniers seraient une « chance » pour une Europe vieillissante.

Véritable chapelet de poncifs bien-pensants, le projet de rapport prône un arsenal de mesures au service d’un objectif ambitieux : l’obtention par chaque réfugié d’un emploi dans les six mois de son arrivée !

Au cours de la même séance, la commission dressait le piètre bilan de sa coquille vide, la « garantie jeune » 2013-2015, conçue contre le chômage record des jeunes en Europe.

Et Dominique Martin de lancer l’idée d’une garantie d’emploi dans les six mois pour chaque jeune Européen au chômage. Qualifiée d’ »ahurissante », la proposition n’a manifestement pas été au goût du président…

La préférence étrangère a, décidément, de beaux jours devant elle !

« Triple A social et la politique économique désastreuse de l’UE » | Intervention au Parlement européen

J’ai dénoncé l’hypocrisie de l’UE qui s’intéresse soudain aux affaires sociales pour justifier toujours plus de réformes et de nouvelles politiques pour « sauver l’Europe ».

« Comment tirer au mieux parti du potentiel de création d’emplois des PMEs » | Intervention en commission

Je me suis exprimé durant une audition sur le potentiel de création d’emplois des PMEs. J’estime que la question est mal posée: il faut plutôt se demander comment protéger les PMI-PME, comment les aider à croitre et à ne pas disparaitre.

Déclaration écrite sur le réseau européen des services de l’emploi

Réseau européen des services de l’emploi, accès des travailleurs aux services de mobilité et poursuite de l’intégration des marchés du travail

Rapport Becker 2014/0002(COD)

Vote en plénière le 25 février 2016

Au nom de la sacro-sainte « libre circulation », l’UE veut mettre en place un réseau de coopération structuré permettant un accès de tous les citoyens à toutes les offres d’emploi.

La proposition du Parlement évoque, en vrac, le renforcement de la coopération entre les Services Publics à l’Emploi (SPE), l’intégration des organismes non-publics, une amélioration d’EURES, la création d’un bureau de coordination européen…

Des problèmes évidents émergent : au niveau logistique (la mise en relation des offres et des demandes à un niveau européen pose des problèmes évidents, surtout en temps de crise), au niveau financier (la mise en relation des offres et des demandes va coûter cher) et surtout au niveau humain car EURES, ce « pôle emploi européen », favorise le chantage à la mobilité, selon lequel un chômeur ne voudrait pas travailler s’il n’est pas prêt à saisir une offre en Europe, où qu’elle soit.

Plutôt que d’institutionnaliser la précarisation de l’emploi et le déracinement, il faudrait soutenir les PME-PMI qui représentent 90% des emplois en Europe, et mettre en place dans les Etats membres les conditions nécessaires à la création d’emplois. Un individu, n’en déplaise à la Commission, préfèrera toujours travailler près de chez soi !

« Directive Égalité dans l’emploi et le travail » | Intervention en commission

À force de tout accepter de toutes les communautés, j’ai rappelé que la seule communauté acceptable est la communauté nationale, laïque et non négociable