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L’armée mexicaine de la Communauté de communes

Communiqué de Dominique Martin, Conseiller communautaire 2CCAM, Conseiller municipal de Cluses

L’élection du nouveau président de la 2CCAM hier au soir a été le seul élément intéressant de la soirée. Face aux violentes critiques à peine voilées de son adversaire, Gilbert Catala a largement obtenu la succession de Loïc Hervé.

Son programme ? Rassembler autour de lui une équipe réduite de gens qui travaillent.

Résultat : on passe de 9 vice-présidents à 10 vice-présidents plus 5 conseillers délégués. Tous les maires des communes sont à nouveau vice-présidents ou représentés. Pire que dans l’armée mexicaine, 1/3 des élus sont désormais au bureau.

L’élection dans un silence pesant de ces vice-présidents a été d’un suspens insoutenable, la plupart étant élus selon la tradition soviétique du candidat unique.

Gageons que les promesses de travail et de changement seront tenues par ceux-là même qui ont déjà échoué.

En somme, on peut résumer l’élection d’hier, pour qui a (mal) écouté le Guépard : « il faut que rien ne change pour que tout change ». Bon courage !

Communauté de communes : le contribuable paiera de toute façon !

Communiqué de Dominique Martin, Conseiller municipal de Cluses, Conseiller communautaire 2CCAM

Un candidat déclaré, d’autres en embuscade : la 2CCAM est l’enjeu de toutes les ambitions. Mais pourquoi se battent-ils ?

On nous avait promis d’optimiser les moyens financiers et humains (personnel) : c’est « la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf » ;

On nous avait promis une gestion saine : ils se sont jetés sur toutes les compétences, sans en avoir les moyens, au point qu’il manquerait 1,5 million pour finir l’année ;

On nous avait promis un rapprochement harmonieux des communes : les batailles d’ego l’emportent.

La seule certitude, au final, c’est que la 2CCAM, c’est plus de dépenses, plus d’occasions de s’endetter et donc plus d’impôts : quoi qu’il en soit, comme d’habitude, les contribuables paieront !

Mais pourquoi se battent-ils : pour défendre leurs indemnités, comme à l’habitude…

 

2CCAM : Le « Pacte à quatre » voulu par Loïc Hervé

Communiqué de Dominique MARTIN, Conseiller municipal de Cluses, Conseiller communautaire 2CCAM

Ce 30 octobre, à la veille de sa démission de la présidence de la communauté de communes, Loïc Hervé a fait approuver par les élus le cadeau empoisonné d’un SCOT[1] pour 4 communautés de communes. Au mépris du principe de libre administration des collectivités, pour les lier un peu plus encore, en effet, l’État par la voix du Préfet, avait imposé une telle délibération avant le 15 novembre.

Mais qu’est-ce qu’un SCOT ? C’est un document contraignant visant notamment à réduire d’autorité les déplacements, les surfaces constructibles et les nouveaux projets industriels et commerciaux. C’est donc un projet d’aménagement visant à contraindre le développement des communes. Ainsi, Loïc Hervé a-t-il regretté l’ouverture d’un supermarché ce mois-ci à Cluses, faute de SCOT. À terme, ce sont donc nos terrains constructibles, nos entreprises et nos emplois qui sont visés. À ceux qui se plaindront, les maires ne pourront que répondre « c’est la faute du SCOT ».

Seuls les élus Front National à la 2CCAM, Dominique Martin et Catherine Dardenne, se sont opposés à une telle veulerie qui privera nos communes et nos concitoyens de tout moyen d’évolution future. Le FN réaffirme le principe de libre administration des communes, et son opposition à tous les carcans qui visent en réalité à rétablir la dictature financière et réglementaire de l’État sur l’ensemble des collectivités.

[1] Schéma de Cohérence et d’Organisation Territoriale

Gens du voyage : et si on appliquait la loi ?

Communiqué de Dominique Martin, Conseiller communautaire

Il manquerait 15 places d’accueil pour les gens du voyage sur le territoire de la 2CCAM. L’argument pour les réaliser de toute urgence est que c’est une obligation légale, sous peine de ne pouvoir obtenir une expulsion. Tel était d’ailleurs mon discours pendant longtemps : investissons dans ces aires d’accueil, et nous aurons la garantie d’être assistés en cas de comportement illégal.

Malheureusement, pour que cette règle s’applique, il faut :

  • que les communautés de communes construisent les aires ;
  • que les gens du voyage les respectent et se conforment aux instructions ;
  • que le Préfet applique la loi quand elle est violée.

Or ces derniers mois, on a vu la cruelle inaction des services de l’État. Les aires existent bien et sont aux normes, mais les gens du voyage ne respectent pas les instructions qui leur sont données, et s’installent illégalement où ils le souhaitent. Le Préfet, quant à lui, prétend qu’il ne peut donner l’ordre d’expulsion sans trouble à l’ordre public, et encore, après négociation avec les délinquants :

  • Comme si l’occupation illégale d’une propriété ne constituait pas un trouble à l’ordre public !
  • Comme si le refus d’obéir à la loi ne constituait pas une infraction !

Les contribuables paient donc 3 fois : une fois pour réaliser les aires d’accueil, une fois en subissant l’invasion des terrains publics ou privés, et une dernière fois pour la remise en état des équipements saccagés.

Le Front National rappelle à l’État qu’il ne peut demander l’application de la loi sans la respecter au premier chef. Nous exigeons donc du Préfet l’expulsion immédiate des gens du voyage occupant illégalement des terrains, sans négociation, ainsi que la saisie des véhicules constituant l’infraction. L’application de ces mesures légales, simples et de bon sens, accompagnées d’une large publicité préalable, devrait suffire à rendre la tranquillité aux haut-savoyards injustement privés de la protection de la loi.