Déclaration écrite sur le réseau européen des services de l’emploi

Réseau européen des services de l’emploi, accès des travailleurs aux services de mobilité et poursuite de l’intégration des marchés du travail

Rapport Becker 2014/0002(COD)

Vote en plénière le 25 février 2016

Au nom de la sacro-sainte « libre circulation », l’UE veut mettre en place un réseau de coopération structuré permettant un accès de tous les citoyens à toutes les offres d’emploi.

La proposition du Parlement évoque, en vrac, le renforcement de la coopération entre les Services Publics à l’Emploi (SPE), l’intégration des organismes non-publics, une amélioration d’EURES, la création d’un bureau de coordination européen…

Des problèmes évidents émergent : au niveau logistique (la mise en relation des offres et des demandes à un niveau européen pose des problèmes évidents, surtout en temps de crise), au niveau financier (la mise en relation des offres et des demandes va coûter cher) et surtout au niveau humain car EURES, ce « pôle emploi européen », favorise le chantage à la mobilité, selon lequel un chômeur ne voudrait pas travailler s’il n’est pas prêt à saisir une offre en Europe, où qu’elle soit.

Plutôt que d’institutionnaliser la précarisation de l’emploi et le déracinement, il faudrait soutenir les PME-PMI qui représentent 90% des emplois en Europe, et mettre en place dans les Etats membres les conditions nécessaires à la création d’emplois. Un individu, n’en déplaise à la Commission, préfèrera toujours travailler près de chez soi !