Opération « escargot », pénurie de carburant, colère des transporteurs : pourquoi ?

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Les causes principales en sont la réforme de la loi travail[1] (indemnités, licenciement[2], congé de fin d’activité) et surtout le détachement des transporteurs. Après avoir été acculés par la Directive travailleurs détachés (on le voit bien sur l’autoroute, les camions français se font rares, ils ont été divisés par trois en 15 ans) les transporteurs français vont subir de nouvelles réformes de l’Union européenne qui dégraderont encore plus leur situation.

  1. Tout d’abord, il est question d’enlever le secteur du transport de la révision de la Directive travailleurs détachés. On se demande ce que Macron a promis pendant son voyage dans les pays de l’Est… Quel a été le rôle de la Pologne ?
  2. En effet, Bruxelles a mis dans les tuyaux une nouvelle directive, spécialement « pour le détachement de conducteurs dans le Secteur des transports routiers[3]». Ce texte qui ne reflètera pas la réalité sociale française renforcera sans nul doute le dumping social.
  3. Enfin, le dernier rempart des transporteurs, le cabotage[4], est sur le point de céder. Cette limite imposée aux transporteurs étrangers de ne livrer en France qu’un nombre maximum de livraisons sur une durée limitée est menacée[5].

La solution est pourtant simple : abroger la Directive travailleurs détachés. Une seule règle : même rémunération, mêmes charges sociales, mêmes conditions de travail dès le premier jour travaillé, maintien du cabotage et lutte contre les fraudes au chronotachygraphe. Pour résumer, seul le Front National veut lutter en priorité contre le dumping social et la précarisation de nos transporteurs nationaux.

[1] Si le secteur emploie 800 000 personnes, 80% des entreprises ont moins de 20 salariés, réduisant ainsi les possibilités de protection sociale et de garantie.

[2] Un « recul social sans précédent » selon les syndicats.

[3] Proposition de directive modifiant la directive 2006/22/CE en ce qui concerne les exigences d’exécution et fixant des règles spécifiques en ce qui concerne la directive 96/71 / CE et la directive 2014/67 / UE pour le détachement de conducteurs dans le Secteur des transports routiers (TRAN).

[4] Le transporteur ne peut effectuer ce transport routier qu’à la suite d’un transport international à destination du territoire français avec une limite de 3 livraisons après avoir déchargés ses marchandises et dans un délai de 7 jours après ce même déchargement.

[5] Il est notamment prévu dans le « Paquet mobilité » de l’Union européenne, de ne plus limiter le nombre de cabotages.