« Je ne suis pas dans un esprit franco-français », par une députée LR

Communiqué de Dominique Martin, Député français au Parlement européen FN/ENL

Ce matin, dans le cadre de la Commission Emploi du Parlement européen, Élisabeth Morin-Chartier, députée des Républicains et rapporteur sur le dossier des travailleurs détachés affirmait : « Je ne suis pas dans un esprit franco-français mais dans un esprit européen (…) La clause Molière[1], très peu pour moi ».

Tout à fait consciente que cette clause protège les intérêts français, Madame Morin-Chartier met en lumière ses priorités. Mauvaise nouvelle, ses priorités ne sont pas vos intérêts ! Par ailleurs, on observe le double jeu des Républicains :

  • En région, ils défendent cette clause à des fins électoralistes[2];
  • Au Parlement européen, ils se font les laquais des grandes puissances !

Si les Républicains avouent ne pas suivre « l’esprit franco-français » sur un tel dossier, dont ils reconnaissent pourtant les failles et le dumping social, qu’en est-il pour les autres sujets ? Qu’en est-il pour l’immigration, la sécurité, l’environnement ou encore le chômage ? …

« Au nom du peuple », seule Marine Le Pen saura défendre les intérêts des Français.

[1] Elle consiste à imposer, sur les chantiers, l’usage de la langue française. Cette mesure permet de protéger les PME locales car l’obligation d’engager un traducteur permet de réduire les distorsions de concurrence. Elle permet également d’assurer une meilleure sécurité.

[2] Jérôme Chartier, Vice-président du Conseil régional et un des plus proches conseillers de François Fillon, « a mis en avant une «volonté politique», sans plus de précision ».

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/03/10/20002-20170310ARTFIG00256-imposer-le-francais-sur-les-chantiers-devient-un-enjeu-politique.php