Corps européen de solidarité (CES)

Déclaration écrite de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Déclaration écrite de Dominique Martin au sujet de la question avec demande de réponse orale à la Commission (article 128 du règlement) sur le Corps européen de solidarité posée par Thomas Händel, au nom de la commission de l’emploi et des affaires sociales.

Le Corps européen de solidarité (CES) a pour vocation d’aider les jeunes européens à développer leurs compétences et à obtenir un emploi. À première approche, c’est un projet sain contre lequel il serait difficile de s’opposer !

Or, ce projet de CES est né dans le contexte de la crise migratoire et nourrit des objectifs bien différents, comme constituer une opportunité pour les communautés marginalisées (comprendre les migrants), ou encore, développer chez les jeunes l’esprit fédéraliste de Juncker…

En outre, le CES comporte plusieurs risques au sujet desquels la Commission n’a pas su donner de réponses satisfaisantes. D’une part, les volontaires (impayés) risquent de remplacer, à terme, les stagiaires et apprentis, développant ainsi la précarité de la jeunesse. D’autre part, alors même qu’il existe plusieurs programmes tels qu’Erasmus et l’Initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ), le CES risque de complexifier cet ensemble, au lieu de le rationaliser.

Ainsi, plus qu’un outil pour lutter contre le chômage des jeunes, c’est un outil de propagande européiste, que nous ne pouvons soutenir. Ce projet souhaite donner un cadre légal au CES, ainsi qu’un budget propre. Nous nous y opposons.