Temps partiel imposé, salaire misérable, agenda incertain et versatile : protégeons nos femmes exploitées !

Intervention de Dominique Martin en commission emploi et affaires sociales du Parlement européen.

Dominique Martin se saisit de la question de l’émancipation économique des femmes dans les secteurs privés et publics au sein de l’Union européenne. Il observe, avec regret, que 70% à 80% des femmes sont contraintes d’aller travailler dans cette société consumériste, dans laquelle il faut maintenant deux revenus pour vivre décemment et s’occuper d’un foyer.

Il déplore qu’elles soient exploitées avec le temps partiel (notamment dans la grande distribution et les sociétés de nettoyage), avec des salaires de misère (600 ou 700 euros par mois), et des agendas qu’elles ne maîtrisent plus.

Faut-il donner 18 millions d’euros à la Lybie, la Syrie, le Tadjikistan, la Turquie, le Turkménistan, ou encore l’Ouzbékistan ?

Intervention de Dominique Martin en commission emploi et affaires sociales du Parlement européen le 30 mai 2017 sur la Fondation européenne pour la Formation

Dominique Martin déplore l’existence même de la Fondation européenne pour la Formation (ETF). L’unique raison d’être de cette agence est de dépenser son budget à aider des pays non-européens ! Dont certains aux situations politiques et sécuritaires douteuses…

Dominique Martin liste les 29 pays partenaires – dont la Lybie, la Syrie, le Tadjikistan, la Turquie, le Turkménistan, l’Ouzbékistan – et s’interroge : représentent-ils les intérêts européens ?

L’UE se plaint sans cesse que les compétences de ses citoyens ne conviennent plus, que l’écart entre les formations et les attentes du marché du travail se creusent, mais l’on préfère donner 18 millions d’euros, à des pays non-européens…

Avant de vouloir jouer les donneurs de leçons et les ambassadeurs de bonnes volontés, il serait bon que l’UE s’intéresse d’abord aux besoins de ses concitoyens européens.

Stop aux budgets « perfusions » qui dilapident vos millions !

Intervention de Dominique Martin en commission emploi et affaires sociales du Parlement européen.

Dominique Martin déplore que cette présentation du budget soit un simple et triste constat d’évidences : le chômage augmente, les PME sont étouffées, les emplois ne suffisent plus pour vivre décemment, etc.

Au lieu de s’attaquer aux causes, l’UE gère les effets à coup de millions « balancés » via les budgets « perfusions » : le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEAM), le Programme pour l’emploi et l’innovation sociale, ou encore le Fonds pour l’aide européenne aux personnes les plus privées.

Dominique Martin se désole qu’en lieu et place de vraies solutions, il y ait l’habituel paragraphe de caution morale demandant que le soutien financier soit prévu pour ceux qui ont de multiples inconvénients sur le marché du travail, notamment « les personnes issues de minorités »…

Formations/Diplômes : Dominique Martin dit « non » à un cadre européen destructeur !

Intervention de Dominique Martin en séance plénière du Parlement européen.

L’Union européenne souhaite mettre en place un « cadre européen des certifications pour l’apprentissage tout au long de la vie ».

Si l’objectif semble tout à fait louable, il y a en réalité de nombreux problèmes tels que l’inclusion des migrants en dépit de nos 25 millions de chômeurs européens, le nivellement vers le bas, et le développement de la mobilité des travailleurs, cause du dumping social et de la concurrence déloyale Est-Ouest.

Les États membres doivent pouvoir rester libres de reconnaître les qualifications, formelles ou informelles, en fonction de leurs propres critères et de leurs besoins.

 

Cedefop, Eurofound, EU-OSHA : 3 agences européennes, 2 à supprimer…

Intervention de Dominique Martin en commission emploi et affaires sociales du Parlement européen.

Dominique Martin considère comme très important la refonte des 3 agences européennes : le Centre européen pour le développement de la formation professionnelle (Cedefop), la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound) et l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA).

Il formule 3 critiques :

  • ces agences font de bonnes analyses mais ces dernières s’avèrent sous-exploitées ;
  • ces agences sont de vraies « armées mexicaines » (trop de monde, peu de décisions) ;
  • elles sont en réalité des agences de communication au service de l’intégration de l’Union européenne…

Sur ces 3 agences, il y a en a 2 de trop !

Directive « travailleurs détachés » : arrêtons le massacre du dumping social !

Intervention de Dominique Martin en commission emploi et affaires sociales du Parlement européen.

Dominique Martin a rappelé en Commission que le Front national soutient la suppression pure et simple de la Directive « travailleurs détachés », une des causes majeures du dumping social à l’intérieur même de l’Europe.

Une véritable compétition a lieu entre les pays de l’Est et de l’Ouest. Ce ripolinage de la directive n’aboutira pas à une réforme fondamentale de la directive. Les intérêts financiers en jeu sont importants :

– A l’Est de l’Europe, les pays et leurs travailleurs veulent évidemment faire perdurer ce système qui leur permet de gagner des marchés et de multiplier leurs salaires.

– A l’Ouest, les PME/PMI n’embauchent plus nos travailleurs : elles ont le choix entre le dépôt de bilan ou utiliser cette directive. Elles n’ont bien sûr pas les moyens de délocaliser. Quant aux gros donneurs d’ordre, s’ils ne délocalisent pas, ils gâtent leurs actionnaires en baissant leur masse salariale par l’utilisation massive de travailleurs détachés originaires des pays de l’Est.

Dans le contexte actuel, il ne semble pas possible d’abolir la Directive « travailleurs détachés » : il y a un désaccord total entre les différents pays de l’est et de l’ouest de l’Europe. Un désaccord criant au sein de ce parlement.

Dès lors, Dominique Martin a défendu l’idée d’appliquer la loi du travail la plus favorable au travailleur. C’est donc la loi du pays d’accueil qui devrait s’appliquer le plus souvent et ce, dès le premier jour du contrat de travail. Il s’agit d’une position équilibrée et de bon sens. Cet amendement protègerait au maximum nos travailleurs nationaux tout en étant acceptable par les pays de l’Est.

Chômage des jeunes : l’UE est le bourreau qui tente, après avoir donné la mort, de soigner sa victime avec de petits pansements.

Intervention de Dominique Martin en commission emploi et affaires sociales du Parlement européen.

Dominique Martin réitère l’état des lieux fait par le rapporteur : 4 169 000 jeunes de moins de 25 ans étaient au chômage dans l’UE en 2016 ! C’est à dire un taux de 18.4 % dont plus de 2 millions dans la zone euro. Ces chiffres font ressortir que ¾ des jeunes sans emploi sont issus de la zone euro.

Dominique Martin déplore le fait que, malgré l’initiative pour l’emploi des jeunes, ces chiffres restent très hauts. L’UE tente de freiner les effets de la crise financière en versant des milliards aux États les plus touchés. Le taux de chômage actuel montre les limites de ce dispositif…notamment en France.

Aujourd’hui, l’UE souhaite renforcer un dispositif qui n’a pas démontré de bons résultats et n’en apportera pas plus demain… L’UE est le bourreau qui tente, après avoir donné la mort, de soigner sa victime avec de petits pansements.

Emploi précaire : Dominique Martin en rappelle les causes

Intervention de Dominique Martin en commission emploi et affaires sociales du Parlement européen.

Dominique Martin est heureux que la Commission Emploi s’intéresse à la dégradation des conditions de travail et à son pendant : l’explosion de l’emploi précaire. Il regrette en revanche qu’aucune proposition claire n’émane de ce texte. En effet, ce dernier ne fait que présenter un triste constat mais ne se risque pas à proposer des solutions.

La dégradation des conditions de travail et l’explosion de l’emploi précaire sont la résultante de l’Union européenne, de ses 4 piliers (libre circulation des services, des bien, des personnes, et des capitaux), de la directive « Travailleurs Détachés », de la concurrence libre et non-faussée, de la flexi-sécurité, de l’ubérisation, ou encore des réformes structurelles / mesures d’austérité.

Cette politique a dégradé les conditions de travail et a fait exploser l’emploi précaire car l’UE met en concurrence des travailleurs pauvres de pays pauvres avec des travailleurs « riches » de pays riches.

Avec 25 millions de chômeurs européens, la préférence étrangère n’est pas concevable !

Intervention de Dominique Martin en commission emploi et affaires sociales du Parlement européen.

Dominique Martin est intervenu sur la problématique de l’immigration et plus précisément sur la modernisation du régime d’asile et l’accueil des personnes demandant la protection internationale.

S’agissant du droit d’asile, Dominique Martin dit « stop » à la discrimination positive au détriment de nos propres concitoyens européens qui, eux aussi, cherchent du travail ! Il rappelle que la modernisation de ce régime ne doit pas passer par une uniformisation forcée des conditions d’accueil et des réglementations nationales.

S’agissant de la protection internationale, Dominique Martin constate que sur les 6 millions de personnes qui aimeraient venir en Europe, il y a peu de véritables réfugiés. Il s’agit essentiellement d’une migration économique. Quand on a 25 millions de chômeurs en Europe, la préférence étrangère n’est pas concevable ! Il rappelle ainsi son attache à la priorité nationale.

Agences européennes : faut-il maintenir de telles structures, avec un tel budget, surtout quand on sait que leur objectif est l’euro-fédéralisme à tout prix ?

Intervention de Dominique Martin en commission emploi et affaires sociales du Parlement européen.

Dominique Martin est intervenu en Commission Emploi et Affaires Sociales au sujet de trois agences européennes : le Centre Européen pour le Développement de la Formation Professionnelle (CEDEFOP), l’Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au Travail (EU-OSHA) et la Fondation Européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound). Il se félicite de la révision de leurs statuts mais s’interroge, en revanche, sur plusieurs points.

  • S’agissant du CEDEFOP, il remet en cause la pertinence du « calendrier » qui ne permettra pas d’intégrer les conclusions de l’évaluation externe en cours. Il dénonce la préférence étrangère omniprésente dans cette structure dont l’objectif est l’intégration des travailleurs étrangers.
  • S’agissant de l’EU-OSHA, Dominique Martin se félicite que le Rapporteur insiste sur la sécurité et la sureté au travail des très petites entreprises mais explique ses doutes quant à l’efficacité de ces mesures auprès des travailleurs indépendants, des travailleurs associatifs et collaboratifs.
  • S’agissant d’Eurofound, il déplore que les études soient instrumentalisées pour une intégration encore plus grande dans l’euro-fédéralisme.