Professions réglementées : demain, serez-vous soigné par des médicaments frelatés ?

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Monsieur Macron veut revenir sur les professions réglementées[1] au motif qu’elles seraient génératrices d’inégalités[2]. Notaires, huissiers, pharmaciens, médecins, chauffeurs de taxis sont, par exemple, des métiers qui sont mieux encadrés[3] que les autres. Pourquoi ? Afin d’assurer aux citoyens une meilleure protection dans des domaines en général plus sensibles : cession de patrimoine, santé, transport de personnes, etc.

Que veulent faire Monsieur Macron[4] et Richard Ferrand, grand architecte de la réforme des professions réglementées ? Ils veulent faire disparaitre cette protection qui pourtant vous permet d’utiliser ces services sans crainte. Ils veulent obéir aveuglément aux injonctions de la Commission européenne dont l’objectif est de créer de nouveaux marchés au bénéfice des grandes multinationales et des grandes surfaces !

Comme l’explique la Présidente de l’Union européenne de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises (UEAPME), Ulrike Rabmer-Koller[5], avis que partage Marine Le Pen, il faut laisser aux États membres leur souveraineté dans ce domaine afin de « garantir une haute qualité des services et de la formation ». Des réformes sont nécessaires, mais pas, comme le soutient Monsieur Macron, la casse de ces professions qui ont permis à la France de préserver des services de qualité, face à la crise, la précarité et la globalisation.

[1] Selon l’Insee, les professions libérales réglementées représentaient en France, en 2010, un peu plus de 110.000 entreprises et 253.000 salariés en équivalent temps plein.

[2] C’est ce que soutenait le socialiste et ministre de l’Économie Arnaud Montebourg, en 2014…

[3] À Bruxelles, on définit les professions réglementées comme celles qui sont soumises « directement ou indirectement, en vertu de dispositions législatives, réglementaires ou administratives, à la possession de qualifications professionnelles déterminées ».

[4] En plus de suivre aveuglément Bruxelles, il suit un rapport de l’IGF (Inspection Générale des Finances) qui a émis un rapport en 2013 encourageant les libéralisations pour une dizaine de professions.

[5] Le 2 juin, la présidente de l’UEAPME s’est félicitée de la décision des ministres du Conseil « Compétitivité » qui a laissé la main aux États membres sur les tests de proportionnalité sur de nouvelles réglementations de professions.

Temps partiel imposé, salaire misérable, agenda incertain et versatile : protégeons nos femmes exploitées !

Intervention de Dominique Martin en commission emploi et affaires sociales du Parlement européen.

Dominique Martin se saisit de la question de l’émancipation économique des femmes dans les secteurs privés et publics au sein de l’Union européenne. Il observe, avec regret, que 70% à 80% des femmes sont contraintes d’aller travailler dans cette société consumériste, dans laquelle il faut maintenant deux revenus pour vivre décemment et s’occuper d’un foyer.

Il déplore qu’elles soient exploitées avec le temps partiel (notamment dans la grande distribution et les sociétés de nettoyage), avec des salaires de misère (600 ou 700 euros par mois), et des agendas qu’elles ne maîtrisent plus.

Faut-il donner 18 millions d’euros à la Lybie, la Syrie, le Tadjikistan, la Turquie, le Turkménistan, ou encore l’Ouzbékistan ?

Intervention de Dominique Martin en commission emploi et affaires sociales du Parlement européen le 30 mai 2017 sur la Fondation européenne pour la Formation

Dominique Martin déplore l’existence même de la Fondation européenne pour la Formation (ETF). L’unique raison d’être de cette agence est de dépenser son budget à aider des pays non-européens ! Dont certains aux situations politiques et sécuritaires douteuses…

Dominique Martin liste les 29 pays partenaires – dont la Lybie, la Syrie, le Tadjikistan, la Turquie, le Turkménistan, l’Ouzbékistan – et s’interroge : représentent-ils les intérêts européens ?

L’UE se plaint sans cesse que les compétences de ses citoyens ne conviennent plus, que l’écart entre les formations et les attentes du marché du travail se creusent, mais l’on préfère donner 18 millions d’euros, à des pays non-européens…

Avant de vouloir jouer les donneurs de leçons et les ambassadeurs de bonnes volontés, il serait bon que l’UE s’intéresse d’abord aux besoins de ses concitoyens européens.

Explications de votes du 1er juin 2017

JURI : Demande de levée d’immunité de Béla Kovács
Rapporteur : Heidi Hautala (verts)
A8-0203/2017

J’ai voté pour ce texte.
Ce texte concerne une demande de levée d’immunité pour le député Béla Kovács. Cette demande fait suite aux documents fournis par le Procureur Général de Hongrie, au sujet de stagiaires fictifs. Monsieur Kovács ne s’est pas rendu aux auditions et, suite au débat en Commission juridique (JURI), ainsi qu’aux observations écrites, il a été estimé qu’il n’y avait pas de fumus persecutionis, c’est à dire de présomption suffisamment sérieuse poussant à croire que la procédure a été engagée dans l’intention de nuire à l’activité politique du député.
Par ailleurs, la sanction de blâme dont Monsieur Kovács a déjà été la cible ne présente pas le caractère d’une décision de justice. Il n’y a donc pas violation du principe non bis in idem selon lequel une personne ne peut être jugée 2 fois pour les mêmes faits. Aussi, j’ai voté pour ce texte. Lire la suite

Chômage : en bon père de famille, l’Union européenne doit prioritairement nourrir ses enfants !

 Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Mme Ronzitti, Secrétaire générale du Centre européen des entreprises à participation publique et des entreprises d’intérêt économique général (CEEP) a proposé, le 23 mai 2017, plusieurs axes visant à une meilleure intégration des migrants sur le marché du travail. Parmi ces axes, on trouve la réduction du laps de temps entre l’arrivée des migrants et leur accès à un premier travail[1], ou encore la mise en place de cadres opérationnels, intégrant plusieurs acteurs, afin d’accompagner plus efficacement les demandeurs d’asile et les réfugiés.

Au-delà du fait qu’en bon père de famille, l’Union européenne devrait prioritairement nourrir ses enfants, cette intégration pose de graves problèmes : sécurité, logement, ou encore barrière de la langue[2]. Même la Secrétaire générale, malgré sa déconnexion avec le réel, a dressé un diagnostic listant les grandes difficultés d’intégration…

Diminution du délai avant l’obtention d’un premier emploi, accompagnement par des spécialistes : nous en rêvons mais nous en sommes incapables pour nos propres chômeurs ! Ce sont aux pays qui jouxtent les pays d’origine d’accueillir les migrants. Si l’Europe et la France peuvent jouer un rôle, c’est en réduisant l’immigration légale et illégale afin de pouvoir, d’une part, nourrir ses propres enfants et, d’autre part, réellement aider les immigrés en situation régulière.

[1] Cela fait référence à l’initiative suédoise « Fast-Track », dont Mme Ronzitti souhaiterait s’inspirer.

[2] La barrière de la langue fait partie des difficultés qu’expose Madame Ronzitti.

Bruxelles : Branle-bas de combat pour trouver du travail aux migrants. Quid de nos 20 millions de chômeurs ?

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Le 23 mai, la Commission européenne a lancé une initiative pour renforcer l’intégration des migrants sur le marché du travail. Présenté conjointement par Monsieur le Commissaire chargé de la migration, Dimitris Avramopoulos, et Madame le Commissaire chargé de l’emploi, Marianne Thyssen, ce projet invite les employeurs à indiquer ce qu’ils ont déjà mis en place, ou ce qu’ils comptent mettre en place pour renforcer cette intégration[1]. Ainsi, Madame Thyssen souhaite développer un outil permettant de dresser le profil professionnel[2] des migrants et, bien entendu, mobiliser le Fonds social européen et le Fonds « Asile, migration et intégration » : des millions d’euros en perspective.

Alors même que 20 millions[3] de citoyens européens sont au chômage, alors même qu’eux aussi souffrent d’une inadéquation entre leurs compétences et certains postes vacants, il est choquant de vouloir renforcer l’intégration des migrants sur le marché du travail européen.

La solution est d’accueillir les migrants et réfugiés dans les pays proches de leurs pays d’origine et de réduire l’immigration légale et illégale. N’oublions pas que les premières victimes de l’immigration sont les immigrés eux-mêmes : ne leur promettons pas une situation impossible à assurer pour nos propres concitoyens.

[1] Un site est dédié à cette action : https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/employersforintegration

[2] En anglais, “Skills Profile Tool for Third Country Nationals”.

[3] http://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/7895745/3-02032017-AP-FR.pdf/ed0d4209-56a8-422d-a407-75639bc2c720.

Moldavie : la Commission européenne sur le point d’octroyer 100 millions € !

Déclaration écrite de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Déclaration au titre de l’article 162 Paragraphe 12, dans le cadre du débat en session plénière du jeudi 4 mai 2017 :

Le 4 mai 2017, la commission du commerce international du Parlement européen (INTA) a soutenu la proposition de la Commission européenne d’octroyer 100 millions € à la Moldavie.

Ces 100 millions € s’ajoutent aux 561 millions déjà payés pour la période 2007-2013 et qui pourtant n’ont pas eu l’effet escompté : une fraude bancaire révélée en 2014 a impliqué plusieurs dirigeants moldaves, dont l’ancien Premier ministre Vlad Filat, qui se seraient fait verser 1 milliard d’euros par trois banques (Savings Bank, Unibank et Banca Sociala). Manifestement, les services responsables de la Commission n’ont pas su éviter cette fraude.

Alors que ces fonds pourraient être utiles ailleurs en Europe, nous nous inquiétons que des fonds européens transitent par le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale, qui de plus définissent le programme d’action.

Soucieux de l’indépendance de l’Europe, nous appelons la Commission à refuser toute ingérence d’organisations mondiales basées aux Etats-Unis.

Stop aux budgets « perfusions » qui dilapident vos millions !

Intervention de Dominique Martin en commission emploi et affaires sociales du Parlement européen.

Dominique Martin déplore que cette présentation du budget soit un simple et triste constat d’évidences : le chômage augmente, les PME sont étouffées, les emplois ne suffisent plus pour vivre décemment, etc.

Au lieu de s’attaquer aux causes, l’UE gère les effets à coup de millions « balancés » via les budgets « perfusions » : le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEAM), le Programme pour l’emploi et l’innovation sociale, ou encore le Fonds pour l’aide européenne aux personnes les plus privées.

Dominique Martin se désole qu’en lieu et place de vraies solutions, il y ait l’habituel paragraphe de caution morale demandant que le soutien financier soit prévu pour ceux qui ont de multiples inconvénients sur le marché du travail, notamment « les personnes issues de minorités »…

Macron supprimera bien 120 000 postes de fonctionnaires !

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

C’est confirmé, Macron supprimera bien 120 000 postes de fonctionnaires, 50 000 pour l’État et 70 000 pour les collectivités locales. Cette promesse de campagne, dont le Ministre de l’Action des Comptes publics, Gérald Darmanin, est l’ordonnateur, s’oppose au souhait premier des français : lutter contre le chômage. Bien entendu, il s’agit d’un non-renouvellement des départs, fort heureusement, mais ce sont des postes qui ne pourront plus être pourvus : des opportunités en moins pour nos jeunes.

Monsieur Darmanin n’hésite pas à se moquer des français ! Il « respecte les agents de la fonction publique. On ne supprime pas des fonctionnaires mais des postes de fonctionnaires ». Arriverait-il à regarder droit dans les yeux les 120 000 futurs jeunes qu’il « respecte » et qui ne pourront pas intégrer la fonction publique ?

Si nous mettions de l’ordre dans nos finances publiques, comme le propose le Front National, en mettant fin aux mauvaises dépenses publiques liées à l’immigration et à l’Union européenne, et en mettant fin à la fraude sociale et fiscale, la France pourrait se permettre de garder ses fonctionnaires et même de créer de nouveaux postes, dans la police et la gendarmerie (15 000), ainsi que dans la douane (6 000).

Mortalité infantile : La Biélorussie soigne mieux ses bébés que la France !

Communiqué de Dominique Martin, Député français au Parlement européen FN/ENL

Une communication du centre de recherche du Parlement européen nous apprend que les nourrissons décèdent davantage avant l’âge d’un an en 2015 dans la France de Messieurs Hollande-Macron (3,5/1000) qu’en Slovénie (2,1/1000) [1],[2], soit 66% de surmortalité relative : c’est dire. La France est même derrière la Biélorussie et son régime post-soviétique (3,4/1000) ! La France, est aussi un des rares pays au monde où la mortalité infantile a connu une hausse récente (2013[3]). Encore du négatif au bilan du mandat Hollande-Macron !

800 000 bébés[4] sont nés en France en 2015. Par conséquent, si la France avait eu un système aussi sûr que la Biélorussie, 80 bébés seraient encore en vie. Par rapport à la Slovénie, c’est encore plus grave : 1120 bébés seraient sauvés.

Dans son projet présidentiel, Marine Le Pen s’était engagé à « lancer un audit complet sur les structures d’accueil et de prise en charge des jeunes enfants afin de mettre un terme aux dérives constatées[5] ». Le Président Macron, se montrera-t-il plus concerné maintenant qu’il a été élu ?

[1]Estimations de mortalité infantile développées par le groupe inter-agence des Nations Unies (UNICEF, OMS, Banque mondiale, UN DESA Population).

[2]Estimations de mortalité infantile développées par le groupe inter-agence des Nations Unies (UNICEF, OMS, Banque mondiale, UN DESA Population).

[3]Estimations de mortalité infantile développées par le groupe inter-agence des Nations Unies (UNICEF, OMS, Banque mondiale, UN DESA Population).

[4]http://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/memos-demo/fiches-pedagogiques/la-mortalite-infantile-en-france/

[5] Vous retrouverez cette proposition au point 142 du programme présidentiel :

http://www.frontnational.com/le-projet-de-marine-le-pen/