Déclaration écrite sur la sensibilisation et le soutien aux victimes du thalidomide

Déclaration écrite, au titre de l’article 136 du règlement du Parlement européen, sur la sensibilisation et le soutien aux victimes du thalidomide

Mara Bizzotto (ENF), Matteo Salvini (ENF), Mario Borghezio (ENF), Gianluca Buonanno (ENF), Dominique Bilde (ENF), Dominique Martin (ENF), Edouard Ferrand (ENF), Mylène Troszczynski (ENF), Barbara Kappel (ENF), Marek Plura (PPE), Remo Sernagiotto (ECR)

1. Au cours des années 1950 et 1960, le thalidomide était prescrit aux femmes enceintes dans toute l’Europe comme médicament antiémétique. Il a ensuite été découvert qu’il a été à l’origine de la naissance d’au moins 20 000 enfants atteints de graves malformations congénitales, notamment en Italie, en Espagne, en Angleterre et en Suède.
2. Aujourd’hui, il y a 4 000 survivants du thalidomide en Europe, qui sont en proie à des difficultés quotidiennes liées à leur état. Certains ont reçu une indemnisation limitée des États membres, mais la société qui a développé le médicament continue de refuser d’indemniser totalement toutes les victimes.
3. La Commission et le Conseil sont invités:
a. à exhorter les États membres à reconnaître de manière adéquate les besoins des victimes du thalidomide;
b. à sensibiliser les gouvernements des États membres en vue de parvenir à une solution avec la société qui a développé le médicament de sorte que les personnes concernées puissent recevoir une indemnisation leur permettant d’avoir une qualité de vie adéquate.
4. La présente déclaration, accompagnée du nom des signataires, est transmise au Conseil et à la Commission.

Déclaration écrite sur l’insertion et l’intégration des aveugles et des déficients visuels dans le marché du travail européen

Déclaration écrite présentée au titre de l’article 136 du règlement sur l’insertion et l’intégration des aveugles et des déficients visuels dans le marché du travail européen

Mara Bizzotto (ENF), Matteo Salvini (ENF), Mario Borghezio (ENF), Gianluca Buonanno (ENF), Lorenzo Fontana (ENF), Laura Agea (EFDD), Marek Plura (PPE), Mylène Troszczynski (ENF), Marie-Christine Arnautu (ENF), Gilles Lebreton (ENF), Gerolf Annemans (ENF), Dominique Bilde (ENF), Elisabetta Gardini (PPE), Aymeric Chauprade (ENF), Joëlle Mélin (ENF), Dominique Martin (ENF), Steeve Briois (ENF), Nicolas Bay (ENF)

1. La situation des personnes aveugles sur le marché du travail en Europe est de plus en plus difficile, étant donné qu’aux préjugés concernant leurs capacités professionnelles s’ajoutent les effets de la crise et des évolutions technologiques qui ont fait disparaître la demande de certains emplois, par exemple celui de standardiste, l’un des principaux métiers traditionnellement exercés par les personnes atteintes de ce handicap.
2. Les possibilités d’emploi offertes aux personnes aveugles ne doivent pas résulter d’efforts visant à généraliser les profils de carrière, mais plutôt d’une démarche consistant à permettre à ces personnes d’occuper des postes qui correspondent aux compétences qu’elles ont acquises au cours de leur formation.
3. La Commission et le Conseil sont invités:
a. à encourager l’intégration des personnes aveugles;
b. à favoriser le développement de nouvelles possibilités de carrière adaptées aux aptitudes et aux profils des aveugles et des déficients visuels en Europe.
4. La présente déclaration, accompagnée du nom des signataires, est transmise au Conseil et à la Commission.

Entrepreneuriat social et innovation sociale

Censées aider à la reconstruction d’un cadre économique viable et durable dans les régions les plus touchées par la crise, les entreprises de l’ESS, basées sur des valeurs communes et non sur le profit, ont semble-t-il la faveur des jeunes générations.

Si le développement de l’ESS constitue une nouvelle marotte de l’UE, la raison en est simple. La cohésion sociale a été mise à mal ces dernières années par la gouvernance européenne au point que la fracture sociale devient une sérieuse menace pour l’UE : il faut trouver un moyen de gérer la pauvreté, et d’apaiser les tensions sociales. Ce rôle, autrefois dévolu aux services publics des Etats, n’a plus lieu d’être dans un contexte ultra-libéral où le bien commun et l’intérêt général doivent désormais être confiés aux entreprises sociales et aux adeptes du bénévolat.

En réalité, le développement du secteur des ESS n’est pas une bonne nouvelle : il signifie l’alignement de l’Europe sur le modèle social américain. Lorsque les Etats pouvaient assurer le bien commun à travers le service public, l’encouragement à l’esprit d’entreprise ne concernait que le secteur privé. Le développement de l’ESS n’a d’autre vertu que de compenser la perte du pouvoir régalien.

La création d’un marché du travail compétitif dans l’UE au XXIe siècle.

Rendre le marché du travail européen compétitif représente un défi de taille quand on connaît les chiffres du chômage dans l’UE.

Un mot revient souvent : la flexibilité. Les réformes des marchés du travail doivent favoriser la flexibilité des parcours et formations, il faut assouplir les marchés du travail, et assurer une plus grande mobilité des travailleurs. L’idée maîtresse consiste donc à rendre la main d’oeuvre malléable pour se conformer aux exigences du marché : autrement dit, c’est le marché qui décide, et les hommes n’ont qu’à obéir. La généralisation du recours au réseau EURES, et à l’immigration doivent achever ce processus.

Ainsi, pour adapter les marchés de l’emploi européens au contexte de la mondialisation, l’UE opte pour le déplacement des populations : tant pis pour le dumping social qui s’organise !

Pourtant, la compétitivité selon l’UE pourrait souffrir des spécificités nationales : car les Etats aussi doivent se montrer souples et conciliants pour engager les réformes nécessaires. En somme, tout doit converger pour répondre aux sirènes de l’ultra-libéralisme. Mais la politique de l’emploi reste de la compétence des Etats, non de l’UE, et la complicité des Etats reste nécessaire pour organiser la flexibilité de la main d’œuvre…

Discussion commune – Lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres

Les lignes directrices pour les politiques de l’emploi des Etats-membre prétendent coordonner les réformes à engager pour moderniser les marchés nationaux du travail.

En théorie, elles ne sont pas contraignantes, et encouragent à des mesures utiles comme favoriser la flexibilité, réduire la fiscalité, favoriser l’égalité des chances, garantir un revenu minimum décent, etc… En réalité, il s’agit pour la Commission de s’acheter une conscience sociale à peu de frais, et il faudrait que la croissance soit plus tangible pour que de telles politiques soient possibles.

De nombreux Etats-membres souffrent des contraintes budgétaires imposées par la zone euro, et s’enfoncent dans une crise sociale sans précédent. L’on peut constater chaque jour combien la pauvreté est galopante dans les pays du Sud de l’Europe comme la Grèce, où l’Europe économique et monétaire joue contre les politiques sociales.

La croissance ‘intelligente et inclusive’ que nous vendent les institutions est un mythe créé de toute pièce, et nous avons hâte de voir si le Conseil écoute la voie des peuples ou si elle maintient une position résolument anti-démocratique et antisociale.

La stratégie de l’Union pour l’égalité entre les femmes et les hommes de l’après 2015

Cette « stratégie » consiste en un fourre-tout qui mélange théorie du genre, ingérence dans les affaires des Etats-membres, ingérence dans la vie des foyers, mais, soulignons-le, quelques bonnes idées qui méritent d’être soutenue.

Il est louable et nécessaire de protéger les femmes en luttant contre le harcèlement, contre la prostitution forcée et contre les licenciements abusifs de femmes enceintes. Il est honorable et plus que nécessaire de protéger les jeunes filles contre les mutilations génitales, les mariages précoces et forcés, et tous ces sévices dont elles sont victimes.

Mais la « stratégie » ne s’arrête pas là et encourage, pêle-mêle, l’immigration et le communautarisme, la théorie du genre et la mise en place de quotas. Passant outre ses attributions la Commission encourage l’UE à se substituer aux Etats-membres pour prendre des décisions, et va jusqu’à s’ingérer dans nos foyers en demandant aux hommes de participer davantage aux travaux domestiques. À quand des contrôles pour voir qui fait le ménage et le repassage ?

Ce qu’il faut pour régler les dérives, c’est revenir aux valeurs qui furent les nôtres : remettre en place les notions de respect, de mérite et de travail, et surtout insister sur la liberté de choix.

Initiative pour l’emploi des jeunes – nécessité d’une mise en œuvre rapide au niveau des États membres

Le Parlement a approuvé la décision d’augmenter le préfinancement du Fonds Social Européen afin de soutenir les Etats membres dans leur lutte contre le chômage des jeunes.

Bien que l’on ne puisse qu’admirer cette décision, et cette volonté d’une mise en œuvre rapide, cela ne règle pas les problèmes préexistants : les règles européennes en matière de déficits budgétaires empêchent toujours les Etats d’avancer les fonds, aucune analyse d’impact n’a été faite et l’on ne connait donc toujours pas le coût global de cette mise en œuvre, le suivi du dispositif par la Commission est toujours bancal et il n’y a toujours aucunes garanties que les fonds promis seront débloqués par l’UE.

La vraie faiblesse de l’Union n’est pas un manque de préfinancement ou de rapidité, c’est l’absence d’une vrai politique de l’emploi, de soutien aux Etats membres, c’est l’échec socio-économique des politiques européennes.

La seule solution, nous ne le répéterons jamais assez, est de protéger nos productions contre le dumping social, de pratiquer un protectionnisme avisé à l’échelon de chaque États-membres et de leur permettre de prendre les mesures nécessaires pour créer de l’emploi et sortir de la crise. Il n’y a qu’ainsi que nous pourrons aider les jeunes.

Proposition de modification du Règlement du parlement et du Conseil relatif au Fond Social Européen

Proposition de modification du Règlement du parlement et du Conseil relatif au Fond Social Européen (FSE) afin d’augmenter le montant du préfinancement initial dédié à l’Initiative pour l’Emploi des Jeunes

Le chômage des jeunes est un phénomène inquiétant en Europe, il est donc légitime que l’on s’y intéresse et, effectivement, intervenir sur les régions où le chômage des jeunes dépasse les 25%, grâce à une augmentation du préfinancement de 1 à 30% à budget constant semblerait être une nécessité.

Toutefois cela semble être un vœu pieu : comme on a pu le constater en France, avec des mesures type emplois jeunes ou emplois d’avenir, ces programmes sont souvent un échec. En effet, le passage à l’emploi ne sera possible que si des emplois existent et ces mesures ne créeront pas d’emploi ex-nihilo. La mise en disposition dès 2015 de l’intégralité des fonds, comme le promet la Commission, est certes louable mais ne suffira pas : le chômage des jeunes n’est pas dû à la faiblesse de ce préfinancement mais à la disparition et au manque d’emplois.

La seule solution est de protéger nos productions contre le dumping social, de pratiquer un protectionnisme avisé à l’échelon de chaque États-membres et de leur permettre de prendre les mesures nécessaires pour créer de l’emploi et sortir de la crise. Il n’y a qu’ainsi que nous pourrons sortir les jeunes du chômage.