Préférence étrangère : pas d’austérité budgétaire pour les migrants

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Lors de ses prévisions économiques de printemps, la Commission européenne a rivalisé de cynisme pour démontrer le bien-fondé de l’accueil massif de réfugiés en Europe. A l’en croire, les dépenses publiques considérables (+1.3% dans la zone euro en 2015) mobilisées pour faire face à cette vague migratoire stimuleraient la croissance.

L’Union européenne emboîte ainsi le pas du Fonds Monétaire International (FMI). En janvier 2016, celui-ci tablait sur une contribution de 0.25% des réfugiés au PIB de l’Union européenne d’ici à 2020, et de 0.5 à 1.1% dans les pays d’accueil. Le FMI encourageait les Etats membres à invoquer l’afflux de migrants comme une circonstance exceptionnelle, permettant de déroger à la discipline budgétaire européenne.

Les 84 millions de vrais pauvres et les 22 millions de vrais chômeurs que compte l’Union européenne n’ont, quant à eux, jamais justifié de plan de relance contraire au dogme de l’austérité budgétaire.

Le Front National dénonce cette préférence étrangère systématique, à l’heure où tout effort budgétaire devrait se concentrer sur les seules populations européennes en difficulté.

Baisse des dotations de l’État aux collectivités : tous complices

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

MM. Baroin (LR) et Laigniel (PS) se font porte-parole des maires contre la baisse de dotations de l’État. Cette baisse, annoncée par F. Hollande depuis 2012, fait suite aux suppressions de ressources décidées par N. Sarkozy. Les mécontents d’aujourd’hui sont donc tous alliés des responsables.

Depuis plus d’un quart de siècle, on répète aux étudiants que les impôts sont trop lourds dans notre pays, mais que, la fiscalité locale étant mieux tolérée, on peut encore presser le (con)tribuable de ce côté.

En vérité, l’État est exsangue, ruiné. La France, privée de la maîtrise de sa politique économique, doit ramper et soumettre son projet de budget à l’approbation des technocrates de Bruxelles. Cette politique de dissolution de la Nation dans l’Union Européenne, associée à la désindustrialisation à laquelle a abouti le Marché Commun, et à l’explosion des dépenses sociales et de santé liée à l’immigration sauvage et incontrôlée encouragée par le mondialisme, a finalement mis à genoux un pays autrefois parmi les plus riches du monde.

Le gouvernement tente d’éviter sa propre faillite en y poussant les collectivités locales. Grâce à la loi NOTRe, aux communes nouvelles et aux nouvelles intercommunalités, les collectivités pourront chercher des subsides directement auprès de l’UE. Déjà, les Régions perçoivent directement les “aides” de Bruxelles, qui ne transitent plus par Paris. Encore un peu, et nous vivrons vassaux de fiefs de potentats locaux inféodés à une bureaucratie mondialiste.

Que les maires placés aujourd’hui face à la réalité s’en rappellent : le FN est le seul parti à avoir toujours proposé les mesures de bon sens pour éviter la faillite et la disparition de la France : maîtrise de notre monnaie et de nos frontières, réappropriation des compétences régaliennes de l’État, et application d’un patriotisme économique et d’un protectionnisme raisonné pour sauver nos industries, nos emplois et les finances publiques.

La Suisse achève le Lyon-Turin

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

La Suisse va inaugurer le 1er juin le tunnel ferroviaire du Saint-Gothard. Ce tunnel ferroviaire de 57 km de long, à double tube, est le plus long tunnel ferroviaire du monde. Testé à plus de 300 km/h, il transportera les passagers à une vitesse de 250 km/h, et les marchandises à « seulement » 160 km/h. Zurich sera ramené à 2h40 de Milan, assurant un gain d’une heure.

Ce tunnel permet un transit le long de l’axe nord-sud de l’Europe qui transporte le plus de valeur ajoutée. Initié en 1998, à peu près en même temps que le Lyon-Turin, il va donc entrer en service 9 ans avant. Il aura le temps de drainer l’essentiel du trafic qu’on aurait envisagé passer par le Lyon-Turin.

Le Lyon-Turin, lui, est déjà plombé par les faits qui ridiculisent toutes les prédictions de trafic établies depuis 20 ans.

On voit le poids de la bureaucratie européenne, quand un État souverain peut achever un ouvrage vers l’Union Européenne plus rapidement que ce que l’Union peut faire dans son propre territoire.

On voit surtout la clairvoyance du Front National qui, depuis le lancement du projet, annonce son échec, dénonce des prévisions de trafic irréalistes, et affirme que le trafic nord-sud est largement plus important que la réalisation dans les Alpes d’un tronçon d’une ligne ferroviaire idéologique reliant Lisbonne à Kiev.

Crise des migrants : les budgets européens déjà à sec

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

La préparation du budget 2017 par le Parlement européen s’est ouverte sur un déconcertant aveu d’échec. Le Rapporteur général du budget, lui même, annonce que fin avril 2016 l’Union européenne a déjà consommé l’intégralité des fonds prévus pour la crise des réfugiés.

En plus de la rubrique « sécurité » du budget, avec 2.38 milliards d’euros consacrés presque exclusivement aux politiques migratoires, les 200 millions d’euros de l’instrument de flexibilité y ont été engloutis. Le nouveau fonds d’aide d’urgence, inauguré en mars, a fait long feu.

Une sortie de crise impliquerait une refonte des fonds de solidarité de l’Union européenne. Ces derniers, en particulier le Fonds Social Européen et ses dix milliards d’euros annuels, seraient mobilisés au profit des migrants.

Cet énième avatar du psychodrame budgétaire européen témoigne de l’impasse atteinte par Bruxelles face à la déferlante migratoire. Véritable tonneau des Danaïdes, cette gestion anarchique sera source de ressentiment, à mesure qu’elle s’opérera aux dépens des peuples européens.

Le Front National prend acte du fiasco de ces politiques immigrationnistes, et appelle au rétablissement des frontières nationales et au rapatriement systématique des migrants extra-européens.

Suppression de l’argent liquide : les Français otages des banques.

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

En 2015, un décret interdisait les paiements en espèces au-delà de 1.000 euros dans l’indifférence générale. Depuis, le gouvernement planche ouvertement sur la suppression de ce mode de paiement, pourtant plébiscité par les Français[1].

Sous couvert d’éradication de la fraude, la généralisation du paiement dématérialisé permettra le fichage impitoyable des transactions financières.

Plus grave, à l’heure où l’idée de répercuter sur l’épargne des ménages les taux d’intérêts négatifs de la Banque Centrale Européenne gagne du terrain, cette mesure privera les déposants de leur ultime recours aux diktats des banques : menacés de dépréciation de leurs actifs, ils seront acculés à une course effrénée à la consommation.

Épargne à rendements négatifs, cyber-surveillance et fichage numérique : cette proposition liberticide illustre le virage totalitaire de l’ultralibéralisme sauvage.

Le Front National dénonce cette abdication face au lobby bancaire, au mépris des intérêts économiques et des libertés fondamentales des Français.

[1] Baromêtre IFOP-Brink’s 2016

Chômage des jeunes : les migrants prioritaires pour l’emploi !

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Les migrants se sont à nouveau invités à la table de la Commission « Emploi et Affaires Sociales » du Parlement européen ce mardi.

Au programme : la revalorisation du Fonds Social Européen, dont les 10 milliards d’euros annuels s’avèrent insuffisants face à la submersion migratoire. Les fonds d’urgence créés à cet effet ont également atteint leurs limites. À la clef : la garantie pour chaque migrant d’un emploi dans les six à neuf mois de son arrivée en Europe.

Le budget de l’Union européenne restant constant, ces arbitrages s’opèrent au détriment d’autres bénéficiaires, en l’occurrence, des jeunes Européens. Selon l’Organisation Internationale du Travail, seul un investissement de 21 milliards d’euros par an permettrait d’enrayer le fléau du chômage des jeunes. Difficile de dégager une telle somme, à mesure que les migrants se taillent la part du lion des budgets européens.

En effet, au titre du programme-cadre « Europe 2020 » c’est bien l’emploi des migrants, et non celui des jeunes, qui fait figure de priorité.

En séance, je me suis insurgé contre ce sacrifice de la jeunesse européenne sur l’autel de la préférence étrangère.

L’Union européenne n’aime pas les jeunes !

Communiqué de Dominique Bilde, Député européen membre de la commission culture et éducation, et de Dominique Martin, Député européen et membre de la commission emploi et affaires sociales

Au Parlement européen, à chaque semaine sa nouvelle formule miracle pour résoudre les multiples crises que traversent les peuples européens. La dernière potion magique en date nous est concoctée par les commissaires Marianne Thyssen en charge de l’emploi et Tibor Navracsics, grand gourou des eurocrates pour la culture et l’éducation. Leur remède s’appelle « Agenda pour des compétences nouvelles pour l’Europe » et serait destiné à soigner le chômage des jeunes.

Rappelons que, de leur propre aveu, aujourd’hui en Europe, 30% des personnes ayant un diplôme d’enseignement supérieur seraient surdiplômés, tandis que 40% des employeurs peinent à trouver des employés ayant les compétences adéquates. S’il faut évidemment soutenir une meilleure adéquation des études avec les besoins du marché de l’emploi et revaloriser l’apprentissage et la formation professionnelle, il est douteux que le salut vienne des propositions de Bruxelles qui pense lutter contre le chômage via des procédés nébuleux tels que « l’alphabétisation numérique ».

Les oligarques qui attendent des jeunes qu’ils remettent leur avenir entre les mains de l’Union européenne semblent oublier que ce sont eux les responsables de cette situation. La directive sur les travailleurs détachés n’a eu pour effet que la légalisation du dumping social, et les politiques d’austérité ont conduit à des coupures budgétaires extravagantes dans les secteurs prioritaires tels que l’éducation tout en stimulant les délocalisations.

Rendre les jeunes « employables », selon l’expression employée et dégradante, c’est bien. Mais si l’UE les aimait, elle arrêterait de détruire les emplois.

Parlement européen : le système UMPS tombe les masques !

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

La Commission « Emploi et Affaires Sociales » du jeudi 14 avril 2016 a déchiré le voile de la collusion scandaleuse entre partis du système.

Parmi les rares pouvoirs du Parlement européen, celui de traiter des rapports législatifs se joue en commission. Au royaume du Père Ubu, ceux-ci sont attribués par mise aux enchères. Chaque groupe politique dispose d’un nombre de points déterminé par les technocrates bruxellois selon de savants calculs.

Le groupe « Europe des Nations et des Libertés » (ENL) se portait candidat pour  traiter du détachement des travailleurs. Cette directive permet de s’acquitter des charges sociales du pays d’origine des travailleurs transnationaux. Moteur du dumping social, elle est aussi source d’innombrables abus. Le Front National et ses alliés auraient eu beau jeu de les livrer au grand jour dans le cadre d’un rapport parlementaire.

Vent de panique parmi les tenants du système : dans un ahurissant coup de théâtre, la droite et la gauche ont dû miser en commun pour contrer l’offre d’ENL. Les « petits » partis ont assisté à ce marchandage inique dans un silence gêné. Certains d’entre eux, qui partagent pourtant avec le Front National des points de convergence, avaient visiblement été mis au pas avant la séance.

Alliances électorales contre-nature au niveau national, ostracisme et déni de démocratie à l’échelle européenne, avec ce nouveau tour de passe-passe, le système UMPS, ramassis de copinages et de manigances, est forcé de tomber les masques.

Face à cette caste dirigeante cynique, le Front National appelle plus que jamais les Français au sursaut patriote.

Crise agricole : autosatisfaction indécente des instances européennes

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Nombre d’emplois divisé par quatre en soixante ans, prix en chute libre et revenus en berne : le bilan de la Politique Agricole Commune ne prête pas aux réjouissances.

Pourtant, au plus haut des instances européennes, l’heure est aux satisfecits.

Ainsi, c’est par un contresens sidérant que la commission « Emploi et Affaires Sociales » du Parlement européen plaidait, le mercredi 16 mars 2016, pour une augmentation du budget de la PAC.

Une mesure perçue comme un sésame pour la revalorisation des revenus agricoles, l’installation de jeunes travailleurs et la reprise d’exploitations… Bref, tout ce que l’Union européenne a mis à mal, par sa politique mêlant inflation normative et libéralisme sauvage.

Alors qu’un agriculteur français se suicide tous les deux jours, l’autosatisfaction des parlementaires européens atteint des sommets d’indécence.

Chômage : face aux réfugiés, les jeunes Européens priés de passer leur tour

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

La commission Emploi et Affaires Sociales du Parlement Européen a donné lieu, mercredi 16 mars 2016, à une vive passe d’armes entre Dominique Martin (ENL) et le président, Thomas Händel.

Le motif ? Un vibrant plaidoyer, sous forme de projet de rapport, en faveur de l’accès au marché du travail des réfugiés. Souvent aptes au travail et qualifiés – toute ressemblance avec un migrant économique ne serait que purement fortuite-, ces derniers seraient une « chance » pour une Europe vieillissante.

Véritable chapelet de poncifs bien-pensants, le projet de rapport prône un arsenal de mesures au service d’un objectif ambitieux : l’obtention par chaque réfugié d’un emploi dans les six mois de son arrivée !

Au cours de la même séance, la commission dressait le piètre bilan de sa coquille vide, la « garantie jeune » 2013-2015, conçue contre le chômage record des jeunes en Europe.

Et Dominique Martin de lancer l’idée d’une garantie d’emploi dans les six mois pour chaque jeune Européen au chômage. Qualifiée d’ »ahurissante », la proposition n’a manifestement pas été au goût du président…

La préférence étrangère a, décidément, de beaux jours devant elle !