Chômage des jeunes ou quand l’UE se gargarise de ses échecs

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Cette semaine, la Commission européenne se gargarise des « principales réussites de la garantie pour la jeunesse et de l’initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ) », IEJ qui ne coûte, rappelons-le, que 6.4 milliards d’euros !

Si son objectif est tout à fait louable (tendre la main aux régions et aux jeunes qui en ont le plus besoin), dresser un bilan élogieux en 2016 illustre bien tristement le mensonge dans lequel s’embourbent les hauts représentants européens.

Chacun y va de son petit compliment. Monsieur Dombrovskis, Commissaire européen et Vice-président pour « l’euro et le dialogue social », déclare  que «la garantie pour la jeunesse est devenue une réalité en Europe », tandis que Madame Thyssen, Commissaire pour l’emploi et les affaires sociales, se félicite que l’IEJ ait « changé la donne pour plus de 9 millions de jeunes ».

Double mensonge !

  • Ce chiffre est une escroquerie : les contrats aidés (et donc précaires !) et les formations permettent de fausser cette étude, sans garantir aux jeunes une situation stable ;
  • Il n’est fait aucune mention des 4.2 millions de jeunes de moins de 25 ans qui restent victimes des erreurs de l’UE.

Bien entendu, la seule solution envisagée est une augmentation des ressources budgétaires de l’IEJ, en affectant 2 milliards de plus…

Le gouvernement français ferait bien mieux de dépenser les deniers publics utilement en développant le patriotisme économique, le protectionnisme intelligent et en luttant pour l’abrogation de la libre circulation des biens, des personnes et des services, de la concurrence libre et non faussée, de la mobilité des travailleurs et de la directive des travailleurs détachés !

Travailleurs détachés : l’enfumage de Manuel Valls

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Ce 3 juillet, Manuel Valls annonçait sa volonté de ne plus appliquer la directive sur le détachement des travailleurs.

Cette directive de 1996 permet à quelques 1.34 millions de travailleurs européens[1] d’être affiliés à leurs régimes sociaux nationaux lors d’un détachement dans l’Union européenne. Elle consacre ainsi une course au moins disant social entre États membres, où les écarts salariaux vont de 1 à 10. Le dispositif fait recette : la France comptait 285 000 travailleurs en 2015 – en hausse de 45% par rapport à 2010.

La proposition de révision, initiée en 2016 après quinze ans d’atermoiements législatifs, a achoppé sur l’opposition des pays de l’Est, bénéficiaires de cette mesure. De plus, cette proposition ne porte pas sur la question cruciale du régime social. La déclaration de Manuel Valls relève donc de l’enfumage : non seulement la France est contrainte d’appliquer la directive de 1996, mais aucune révision substantielle n’est à l’ordre du jour.

Le Front National appelle à l’abrogation du dispositif, qui bafoue les droits sociaux fondamentaux, notamment le principe d’égalité salariale.

[1] Travailleurs européens, Commission européenne, 2013.

Emploi : Bruxelles veut plus d’immigration

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

La Commission européenne a proposé cette semaine une réforme de la directive « carte bleue », sur l’immigration hautement qualifiée. L’objectif avoué est un recours accru à cette main d’œuvre étrangère. Les gains économiques escomptés oscilleraient entre 1.4 et 6.2 milliards d’euros par an.

Les travailleurs étrangers combleraient les pénuries de main d’œuvre constatées dans les secteurs technologiques et des soins de santé notamment, où 800.000 et 1 millions d’emplois seraient vacants d’ici à 2020. Le déclin de la population active européenne (perte de 20 millions d’actifs d’ici 2036) et l’inadéquation entre la formation et les besoins des entreprises sont pointés du doigt.

Cette proposition intervient alors que des analyses économiques récentes soulignent l’exode massif des Européens hautement qualifiés. Le Front National appelle les États européens à privilégier leurs propres forces vives, notamment par une politique éducative ambitieuse axée sur la formation professionnelle aux emplois d’avenir.

 

Migrants : la France ouvre les vannes

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Bernard Cazeneuve a annoncé la semaine dernière que la France accueillera 400 migrants supplémentaires chaque mois, en application de l’accord européen de répartition signé l’été dernier. Cette mesure vise essentiellement à désengorger la Grèce, par laquelle ont transité quelques 885 000 migrants en 2015 (Chiffres de l’Agence européenne Frontex).

Le Président Juncker l’a rappelé : les communes françaises seront en première ligne de cette politique (Discours du Président Juncker au Congrès des Maires de France, mardi 31 mai 2016). Déjà frappées par les coupes drastiques des dotations de l’État, elles supporteront en plus les conséquences d’une submersion migratoire dont le poids sur les dépenses publiques est désormais avéré.

Alors que ses propres budgets sont exsangues, l’Union européenne démontre l’impasse de sa stratégie immigrationniste à marche forcée. Le Front National rappelle que l’immigration relève de la souveraineté des États membres, et rejette par conséquent toute répartition européenne des migrants. Une gestion de la crise migratoire en amont, en partenariat avec les pays de départ des clandestins, doit être privilégiée.

Fuite des cerveaux : les étrangers à la rescousse

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Une étude du Conseil d’Analyse Économique, publiée cette semaine, souligne l’exode des talents français. Avec 3.5 millions de Français à l’étranger en 2013, le taux d’émigration a doublé de 1980 à 2010.

Ces expatriés sont plus qualifiés que les résidents français et, pour 75% d’entre eux, en âge de travailler. Parmi les diplômés 2013, 15% se sont expatriés. Selon le baromètre Deloitte 2015, 21% des jeunes diplômés placent leur avenir professionnel hors de France et 65% des jeunes expatriés excluent tout retour. L’allongement de la durée de séjour confirme cette tendance: 29% des expatriés le sont depuis plus de dix ans en 2013, contre 15.9% en 2008. Pour compenser cette saignée démographique, l’étude préconise une immigration accrue. Compte tenu du solde migratoire de diplômés du supérieur déficitaire avec les pays développés, celle-ci proviendrait de pays en développement.

Le Front National dénonce ces appels cyniques au remplacement de nos forces vives par l’immigration et exige l’instauration d’une priorité nationale à l’emploi face à l’explosion du chômage des jeunes.

Préférence étrangère : pas d’austérité budgétaire pour les migrants

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

Lors de ses prévisions économiques de printemps, la Commission européenne a rivalisé de cynisme pour démontrer le bien-fondé de l’accueil massif de réfugiés en Europe. A l’en croire, les dépenses publiques considérables (+1.3% dans la zone euro en 2015) mobilisées pour faire face à cette vague migratoire stimuleraient la croissance.

L’Union européenne emboîte ainsi le pas du Fonds Monétaire International (FMI). En janvier 2016, celui-ci tablait sur une contribution de 0.25% des réfugiés au PIB de l’Union européenne d’ici à 2020, et de 0.5 à 1.1% dans les pays d’accueil. Le FMI encourageait les Etats membres à invoquer l’afflux de migrants comme une circonstance exceptionnelle, permettant de déroger à la discipline budgétaire européenne.

Les 84 millions de vrais pauvres et les 22 millions de vrais chômeurs que compte l’Union européenne n’ont, quant à eux, jamais justifié de plan de relance contraire au dogme de l’austérité budgétaire.

Le Front National dénonce cette préférence étrangère systématique, à l’heure où tout effort budgétaire devrait se concentrer sur les seules populations européennes en difficulté.

Baisse des dotations de l’État aux collectivités : tous complices

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

MM. Baroin (LR) et Laigniel (PS) se font porte-parole des maires contre la baisse de dotations de l’État. Cette baisse, annoncée par F. Hollande depuis 2012, fait suite aux suppressions de ressources décidées par N. Sarkozy. Les mécontents d’aujourd’hui sont donc tous alliés des responsables.

Depuis plus d’un quart de siècle, on répète aux étudiants que les impôts sont trop lourds dans notre pays, mais que, la fiscalité locale étant mieux tolérée, on peut encore presser le (con)tribuable de ce côté.

En vérité, l’État est exsangue, ruiné. La France, privée de la maîtrise de sa politique économique, doit ramper et soumettre son projet de budget à l’approbation des technocrates de Bruxelles. Cette politique de dissolution de la Nation dans l’Union Européenne, associée à la désindustrialisation à laquelle a abouti le Marché Commun, et à l’explosion des dépenses sociales et de santé liée à l’immigration sauvage et incontrôlée encouragée par le mondialisme, a finalement mis à genoux un pays autrefois parmi les plus riches du monde.

Le gouvernement tente d’éviter sa propre faillite en y poussant les collectivités locales. Grâce à la loi NOTRe, aux communes nouvelles et aux nouvelles intercommunalités, les collectivités pourront chercher des subsides directement auprès de l’UE. Déjà, les Régions perçoivent directement les “aides” de Bruxelles, qui ne transitent plus par Paris. Encore un peu, et nous vivrons vassaux de fiefs de potentats locaux inféodés à une bureaucratie mondialiste.

Que les maires placés aujourd’hui face à la réalité s’en rappellent : le FN est le seul parti à avoir toujours proposé les mesures de bon sens pour éviter la faillite et la disparition de la France : maîtrise de notre monnaie et de nos frontières, réappropriation des compétences régaliennes de l’État, et application d’un patriotisme économique et d’un protectionnisme raisonné pour sauver nos industries, nos emplois et les finances publiques.

La Suisse achève le Lyon-Turin

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

La Suisse va inaugurer le 1er juin le tunnel ferroviaire du Saint-Gothard. Ce tunnel ferroviaire de 57 km de long, à double tube, est le plus long tunnel ferroviaire du monde. Testé à plus de 300 km/h, il transportera les passagers à une vitesse de 250 km/h, et les marchandises à « seulement » 160 km/h. Zurich sera ramené à 2h40 de Milan, assurant un gain d’une heure.

Ce tunnel permet un transit le long de l’axe nord-sud de l’Europe qui transporte le plus de valeur ajoutée. Initié en 1998, à peu près en même temps que le Lyon-Turin, il va donc entrer en service 9 ans avant. Il aura le temps de drainer l’essentiel du trafic qu’on aurait envisagé passer par le Lyon-Turin.

Le Lyon-Turin, lui, est déjà plombé par les faits qui ridiculisent toutes les prédictions de trafic établies depuis 20 ans.

On voit le poids de la bureaucratie européenne, quand un État souverain peut achever un ouvrage vers l’Union Européenne plus rapidement que ce que l’Union peut faire dans son propre territoire.

On voit surtout la clairvoyance du Front National qui, depuis le lancement du projet, annonce son échec, dénonce des prévisions de trafic irréalistes, et affirme que le trafic nord-sud est largement plus important que la réalisation dans les Alpes d’un tronçon d’une ligne ferroviaire idéologique reliant Lisbonne à Kiev.

Crise des migrants : les budgets européens déjà à sec

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

La préparation du budget 2017 par le Parlement européen s’est ouverte sur un déconcertant aveu d’échec. Le Rapporteur général du budget, lui même, annonce que fin avril 2016 l’Union européenne a déjà consommé l’intégralité des fonds prévus pour la crise des réfugiés.

En plus de la rubrique « sécurité » du budget, avec 2.38 milliards d’euros consacrés presque exclusivement aux politiques migratoires, les 200 millions d’euros de l’instrument de flexibilité y ont été engloutis. Le nouveau fonds d’aide d’urgence, inauguré en mars, a fait long feu.

Une sortie de crise impliquerait une refonte des fonds de solidarité de l’Union européenne. Ces derniers, en particulier le Fonds Social Européen et ses dix milliards d’euros annuels, seraient mobilisés au profit des migrants.

Cet énième avatar du psychodrame budgétaire européen témoigne de l’impasse atteinte par Bruxelles face à la déferlante migratoire. Véritable tonneau des Danaïdes, cette gestion anarchique sera source de ressentiment, à mesure qu’elle s’opérera aux dépens des peuples européens.

Le Front National prend acte du fiasco de ces politiques immigrationnistes, et appelle au rétablissement des frontières nationales et au rapatriement systématique des migrants extra-européens.

Suppression de l’argent liquide : les Français otages des banques.

Communiqué de Dominique Martin, Député français FN/ENL au Parlement européen

En 2015, un décret interdisait les paiements en espèces au-delà de 1.000 euros dans l’indifférence générale. Depuis, le gouvernement planche ouvertement sur la suppression de ce mode de paiement, pourtant plébiscité par les Français[1].

Sous couvert d’éradication de la fraude, la généralisation du paiement dématérialisé permettra le fichage impitoyable des transactions financières.

Plus grave, à l’heure où l’idée de répercuter sur l’épargne des ménages les taux d’intérêts négatifs de la Banque Centrale Européenne gagne du terrain, cette mesure privera les déposants de leur ultime recours aux diktats des banques : menacés de dépréciation de leurs actifs, ils seront acculés à une course effrénée à la consommation.

Épargne à rendements négatifs, cyber-surveillance et fichage numérique : cette proposition liberticide illustre le virage totalitaire de l’ultralibéralisme sauvage.

Le Front National dénonce cette abdication face au lobby bancaire, au mépris des intérêts économiques et des libertés fondamentales des Français.

[1] Baromêtre IFOP-Brink’s 2016