Baccarat : encore un fleuron français vendu aux chinois !

Communiqué de Dominique Martin, Député français au Parlement européen FN/ENL

Si Baccarat est un fleuron français, c’est un fleuron menacé. Elle fait partie de l’identité nationale, de « l’excellence à la française » ! Crée en 1764, elle était déjà, à l’époque, la réponse à la concurrence déloyale : « Sire, la France manque de verrerie d’art, et c’est pour cela que les produits de Bohême y entrent en si grande quantité »[1]. Si elle avait déjà en grande partie été vendue aux américains[2], elle est  désormais la cible d’un rachat chinois : au secours !

Alors même que la société fait à nouveau des bénéfices, puisqu’elle dégage en 2016 un résultat net de 2,2 millions d’euros[3], le Fonds Starwood Capital a engagé sa session. Ce Fonds américain, conseillé à plusieurs reprises par la Banque Rotschild[4] – tiens donc ! – envisagerait une valorisation de 200 millions d’euros, une somme rondelette : voilà où mènent les politiques ultralibérales des gouvernements UMPS.

Groupe Vivarte, champagne Taittinger, chantiers de l’Atlantique, parfums Annick Goutal, hôtels de luxe de la Société du Louvre, la liste s’allonge. Pourtant, les solutions existent ! Quand les grands gourous de la finance internationale et de l’euro-fédéralisme prendront-ils conscience que protéger nos entreprises en établissant un patriotisme économique intelligent est un investissement sur le long terme ?

[1] Hubert Collin, Lotharingia, Société Thierry Alix, 1988, p. 382.

[2] Le fonds Starwood en détient 66.5 %.

[3] Les Echos, 19/05/2017, « Le fonds Starwood pourrait vendre Baccarat à un chinois-presse ».

[4] Le Figaro, 03/05/2012, « Baccarat séduit l’Amérique pour grandir en Chine ».